‹ Insuffisance Cognitive: Des Muscles AbdominauxChapitre 11 sur 58 · OBSERVATION IV · texte numérisé non relu

OBSERVATION IV

William Oscer, 1901, John Hopkins Hosp. Bull., 1901, p. 331.

Claudius K..., âgé de 6 ans, est admis, le 13 juillet 14897, au John Hopkins Hospital, parce qu'il se plaint de troubles gastriques et de difficultés pour uriner. Il présente une déformation thoracique qui, d'après sa mère, est congénitale. -

Les antécédents familiaux sont bons : Parents bien portants, frère bien portant aussi et vigoureux.

L'enfant se porta bien jusqu'à son deuxième été. À ce moment, il aurait présenté quelques troubles gastriques; ces troubles revinrent chaque année; il semble, d'après le récit maternel, qu'il faille en faire deux parts : d'un côté, de véritables crises gastriques, avec nausées et vomissements; de l’autre, et ce sont, semble-t-il, les plus importants, des troubles urinaires. Ces crises durent de quatre- à cinq semaines et vont en augmentant de fréquence. Dans leur intervalle, l'enfant est bien et pourvu d'un gros appétit.

La crise acluelle a commencé il y a une semaine; l'enfant se plaint de douleurs de ventre et de sensalions de brülure au moment des mictions; il est devenu très faible. Pas de vomissements, une légère céphalée.

L'enfant parait anémique et mal nourri, Il dit souffrir beaucoup dans les régions hypogastrique etsous-ombilicale. Le docteur Futcher, qui l'examine, remarque surtout le ballonnement considérable des régions hypogastrique et sous-ombilicale; elles sont remplies par une masse ovoïde qui correspond à la vessie dilatée. L'urine retirée par cathélérisme ne contient pas d'albumine, mais une cerlaine quan-

Pl ae

tité de pus. La température se maintient entre 99 et 102 degrés (F.). Les mictions sont fréquentes; la quantité d'urine émise est, en moyenne, de 60 à 70 ce. Dans les vingt-quatre heures, le 13 juillet, l'enfant urine, en vingt fois, une quantilé totale de 1.090 cc.; le 44 juillet, en dix-huit fois, 835 ce.; le 15 juillet, en quinze fois, 1.060 cc.

Ce cas sembla si extraordinaire que, à mon retour, le 8 septembre, le docteur Futcher me l'adressa. Voici la note que je dictai ce jour-là :

Quand l'enfant est debout, son atlitude est remarquable. Le ventre n'est pas lout à fait symétrique, le côté droit est plus gros que le gauche. L'ombilic semble distendu. Il est linéaire et forme un sillon long de 2 cent. 1/2 environ. Au-dessous, la peau présente une série de plis, en patte d'oie. Au-dessus, on distingue nettement, à droite et à gauche, les insertions sternales et costales des muscles grands droits. La peau du ventre est mince, les veines un peu saillantes. Quand l'enfant se penche en arrière, on remarque de petites contractions des muscles abdominaux.

Quand l'enfant est couché, la partie antérieure du ventre s'aplalit, les flancs, au contraire, se gonflent. On voit les mouvements péristaltiqûes des anses intestinales. La paroi abdominale n'offre aucune résistance, les doigts la dépriment en tous points jusqu’à la colonne vertébrale. On peut introduire trois doigts de 6 centimètres environ entre le rebord costal et le foie; on peut suivre le bord antérieur du . foie sur toute sa longueur et on peut également passer la main très profondément sous sa face inférieure. On sent la vessie qui forme une masse ovoïde, ferme, remontant presque jusqu'à l'ombilic. La palpation profonde permet de sentir la rate. Les reins sont également perceptibles.

L'enfant ne peut se lever sans se tourner au préalable sur le ventre. Quand il fait ce mouvement, on voit que son ventre est projeté en avant el on remarque une légère contraction des muscles abdominaux et des grands droits.

La déformation du thorax est remarquable. La dépression de Harrison est anormalement accusée au niveau du 6° cartilage costal. La portion inférieure du sternum est repoussée en avant et forme presque un angle droit avec l'appendice xiphoïde. La proéminence

ATPUT TP

base tt aid und à nn hé alété d'or

Le Ve

du sternum est telle qu'il surplombe de près de 3 centimètres le

‘ niveau des espaces intercostaux.

L'enfant est cryptorchide ; on ne retrouve point les testicules dans les régions inguinales.

Page 1