V^ INSTRUCTION
De rëiiiscopat.
Reliqui te Crctœ, ul conslituas per civilate^ presbyteros, sicut et ego disposui libi.
Je vous ai laissé à CrètP, afin que vous établissiez (les prêtres dans les villes, selon les instructions que je vous ai données.
^TiT., I, 5.)
Dans l'ordre sacerdotal, l'on distingue deux degrés : celui de la prêtrise, dont nous avons parlé, et celui de Tépiscopat, qui fera le sujet de cette instruction.
Qu'est-ce que les évoques? Ce sont ceux qui ont reçu la plénitude du sacerdoce et sont placés à la tête des diocèses pour gouverner les autres ministres de l'Eglise et en même temps le peuple fidèle, pour veiller et travailler avec zèle à leur salut. C'est ce qui les a fait appeler dans l'Ecriture les pasteurs de brebis. Saint Paul a tracé leurs devoirs et leurs fonctions dans ce discours qu'il adressa aux Ephésiens et que nous lisons dans les Actes des ApôlreS; comme aussi dans ses Epîtres à Timothée et à Tite. Saint Pierre, prince des apôtres, a donné également une règle toute divine pour l'exercice du mi-
nislcre épiscopal, et si les évêques sont fidèles à la suivre dans toute leur conduite, il est impossible qu'ils ne soient pas de bons pasteurs, et que partout ils ne soient pas estimés comme tels.
Les évêques sont aussi appelés pontifes, d'après un usage des païens, qui donnaient ce nom aux princes des prêtres.
Ces derniers ne sont-ils pas comme des ponts au moyen desquels les fidèles franchissent le fleuve qui sépare le temps de l'éternité? Ceux donc qui les établissent sont justement appelés pontifes.
Parmi les évêques, il en est qui sont à la tôle des autres, et on les nomme pour cette raison archevêques, c'est-à-dire maîtres ou chefs des évêques. Ils portent aussi le nom de métropolitains, parce que les villes dont ils sont évêques sont comme les mères de la province. Leur dignité est plus élevée et leur puissance plus étendue que celle des évêques, quoique d'ailleurs leur ordination ne soit pas différente.
Au-dessus des archevêques viennent les patriarches ou premiers pères. Autrefois l'on ne comptait dans l'Eglise que quatre patriarches avec le Souverain Pontife de Rome; mais leur dignité n'était pas égale. Celui de Conslantinople était le premier, quoiqu'il eût obtenu celte dignité plus tard que les autres, à cause de la majesté de l'empire dont Conslantinople était la capitale. Le second était celui d'Alexandrie, dont l'Eglise avait été fondée par saint Marc l'évangéliste et par les ordres de l'apôtre
saint Pierre. Antioche, où saint Pierre établit d'abord son siège, était le troisième patriarcat, et le quatrième était à Jérusalem, dont l'Eglise fut gouvernée d'abord par saint Jacques, frère du Seigneur.
Rien n'est plus grave, plus solennel et plus touchant que la consécration ou l'ordination d'un évoque.
Et d'abord il prête serment à peu près en ces termes : « Je promets obéissance au bienheureux Pierre, apôtre, à la sainte Eglise romaine, à notre seigneur Pape actuellement régnant et à ses successeurs légitimes... Je les aiderai contre les entreprises de qui que ce sait à conserver et à défendre la papauté de Rome et le patrimoine de saint Pierre. J'aurai soin de conserver, de défendre, d'étendre et de propager les droits, les honneurs et l'autorité de la sainte Eglise romaine, de notre Saint-Père le Pape et de ses successeurs... J'observerai de tout mon pouvoir et je ferai observer par les autres les règles des saints Pères, les décrets, les ordonnances ou dispositions, les réserves et les mandements apostoliques. Je poursuivrai et je combattrai de toutes mes forces les hérétiques, les schismatiques et tous les esprits rebelles à notre Saint-Père le Pape et à ses successeurs (1). Je me trouverai au concile provincial lorsque j'y serai ap-
(1) Ces paroles signifient qu'il travaillera à les convertir et non à leur faire la guerre. ^
pelé. Je ferai le voyage de Rome tous les trois ans, et je rendrai compte à notre Saint-Père le Pape de ma charge pastorale, de l'état de mon diocèse, de l'esprit du cbrgc et des fidèles, et de tout ce qui concerne le salut des âmes qui me seront confiées. Je recevrai avec humilité les mandements apostoliques, et je les exécuterai fidèlement. Si je ne puis faire ce voyage moi-même, j'enverrai ou un chanoine de mon chapitre, ou un autre prêtre en mon nom pour porter à Rome le compte-rendu de mon administration. »
L'évèque consécrateur lui fait suhir un long examen et lui demande s'il est résolu d'enseigner par sa doctrine et ses exemples le peuple qui lui sera confié, de recevoir avec vénération, d'enseigner et d'observer les traditions des Pères orthodoxes et les constitutions du Siège apostolique; de rendre soumission, obéissance et fidélité, selon l'autorité des canons, au bienheureux Pierre et à son vicaire notre Saint-Père le Pape; de se préserver de tout mal et de faire toute sorte de bien ; de garder, avec le secours de Dieu, la chasteté et la sobriété; de s'abstenir de tout négoce et de ne s'occuper que des choses divines; de pratiquer lui-môme et d'enseigner aux autres l'humilité et la patience; d'être afl"able et compatissant, pour l'amour du Seigneur, à l'égard des pauvres, des pèlerins et de tous les indigents. A chaque question l'évèque élu répond : « Je le veux. »
Il lui demande encore et en détail s'il croit tou-
les les vérités qu'enseigne l'Eglise catholique, apostolique et romaine, et à toutes les questions l'évêque élu répond : « J'y crois. »
Le consécrîiteur lui rappelle ensuite que les fonctions de l'évêque sont de juger, d'interpréter, de consacrer, d'ordonner, d'offrir, de baptiser et de confirmer. Il lui met sur la tête et les épaules le livre des Evangiles, afin de lui faire entendre que sa principale obligation, comme celle des apôtres dont il est le successeur, est d'annoncer la parole de Dieu. Il lui fait une onction avec le saint chrême au sommet de la tête, puis sur les deux mains. Il lui remet la crosse en lui disant : Recevez ce bâton pour marque de V office de pasteur. Joignez à la sévérité nécessaire pour corriger les vices une douceur qui vous fasse juger et punir sans émotion. Tâchez d' entretenir doucement dans la pratique des vertus les esprits que vous avez à gouverner; m^aiSi avec cette conduite paisible, ne vous départez jamais de ce que l'exacte discipline peut demander de vous.
Il lui donne aussi l'anneau en lui disant : Recevez cet anneau comme une marque de la fidélité inviolable avec laquelle vous devez garder l'épouse de Dieu, qui est la sainte Eglise.
Cette imposante cérémonie vous fait comprendre qu'une responsabilité effrayante pèse sur l'évêque, et malheur à lui s'il n'est pas à la hauteur de sa mission, s'il ne prend pas au sérieux le serment qu'il a fait à la face des autels d'observer les dé-
crels des saints Pères et les constitutions apostoliques 1 malheur à lui si, mettant de côté les lois ecclésiastiques qui le concernent, il n'a plus que l'arbitraire pour règle de conduite! Saint Paul lui dit : « Prenez garde à vous et à tout le troupeau sur lequel le Saint-Esprit vous a établi évêque pour gouverner l'Eglise de Dieu. » (Act., xx, 28.)
Jésus-Christ ordonne et envoie lui-même ses apôtres; et les apôtres ordonnent les diacres et les évoques, selon l'ordre qu'ils en avaient reçu. Or, ce pouvoir qu'ils ont reçu de Jésus-Christ d'ordonner les ministres de l'Eglise, ils ne l'ont communiqué qu'aux seuls évêques. Saint Paul dit à son disciple Timothée, qu'il avait établi évêque d'Ephèse : « N'imposez pas les mains avec précipitalion, de peur de vous rendre complice des péchés des autres. » Il dit à Tite, qu'il a institué évêque dans l'île de Crète : « Je vous ai laissé à Crète, afin que vous corrigiez ce qu'il y a de défectueux et que vous établissiez des prêtres dans les villes, comme je vous l'ai ordonné. »
Mais comme notre Saint-Père le Pape est le chef visible de toute l'Eglise, tout évêque qui n'est pas institué ou reconnu par lui n'est point pasteur légitime; et quiconque n'a pas reçu le sacrement de l'Ordre d'un évêque, n'est pas prêtre, et n'a reçu aucun pouvoir, soit pour annoncer l'Evangile, soit pour administrer les sacrements. Quand donc Luther et Calvin ont voulu former une Eglise en dehors de l'Eglise romaine, les catholiques leur di-
saient : Quel pouvoir avez -vous donc? Comment pouvez-vous établir des ministres, vous qui n'avez pas reçu l'épiscopat? Et comment ces ministres, qui ne sont rien, peuvent-ils enseigner les fidèles et administrer les sacrements ?
. Ces prétendus réformateurs ont répondu : Mais l'Ordre n'est pas un sacrement; tous les chrétiens sont prêtres en vertu de leur Baptême, et ceux qui, dans l'Ecriture, sont appelés prêtres, n'étaient que des anciens ou des vieillards que le peuple choisissait lui-même et déléguait pour gouverner l'Eglise. Alors les évoques n'étaient pas supérieurs aux simples prêtres; par conséquent, tous ceux qui reçoivent leur institution, soit du peuple, soit du pouvoir civil, sont ministres légitimes dans l'Eglise, et ils cessent de l'être lorsqu'ils quittent leurs fonctions.
Ces réponses ne tendaient à rien moins qu'à détruire toute la hiérarchie. C'est pourquoi l'Eglise les a frappés d'analhème. Ecoutez : « Parce que le sacrement de l'Ordre imprime, comme le Baptême, un caractère qui ne peut être ni effacé ni ôté, c'est avec raison que le saint concile condamne le sentiment de ceux qui soutiennent que les prêtres du INouveau Testament n'ont qu'une puissance bornée à un certain temps, et que, quoiqu'ils aient été légitimement ordonnés, ils peuvent redevenir laïques, s'ils cessent d'exercer le ministère de la parole de Dieu. Si on prétend encore que tous les chrétiens sans distinction sont prêtres du Nouveau
Teslamenl, ou qu'ils ont tous entre eux une égale puissance spirituelle, il est clair que l'on confond la hiérarchie ecclésiastique, qui est comparée à une armée rangée en hataille ; comme si, contre la doctrine de saint Paul, tous étaient apôtres, tous prophètes , tous évangélistes , tous pasteurs , tous docteurs. C'est pourquoi le saint concile déclare qu'outre les autres degrés ecclésiastiques, les évoques qui ont succédé aux apôtres appartiennent principalement à cet ordre hiérarchique; qu'ils ont été établis, comme dit l'Apôtre, par le Saint-Esprit pour gouverner l'Eglise de Dieu; qu'ils sont supérieurs aux prêtres, qu'ils confèrent le sacrement de Confirmation, ordonnent les ministres de l'Eglise, et qu'ils peuvent faire plusieurs autres fonctions que ceux qui sont d'un ordre inférieur n'ont aucun pouvoir d'exercer. Le saint concile déclare de plus que, pour la promotion des évoques, des prêtres et des autres ordres, le consentement et l'intervention ou l'autorité, soit du peuple, soit du magistrat ou de quelque autre puissance séculière que ce soit, ne sont pas tellement nécessaires que sans cela l'ordination soit nulle. Mais, au contraire, il prononce que ceux qui, n'étant choisis et établis que par le peuple seulement, ou par quelque autre magistrat ou puissance séculière, s'ingèrent d'exercer ces ministères , et ceux qui entreprennent d'eux-mêmes témérairement de le faire, ne doivent point être tenus pour de vrais ministres de l'Eglise, mais doivent tous être regardés comme des voleurs
et des larrons qui ne sont point entrés par la porte. » (Conc. Trid., sess. xxiii, c. 4.)
C'est ainsi, mes frères, que furent considérés par les chrétiens fidèles, durant la révolution de 93, les évèqucs et les prêtres appelés constitutionnels ou intrus, parce qu'ils avaient prêté serment à une constitution que Rome déclara schismatique, ou parce qu'ils ne tenaient leur mission que du pouvoir civil, sans avoir reçu aucune juridiction de l'Eglise. C'est pourquoi, « si quelqu'un dit que les évèques ne sont pas supérieurs aux prêtres, ou n'ont pas la puissance de conférer la Confirmation et les ordres, ou que celle qu'ils ont leur est commune avec les prêtres, ou que les ordres qu'ils confèrent sans le consentement ou l'intervention du peuple ou de la puissance séculière sont nuls, ou que ceux qui ne sont ni ordonnés ni envoyés légitimement par la puissance ecclésiastique et canonique, mais qui viennent d'ailleurs, sont néanmoins des ministres légitimes de la parole et des sacrements, qu'il soit anathème. » (Ibid., can. 7.)
Vous voyez par là, mes frères, que dans l'Eglise de Dieu le pouvoir vient immédiatement de Jésus- Christ aux apôtres, des apôtres aux évoques, et des évêques aux simples prêtres ; tandis que dans la société civile le pouvoir vient de Dieu par le peuple. Et cependant il y a bien une certaine analogie entre l'une et l'autre société. Lorsqu'un roi a été choisi par une nation d'une manière légitime, son pouvoir lui vient de Dieu ; il établit les magistrats
et leur confère l'autorité, et les magistrats instituent les fonctionnaires subalternes. Ainsi, dans l'Eglise, le Pape est choisi par les cardinaux; mais une fois choisi, il reçoit immédiatement son pouvoir de Jésus-Christ, de sorte que personne au monde ne psut le limiter ni le modifier; les évoques sont ordonnés par le Pape ou par d'autres évoques avec l'agrément du Pape dont ils reçoivent leur mission et leur juridiction; enfin les simples prêtres et les ministres inférieurs sont ordonnés par les évêques, qui leur confèrent la juridiction dont ils ont besoin et sans laquelle ils ne peuvent rien.
Tel est l'ordre que Jésus-Christ a établi dans son Eglise, et il vous est facile d'en comprendre la raison. Si les évèques et les prêtres recevaient leur pouvoir et leur mission des fidèles, les évêques ne dépendraient plus du Pape, ni les simples prêtres des évêques; l'unité de l'Eglise serait anéantie; chaque diocèse et même chaque paroisse formerait une église à part. Que dis-je? vous verriez bientôt les diocèses et les paroisses se fractionner sans lin; car, du moment que les fidèles ne seraient point unanimes sur le choix des évêques ou des prêtres, chaque parti voudrait avoir son ministre de prédilection.
De plus, ces ministres ne seraient-ils pas à la merci de ceux qui les auraient élus? Et où serait leur autorité? Auraient-ils la fermeté et le courage nécessaires pour réprimer les scandales et les désor-
dres? IN'auraicnl-ils pas lieu de craindre que ceux qui les auraient choisis ne finissent par les déposer ou les révoquer ?
Mais, d'après le plan divin, il ne peut y avoir qu'un seul chef dans l'Eglise, le Pape, qui est évêque de Rome. Or, le Pape institue les évoques, et les évoques ordonnent les prêtres et leur donnent leurs pouvoirs. Tout se lie et s'enchaîne, parce que tout sort de l'unité et tout y rentre. Comme dans un arbre, la racine communique la sève au tronc, le tronc aux grosses branches qui lui sont immédiatement unies, et celles-ci la transmettent aux branches plus éloignées.
En outre, le dernier des prêtres a toute l'autorité nécessaire pour enseigner, reprendre et corriger les fidèles, car il est tout à fait indépendant de ses paroissiens pour rexercice de son ministère; et il en est de môme de l'évêque pour le gouvernement de son diocèse.
Mais comment pourrez-vous imiter les évêques et participer à leurs sublimes fonctions? Rien ne vous est plus facile. N'êtes-vous pas évoques dans vos maisons, vous tous pères de famille qui m'écoutez? Le mot évêque signifie surveillant ou inspecteur. Or, votre premier et plus important devoir est d'exercer une surveillance active et continuelle sur tous les membres qui composent votre famille. Malheur à vous si vous ressemblez à ces parents insoucieux et négligents qui n'apprennent que par la rumeur publique ce qui se passe dans leurs pro-
près maisons 1 Votre fils se livre à des divertissements dangereux et même criminels; il passe de longues soirées dans les cafés ou les cabarets, il court les rues, il fréquente des maisons mal famées, il ne rentre à la maison qu'au milieu de la nuit et quelquefois le malin, et vous ignorez toutes ces choses. Votre fille passe tout son temps à s'occuper de toilette, de parures, et jamais elle ne travaille sérieusement. Elle fréquente des com.pagnies fort suspectes, tout le monde en parle, tout le monde le sait, excepté vous. Et vous vous étonnez ensuite lorsqu'un scandale éclate dans la paroisse, lorsque votre fille est déshonorée ou que votre fils est libertin! Mais comprenez-vous quelle est la charge de l'évoque? Il est responsable devant Dieu de tout le mal qui se produit dans son diocèse, toutes les fois qu'il a pu et dû l'empêcher. Et vous aussi, parents chrétiens, vous répondrez au jugement de Dieu des désordres que vous n'empêchez pas, par défaut de surveillance ou de fermeté.
Une des fonctions les plus importantes de l'éveque est de conférer le sacrement de Confirmation pour fortifier les chrétiens dans la pratique de la vertu. De même il ne vous suiTit pas non plus d'inspirer à vos enfants quelques sentiments pieux : vous devez surtout les affermir dans le bien. Faites donc en sorte qu'à mesure qu'ils avancent en âge ils grandissent dans l'amour de Dieu et du prochain et ne se laissent jamais vaincre par le respect humain. Soyez pour eux une règle vivante;
vivez de manière que pour être parfaits chrétiens ils n'aient qu'à suivre vos exemples. Soyez des modèles de vertus, surtout lorsqu'il s'agit de l'accomplissement des devoirs religieux.
Vous n'ignorez pas que la conduite des fidèles dépend presque toujours de celle des pasteurs, et que pour ce motif un des principaux devoirs de l'évequc est de n'imposer les mains qu'à des hommes savants et vertueux. Vous ne savez que trop que le plus grand fléau pour une paroisse est d'avoir un pasteur scandaleux ou môme négligent pour l'exercice de son ministère; il entraîne ses paroissiens avec lui au fond des abîmes éternels. Mais lorsqu'il est zélé, pieux et instruit, il se sauve lui-même et il sauve tout son troupeau, ou s'il en est qui se perdent, il n'en est plus responsable.
Il en est de même dans la famille, vous ne l'ignorez pas : tout dépend du chef. S'il néglige ses devoirs de chrétien, s'il blasphème, s'il profane les saints jours de dimanche, s'il s'abandonne à la paresse ou à l'ivrognerie, ses enfants marcheront sûrement sur ses traces ; mais, au contraire, s'il est un modèle de vertu, ses enfants seront naturellement portés au bien par ses exemples. Faites donc en sorle que votre maison soit comme un séminaire où vous formerez, dans la personne de vos enfants, des chefs de famille qui ne rougissent jamais de leur nom de chrétiens, et des mères de famille qui sachent à leur tour élever leurs enfants plutôt pour le ciel que pour la terre. Amen.