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Le poumon droit a son lobe moyen presque complètement atélectasié.
Dans le poumon gauche, la base du lobe supérieur et la partie supérieure du lobe inférieur sont atélectasiées ; dés fragments prélevés dans ces deux zones tombent au fond de l'eau. Le bord antérieur et la face médiastinale du lobe supérieur montrent des lésions d'emphysème. Plusieurs alvéoles sont extrêmement distendus, quelques-uns alteignent le volume d'un haricot; leur paroi est presque translucide.
Estlomac el inlestin. — Semblent normaux.
Appareil urinaire. — La vessie est très dilatée; sa paroi mesure 1 centimètre environ d'épaisseur; elle est siluée complètement dans la cavité abdominale. Point de slénose urétrale; prépuce normal. Au sommet du trigone, la paroi vésicale, déprimée, adhère étroitement à la paroi rectale, mais il n'y a pas de communication vésico-rectale. L'uretère et le bassinet, des deux côtés, sont fortement dilatés et hypertrophiés. Les orifices uretéraux sont entièrement perméables. Point d'obstruction, calculeuse ou autre, sur le trajet des uretères. Les reins sont volumineux et blanc jaunâtre à la coupe.
T'esticules. — Ils sont, de chaque côté, situés dans la fosse iliaque, non engagés dans l'orifice inguinal interne.
OBSERVATION X Gurarie, 1896, Trans. Path. Soc. London, 1896, p. 139.
Un garçon de 9 semaines fut admis au Paddington Green Children's Hospital, le 20 janvier 1895, par les soins du docteur Sydney Phillip, qui m'a aimablement autorisé à vous rapporter son histoire.
Né à terme, mais très chétif, et ayant encore dépéri depuis sa naissance. Dès celle-ci, on nota l'aspect particulier du ventre, que nous observons aujourd'hui et que je vais décrire.
L'enfant est petit, émacié. Poitrine en bréchet. Mouvements respiraloires thoraciques notoirement exagérés; la contraction du diaphragme semble plus forte que chez un enfant normal.
Le ventre est flasque; les flancs sont gonflés. Sur la ligne médiane, dans la région des muscles grands droits, on remarque un grand nombre de plis cutanés, verticaux, profonds, que la distension nc
peut effacer, Dans le fond de l'un de ces plis, on trouve une ligne blanche, cicatricielle, de 4 cent. 2 environ de long, répondant au siège habituel de l'ombilie, dont elle constitue la trace unique. La mère raconte que le cordon est tombé tardivement et que sa chute s'est accompagnée d'une hémorragie considérable qui nécessila l'intervention d'un médecin.
Entre le pubis et la cicatrice ombilicale, on sent une tumeur régulière, ovoïde, élastique, qui siège dans l'abdomen, et est grosse à peu près comme un œuf d'oie. L'enfant ayant, peu après son admission, émis une grande quantité d'urine, celte tumeur semble disparaître; il s'agit donc d'une vessie distendue. On peut d’ailleurs sentir encore, au-dessous de l'ombilie, une masse d’une certaine consistance que l'on prend pour les muscles grands droits (ce n’est qu'à l’autopsie que l'on s'aperçut que ces muscles manquaient et que la masse en question élait encore la vessie).
À lravers la paroi abdominale très mince et très molle, on voit neltement se dessiner les anses intestinales.
On peut palper le foie, la rale et les reins. Le doigt introduit sous le rebord costal sent le diaphragme buter sur lui dans l'inspiration.
Des deux côtés du ventre, un peu au-dessus de l'arcade crurale et parallèlement à elle, on sent se tendre sous la peau une bandelelte ; au-dessous de ces bandelelles, retombent la paroi abdominale susjacente et les viscères abdominaux, lorsqu'on met l'enfant debout.
Pendant son séjour à l'hôpital, l'enfant continua de dépérir et mourut de consomption le 27 janvier. Il avait émis, de temps en temps, degrandes quantités d'urine qu'il fut impossible de mesurer. À plusieurs reprises, on avait introduit sans difficullé une sonde n° 1 dans la vessie qui semblait se vider complètement. Quelques jours avant la mort, l'enfant présenta un opisthotonos très accentué, sans convulsions.
Auropsie (faite trente-six heures après la mort) :
Enfaut extrêmement maigre.
L'aspect du ventre ne s'est pas modifié.
Paroi abdominale. — Les plis cutanés observés dans la région médiane ne disparaissent point à la suite de l'insufflation de la cavité périlonéale. La peau écartée, on tombe sur des plans profonds entiè-
PRO Ed ES ET
rement aponévrotiques. À la place des muscles grands droits, on ne trouve que quelques fibres musculaires au niveau de leur segment supérieur, au-dessus de la 2 intersection aponévrotique, point de muscle au-dessous. Dans la région latérale, on ne trouve de fibres musculaires que, d'une part, au niveau de l'insertion costale des muscles obliques et transverse, sur une largeur de deux travers de doigt au-dessous des côles et, d'autre part, au niveau de la bandelette parallèle à l'arcade crurale et signalée dans l'observation ; cette bandelelle musculaire, large de 2 pouces (5 centimètres environ), est formée par trois couches musculaires représentant les muscles obliques et le transverse, mais les couches correspondant au petit oblique et au transverse ne sont consliluées que par quelques faisceaux minces et éparpillés. Le reste de la paroi latérale est complètement dépourvu de muscle jusqu'au niveau du grand dorsal. Celui-ci est bien développé.
Les muscles spinaux le sont également. Le carré des lombes existe, mais étroit, rudimentaire.
Les muscles thoraciques et ceux des membres sont normaux.
Appareil urinaire. — La vessie est haut siluée dans l'abdomen. Son sommet adhère intimement à la face profonde de la cicatrice ombilicale. Au-dessous, point d'adhérence à la paroi abdominale. Ses parois sont épaisses de 6 à 13 millimètres; sa cavité, grosse comme un œuf de poule, contient 6% à 96 grammes d'urine légèrement trouble; quand on la remplit, elle atteint les dimensions d'un œuf d'oie. La muqueuse vésicale, parsémée de petites pétéchies, est, en général, congeslionnée et enflammée. Entre le sommet de la vessie et l'ombilie, on ne voit point trace d'ouraque, mais son trajet est marqué à l'intérieur de la vessie par une légère dépression.
Lés urelères sont dilatés, gros comme les anses intestinales de l'adulte, ils sont très sinueux. Chacun d'eux, à mi-chemin de son trajet réno-vésical, se replie sur lui-même et les bords accolés de l'anse ainsi formés adhèrent entre eux. On peut introduire un chalumeau dans chacun des orifices uretéro-vésicaux ; point de sténose uretérale. L'urètre n’est point rétréci; pas de phimosis.
Les reins ne sont pas augmentés de volume et semblent normaux; à la coupe, une légère inflammation; zones disséminées de conges-
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tion dans la couche pyramidale, avec, cà et là, des gouttes de pus. Le rein droit est plus malade que le gauche et contient à son pôle inférieur un abcès gros comme un pois.
Le bassinet gauche est plus distendu que le droit; pas d'inflammation apparente.
Autres organes. — Le foie et la rale sont normaux, mais extrêmemeut mobiles. L'inteslin, le cœur, les poumons sont normaux. Il n'y a pas de diverticule de Meckel. ‘
Le diaphragme est normal.