‹ Instruments agricoles, labours, semailles, fenaison, moisson;Chapitre 18 sur 42 · SEMOIR A LA VOLÉE · texte numérisé non relu

SEMOIR A LA VOLÉE

En attendant que les progrès de l'agriculture rendent possible l'emploi général des semoirs à cheval , on a introduit comme transition divers semoirs moins chers et moins compliqués, qui, sont assez légers paur qu'un ouvrier, sans

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excès de fatigue, puisse les faire fonctionner facilement. Le plus simple de tous est le semoir à la volée, qui consiste en une boîte longue de 3 à 5 mètres, divisée en comparliments renfermant le grain de semence.

Celte boite est portée sur un brancard de brouette, auquel est adapté le mécanisme très-simple qui fait fonctionner l'instrument. A mesure que Touvrier avance en poussant le semoir devant lui, chaque tour de roue fait agir un cylindre garni de petites brosses qui traverse tous les compartiments de la boîte. Ces brosses forcent le grain à sortir par une ouverture ménagée dans chaque compartiment; le grain est répandu en lignes, à des distances égales de 45 à 20 centimètres ; on le recouvre ensuite pas un hersage. Ce semoir ne fonctionne bien que le soir ou le matin , par un temps très-calme; autrement, le grain, tombant d'une hauteur de 60 centimètres, est dispersé par lèvent, et les semailles manquent de régularité. Le défaut principal du semoir à la volée, c'est le peu de capacité des compartiments de la boîte, ce qui oblige l'ouvrier à s'arrêter souvent pour les faire remplir : aussi est-il peu usité pour les semailles de céréales; mais il est très-avantageux pour semer régulièrement à la volée les graines très-fines, spécialement celles de trèfle et de luzerne; c'est là sa principale destination.

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