X^ INSTRUCTION
Bîéeessité de la science fioiir reeeToir les Ordres.
Labia sacerdotis cuslodient scientiam, et legem requirent ex ore ejus.
Les lèvres du prêtre seront los dépositaires de la science, et c'est de sa Louciic que le peuple en demandera l'explication.
(Mal., II, 7.)
L'Eglise veut que ses ministres soient recommandables non seulement par leur vertu et leur sainteté, mais aussi par leur science. C'est pour atteindre ce double but que, dans les premiers siècles de l'Eglise, les évoques réunissaient autour d'eux les jeunes gens en qui ils remarquaient d'heureuses dispositions pour le ministère sacré, les instruisaient et les formaient en même temps à la piété et à la vertu. Plus tard, l'Eglise choisit parmi les moines les plus sages et les plus instruits pour leur conférer la dignité sacerdotale; et ces hommes, remplis des sciences divines et humaines qu'ils avaient acquises dans le silence du cloître, et habitués à vivre de privations, d'abnégation et de dévouement, se montraient partout courageux
et intrépides quand il s'agissait d'accomplir un devoir. Rien au monde n'était capable de les ébranler, ni la confiscation des biens, ni l'exil, ni la
mort.
Depuis trois siècles à peu près l'Eglise a ordonné à tous les évoques d'établir des séminaires dans leurs diocèses respectifs. Son ordonnance mérite d'être connue. « Comme les jeunes gens, dit-elle, s'ils ne sont bien élevés, sont enclins à suivre les voluptés du monde, et comme, sans une protection de Dieu très-puissante et toute particulière, ils ne peuvent constamment s'entretenir et persévérer dans la discipline ecclésiastique si, dès leurs tendres années, ils n'ont été formés à la piété et à la religion avant que les babitudes des vices les possèdent entièrement, le saint concile ordonne que toutes les églises catbédralcs, métropolitaines et autres supérieures à celles-ci, cbacune selon la mesure de ses facultés et l'étendue de son diocèse, seront tenues et obligées de nourrir, d'élever dans la piété et d'instruire dans la discipline ecclésiastique un certain nombre d'enfants de leur ville et diocèse ou de leur province, si dans le lieu il ne s'en trouve pas suffisamment, en un collège que l'évèque cboisira près des églises mêmes, ou en un autre lieu convenable.
« On ne recevra dans ce collège aucun enfant qui n'ait au moins douze ans, qui ne soit né de légitime mariage, qui ne sacbe passablement lire et écrire, et dont le bon naturel et les bonnes inclina-
tions ne donnent lieu d'espérer qu'il s'emploieiii toujours au service de l'Eglise. Le saint concile veut qu'on choisisse principalement les enfants des pauvres, et il n'exclut pas cependant ceux des riches, pourvu qu'ils s'y entretiennent à leurs dépens et qu'ils témoignent du désir et de l'affection pour le service de Dieu et de l'Eglise.
« L'évoque, après avoir divisé ces enfants en autant de classes qu'il le trouvera bon, suivant leur nombre, leur âge et leurs progrès dans la discipline ecclésiastique, en appHquera une partie au service des églises lorsqu'il le jugera à propos, et retiendra les autres pour être instruits dans le collège, en remettant toujours d'autres en la place de ceux qu'il aura tirés, de manière que ce collège soit une perpétuelle pépinière pour le service de Dieu.
« Et afin qu'ils soient plus aisément élevés dans la discipline ecclésiastique, ils porteront toujours, dès leur entrée, la tonsure et l'habit clérical. Ils y apprendront la grammaire, le chant, le calcul ecclésiastique et tout ce qui regarde les belles-lettres. Ils s'appliqueront à l'étude de l'Ecriture sainte, des livres ecclésiastiques, des homélies des saints, des formes et des manières d'administrer les sacrements, principalement celles qui seront propres à les rendre capables d'entendre les confessions, enfin de toutes autres coutumes et cérémonies de l'Eglise. L'évêque aura soin qu'ils assistent tous les jours au sacrifice de la Messe, qu'ils se confessent au moins tous les mois, et qu'ils reçoivent, de l'avis
de leur confesseur, le corps de notre Seigneur Jésus- Christ, servant les jours de fête dans l'église cathédrale ou dans les autres églises du lieu. » (Conc. Trid., sess. xxiii, c. 18, De Reform.)
L'Eglise donne ensuite toute autorité aux évêques, soit pour maintenir la discipline dans ces écoles ecclésiastiques, soit pour leur créer des ressources en prélevant une certaine somme sur les biens de l'Eglise et sur les revenus des fabriques.
Ne croyez pas, mes frères, que le jeune prêtre a terminé ses études au moment où il quitte le séminaire et commence à exercer le ministère sacerdotal. Il a passé, il est vrai, douze ou quinze ans à l'étude des sciences qui lui sont nécessaires; mais c'est à peine s'il est en état d'étudier seul, et, malgré son ardeur pour l'étude, il n'en saura jamais assez.
Dans l'ancienne loi, Dieu avait dit aux Israélites : « Si vous avez à porter un jugement et que vous ne sachiez quel parti prendre, levez-vous et montez au lieu que le Seigneur votre Dieu aura choisi, et adressez-vous aux prêtres de la race lévitiquc ; interrogez-les, et ils vous feront connaître le jugement que vous devez prononcer. » N'est-ce pas là aujourd'hui encore une des principales fonctions du sacerdoce? Lorsqu'un chrétien éprouve quelques difficultés de conscience ou des doutes sur l'obligation ou la gravité de la loi, n'est-ce pas à son pasteur qu'il doit s'adresser pour en avoir la solution ou l'éclaircissement? Il faut donc qu'il ait
une connaissance neilc, précise et approfondie de loule la morale chrétienne, et qu'il puisse en faire l'application à toutes les situations de la vie.
D'un autre côté, rien n'est plus commun que de rencontrer dans le monde ces demi-savants dont le cœur est corrompu, et qui s'en vont répétant partout contre la religion certaines objections qu'ils ont recueillies dans de mauvais livres ou de mauvais journaux. Or, qui répondra à ces objections, sinon le curé? Il faut qu'il soit instruit, dit saint Paul, afin qu'il soit puissant pour enseigner la vraie doctrine et pour réfuter ceux qui la contredisent.
Savez-vous ce que serait un prêtre ignorant? Un aveugle qui conduirait d'autres aveugles et qui les entraînerait avec lui dans le précipice.
Ecoutez ce que nous dit saint Jérôme : « Si vous êtes prêtre, il faut que vous connaissiez la loi; car, si vous l'ignorez, vous prouvez par là même que vous n'êtes pas prêtre, puisque le propre du prêtre est de posséder la science de la loi, afin de pouvoir répondre à tous ceux qui lui en demanderont l'explication. » C'est pourquoi le grand-prêtre perlait le rational sur la poitrine, sur lequel on lisait ces mots : Doctrine et Vérité, pour nous apprendre que tout prêtre doit être instruit et pouvoir interpréter la volonté du Seigneur. « Si l'ignorance est à peine excusable dans le simple fidèle, nous dit saint Léon^ à plus forte raison est-elle répréhensible dans ceux qui doivent l'instruire et le diriger. »
D'où vient donc, mes frères, que vous accusez si facilement les prêtres d'être des paresseux ou des fainéants? Etes-vous toujours à côté d'eux pour savoir ce qu'ils font? Parce que vous ne les voyez pas labourer les champs ou cultiver la vigne, manier la pioche ou la faulx, vous concluez qu'ils ne font rien. N'est-ce rien faire que se livrera l'étude des sciences ecclésiastiques pendant toute sa vie? Et les travaux de l'esprit ne sont-ils pas plus fatigants que les travaux du corps? Les juges sont donc aussi des fainéants? Les avocats, les notaires et tous les professeurs sont donc des paresseux?
Ecoutez ce que dit saint Paul à son disciple Timothée : « Quant à vous, demeurez ferme dans les choses que vous avez apprises, en considérant que vous avez été nourri dès votre enfance dans les saintes Lettres qui peuvent vous instruire pour le salut par la foi qui est en Jésus-Christ. Toute Ecriture qui est inspirée de Dieu est utile pour instruire, pour reprendre, pour corriger et pour conduire à la justice, afin que l'homme de Dieu soit parfait et disposé h toutes sortes de bonnes œuvres... Je vous conjure donc devant Dieu d'annoncer la parole. Pressez les hommes à temps et à contre-temps, reprenez, suppliez, menacez, sans vous lasser jamais de les tolérer et de les instruire. Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront plus la saine doctrine; au contraire, ayant une extrême démangeaison d'entendre ce qui les flatte, ils auront recours à une foule de docteurs
propres à satisfaire leurs désirs, et, fermant l'oreille à la vérité, ils l'ouvriront à des fables... Mais pour vous , veillez , continuez , souffrez constamment toutes sortes de travaux; faites la charge d'un évangéliste, remplissez tous les devoirs de votre ministère... Veillez sur vous-même et sur l'instruction ; demeurez ferme dans ces exercices, car, agissant de la sorte, vous vous sauverez vous-même et vous sauverez ceux qui vous écoutent. »
Timothée avait donc consacré les années de sa jeunesse à étudier les saintes Ecritures, et cependant saint Paul veut qu'il s'en occupe sans cesse, afin qu'il puisse prêcher continuellement, qu'il annonce l'Evangile, qu'il combatte avec succès les doctrines des faux docteurs qui flattent les passions. Mais n'en est-il pas de même aujourd'hui? Le prêtre n'est-il pas obligé d'expliquer les mystères de la foi et la loi publiée sur le Sinai et promulguée de nouveau par Jésus-Christ? Mais, avant d'instruire les autres, ne doit-il pas s'instruire luimême? Il faut donc qu'il se livre à l'étude pendant toute sa vie ; jeune, il étudie pour apprendre ce qu'il ne connaît pas, et avancé en âge, il étudie pour ne pas oublier ce qu'il a précédemment appris.
Vous ignorez sans doute, mes frères, qne la religion est la plus belle, la plus sublime et la plus vaste de toutes les sciences, et que ceux qui la connaissent le mieux sont ceux qui éprouvent le plus grand besoin de l'étudier encore. Ecoutez saint Augustin : <c La religion est une science si élevée.
dit-il, que je pourrais y faire cliaque jour de nouveaux progrès, si je m'y appliquais depuis ma plus tendre jeunesse jusqu'à la décrépitude de la vie, Jors même que je serais doué du plus grand génie et que je consacrerais tout mon temps à celte seule étude. C'est une science si étendue, que les hommes les plus intelligents et les plus studieux peuvent dire toujours : Lorsque je crois avoir fini, je ne fais que commencer. »
Ce grand docteur veut que tout chrétien soit instruit. « Quiconque, dit-il, sait qu'il est né du Saint- Esprit, doit se conduire comme un enfant nouvellement né; il doit se jeter avidement sur le sein de sa mère pour y puiser sa nourriture et grandir. Or, sa mère, c'est l'Eglise, et les deux mamelles de cette mère sont l'Ancien et le Nouveau Testament; c'est là qu'il doit sucer le lait de la saine doctrine qui s'y trouve renfermée pour notre salut éternel, afin que, nourri et fortifié de cette sorte, il puisse manger le pain qui est descendu des cieux, le Verbe divin qui était dans le principe. »
Mais si le simple fidèle doit s'élever à cette hauteur dans l'étude des saintes Lettres, n'est-ce pas le prêtre qui doit lui servir de maître et de conducteur? Il faut donc qu'il les ait approfondies luimême. Semblables à ces habitants des montagnes qui servent de guides aux voyageurs qui désirent les visiter, ils en connaissent en quelque sorte tous les rochers, tous les sentiers et tous les précipices. Ainsi faut-il que le prêtre connaisse tous les sen^
tiers de cette terre bénie, les fruits merveilleux qu'elle produit, les sources d'eaux vivifiantes qui en jaillissent, les pierres et les plantes où se cachent des serpents dont la piqûre donne la mort.
N'admircz-vous donc pas, mes frères, cette belle et magnifique institution du sacerdoce catholique? Voilà que dans toutes les communes où le christianisme a pénétre se trouve fondée une école de haute philosophie, une école de morale et de vertu. Vous qui aimez votre patrie, n'etes-vous pas fiers de voir dans les plus grandes villes de France des chaires de philosophie, d'histoire, de littérature, de physique, de mathématiques, de droit et de médecine? Mais l'institution du sacerdoce catholique est quelque chose de plus merveilleux. Considérez ce que vous avez de plus parfait, et vous ne trouverez rien qui puisse soutenir la comparaison.
Quoi de plus admirable? Dans chaque paroisse se trouve un prêtre qui dit aux hommes : Mes frères, je suis chargé d'enseigner la vérité et de donner la solution à toutes les questions qui intéressent l'humanité. Si vous demandez aux philosophes d'où vient l'homme, quelle est sa nature et sa destinée, ils ne savent que vous répondre, et je le fais sans crainte de me tromper. Je vous parle non pas en mon nom ni au nom de l'humanité ; quand je serais doué du plus grand génie, ma raison ne serait encore qu'une raison humaine, une raison finie et bornée ; mais je vous parle au nom de Dieu et comme son envoyé, je vous parle comme am~
bassadeur et ministre de Jésus-Christ, je ne fais que vous répéter les paroles qu'il m'a chargé de vous dire. Si je ne vous les répète pas fidèlement, l'Eglise catholique est là pour me reprendre et m'obliger à ne vous dire que la vérité.
De moi-même je ne suis rien, moins qu'un philosophe, moins que le dernier profeçseur des facultés, et cependant je vous parle avec plus d'autorité qu'aucun philosophe et qu'aucun savant du monde. Je vous proche de profonds mystères qui révoltent l'orgueil de la raison, et vous les croyez, parce que c'est Dieu qui les a révélés, et vous les aimez, parce que ce sont vos titres de noblesse. Que vous êtes grands aux yeux de la foi ! Dieu le Père vous a créés. Dieu le Fils vous a rachetés, Dieu le Saint- Esprit vous sanctifie. Vous venez de Dieu et vous retournez à Dieu. Par le Baptême, vous êtes enfants adoptifs de Dieu, vous vivez de sa vie, vous parlicipc/î à sa nature ; vous êtes les frères et les sœurs d'un Dieu, destinés à jouir du bonheur même de Dieu pendant toute l'éternité. Quelle doctrine sublime et consolante 1 Que la philosophie est basse et rampante à côté de ces vérités chrétiennes!
La morale que je vous prêche est parfaite et embrasse l'homme tout entier; si nous la pratiquions fidèlement, la terre deviendrait un paradis. Ya-t-il une erreur qu'elle ne proscrive, un vice qu'elle ne condamne, une vertu qu'elle ne commande, un sacrifice qu'elle n'ordonne ou ne conseille, une seule bonne œuvre qu'elle n'encourage? Voilà ce qui fait
l'objet continuel des études du prêtre ; il est plus vaste que le monde, car la vérité est infinie comme Dieu dont elle émane.
Ce n'est pas tout, il faut que le prêtre mette ces vérités si hautes et si sublimes à la portée des plus simples intelligences et même des petits enfants ; il faut qu'il s'abaisse jusqu'à eux, afin d'élever leur faible raison jusqu'à la raison de Dieu. Savez-vous qu'une simple explication de catéchisme demande quelquefois plus de préparation qu'un magnifique discours fait pour des savants?
Mais, à mesure que les enfants grandissent, il faut leur donner une nourriture plus solide, plus appropriée à leurs besoins. Aiment-ils la gloire, les richesses ou les plaisirs? Il doit leur faire voir que la seule gloire solide et durable est la gloire éternelle qui nous attend; que Dieu les appelle à posséder un jour ses biens infinis et à jouir de son bonheur. Il faut qu'il leur inspire de l'horreur pour tous les vices et de l'amour pour toutes les vertus, qu'il leur fasse connaître les moyens efficaces pour se garantir ou se corriger des uns et faire l'acquisition des autres.
Ce n'est pas seulement du haut de la chaire que le prêtre doit vous instruire, c'est au confessionnal, auprès du lit des malades, au sein des familles, en un mot toujours et partout. Si la confession produit des biens infinis pour ce monde et pour l'autre, n'est-ce pas à la condition que le confesseur possédera les connaissances d'un docteur, d'un
juge et d'un médecin? car il remplit toutes ces fonctions au tribunal sacré de la pénitence. Et, malgré toute son application à l'étude, que de fois n'est-il pas obligé de consulter ceux qui sont plus éclairés que lui?
Placé à la tète d'une paroisse, le prêtre ne dit rien et ne fait rien sans y avoir mûrement réfléchi. D'où vient donc qu'il rencontre si souvent des contradicteurs? A vous entendre, il ne comprend rien à la direction d'une paroisse. Il est trop complaisant et trop faible, selon les uns; trop dur et trop sévère, selon les autres. Vous ne cessez de critiquer ses paroles, ses actions et toute sa conduite.
Que vous êtes savants 1 Quelle intelligence vous avez des personnes et des choses I Vous n'avez point fait d'études, vous ignorez, la plupart du temps, les principes élémentaires de la religion, et vous savez mieux que le prêtre lui-même ce qu'il doit dire et ce qu'il doit faire ! Vous ne pouvez pas diriger votre famille, et vous prétendez savoir mieux conduire la paroisse que le curé lui-même! Il est regrettable pour le bien de l'Eglise que vous ne soyez pas à la tête d'un séminaire pour former les jeunes lévites à l'exercice du ministère pastoral.
Je ne prétends pas cependant que toutes les paroles et toutes les actions d'un prêtre soient également louables. Il n'est pas infaillible, il peut donc se tromper. Néanmoins ne le blâmez pas légèrement: vous ignorez presque toujours les motifs de
sa conduite. Les pharisiens ne manquaient ni d'intelligence ni (le lumières, et cependant ils ne comprenaient ni les enseignements ni la conduite de notre aimable Sauveur, car ils critiquaient tout en lui. Or, croyez-vous qu'ils avaient raison et que Jésus-Christ avait tort? Qui donc pourrait trouver à blâmer dans les paroles ou la conduite du Fils de Dieu? Il défie tous les Juifs en leur disant : « Qui de vous me convaincra d'aucun péché? » Prenez donc garde d'être de nouveaux pharisiens.
Si le prêtre catholique exerce une grande influence sur la société, s'il devient l'âme de toutes les bonnes œuvres, il le doit surtout à la puissance de sa parole. Elle n'est pas, comme celle des hérétiques et des philosophes, froide et glacée ; elle est pleine de vie, parce qu'elle sort du cœur de Jésus et qu'elle passe par le cœur du prêtre. Elle ressemble au soleil qui brille au firmament, elle éclaire, elle échauffe, elle vivifie les âmes, elle les purifie et les embellit, elle les rend dignes de Dieu. Qu'elle fasse ainsi des vôtres. Amen,