‹ Insuffisance Cognitive: Des Muscles AbdominauxChapitre 22 sur 58 · ENFANT TÉMOIN ENFANT ÉTUDIÉ · texte numérisé non relu

ENFANT TÉMOIN ENFANT ÉTUDIÉ

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Grandes cellules Petites cellules Grandes cellules Petites cellules 1er segment lhoracique.. 72 31 59 70 2e Le de 33 19 ERP 29 3e -- ee 39 30 33 41 4e — = 120 36 Lu RES 34 5e — E 41 42 HOUSE 41 6e — se 33 40 55 29 7e — He 53 37 36 51

8° au 7 26 21 32 De 9e — .. 39 28 40 Al 10e — É 44 34 31 (2 ite — Sn SD 42 32 21 111 42e — de 51 43 45 103 488 393 464 662

» Le nombre des grandes cellules est à peu près le même chez les deux enfants. Celui des petites cellules est plus élevé chez l'enfant étudié que chez l'enfant Lémoin. »

Ces constatations n'apporlent aucun fondement à l'hypothèse que l'élat des muscles abdominaux est dû à une poliomyélile ayant évolué in ulero.

« Des coupes, continue le docteur Batten dans son rapport, furent praliquées dans toute l'épaisseur de la paroi abdominale, suivant un plan horizontal. Des coupes d'enfant normal furent préparées en même temps dans les mêmes coriditions.

» L'épaisseur lotale de la paroi abdominale (de la peau au péritoine) est la même sur les coupes d'enfant malformé et d'enfant normal,

» Chez l'enfant malformé, un peu plus des deux tiers de l'épaisseur tolale de la paroi abdominale sont occupés par l'épiderme, le derme et le tissu cellulaire sous-cutané, Les éléments glandulaires de Ja peau sont en nombre très excessif et la peau proprement dite a trois fois l'épaisseur de la peau normale. Le lissu cellulaire sous-cutané

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est aussi beaucoup trop développé; il est fait d'une couche énorme d'un tissu cellulo-graisseux, que l’on ne relrouve point sur les fragments de peau normale, | La « couche musculaire », au lieu de constituer environ les deux tiers de l'épaisseur totale de la paroi, comme chez l'enfant normal, représente seulement un liers de celle épaisseur. On voit quelques faisceaux, qui semblent être faits de fibres musculaires incomplèlement développées, coupés transversalement, et, en rapport étroit avec eux, quelques faisceaux à direction horizontale. Ces faisceaux sem-

blent être disposés sur trois plans, deux à direction transversale,

dont le superticiel est beaucoup plus épais que le profond, un intermédiaire, à direction longitudinale. En dehors de leur disposition, rien ne permet d'identifier ces faisceaux à des groupements de fibres musculaires, dont ils n'ont ni la forme, ni la strialion; les noyaux sont allongés en baguette, et, autant qu'on puisse l’affirmer, occupent le centre des fibres. Les aponévroses musculaires, qui ont chez le sujet normal un aspect caractéristique, font presque complètement défaut sur les coupes de l'enfant malade. Les fibres musculaires ressemblent done à des fibres lisses ou à des fibres qui en seraient restées à un stade primitif de leur développement; on pourrait en conclure qu'il s'est produit, au début de la vie fœtale, un arrêt dans le développement de ces muscles; rien ne permet de supposer qu'il ait pu se produire une atrophie de muscles normalement développés.

» Le fait qu'aucune lésion n'a pu être retrouvée dans la moelle épinière est seul en harmonie avec l'état actuel de nos connaissances pathogéniques sur l'élal des centres nerveux dans le cas d'atrophie

musculaire primilive. »

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