‹ Insuffisance et Reeducation RespiratoiresChapitre 21 sur 101 · RUE · texte numérisé non relu

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rayon, une ensellure lombaire exagérée apparaîtront d'emblée à l’inspection, surtout de profil. Une pigmentation plus intense des téguments au niveau des apophyses épineuses de certaines vertèbres (par frottement des vêtements) trahiront une cyphose à ce niveau. Une courbe nuque-épaule de plus petit rayon que du côté opposé, un triangle latéral (compris entre le bras et le tronc au niveau de la taille) moins étendu que du côté opposé, ineiteront à rechercher une scoliose. Observer l'importance relative des muscles des gouttières vertébrales : les points où ils sont plus saillants sont souvent en rapport avec une déformation rachidienne. De la nuque au sacrum, entre l’index et le médius rapprochés, on suit la ligne des apophyses épineuses, qui se trouve ainsi dessinée par une raie rouge sur les téguments. De cette façon, on met en évidence les scolioses.

Par le palper, les doigts ont pu, en suivant la ligne des épineuses, être accrochés par les apophyses saillantes d’une cyphose à court rayon. Remarquons, à ce sujet, qu'il est fréquent de rencontrer, chez les enfants à l’âge scolaire, une petite cyphose, ou tout au moins une saillie des apophyses épineuses des 7e, Se et Je vertèbres dorsales, sans aucune signification pathologique d’ailleurs.

Par une légère flexion en avant, on mettra souvent en évidence une asymétrie thoracique qui, en rectitude, était à peine soupçonnable, voire même invisible pour un œil non exercé.

Terminer par une inspiration et une expiration forcées et noter d’un rapide coup d'œil le jeu des ailes du nez (aspiration fréquente chez les enfants), l'attitude générale, l’ampliation thoracique symétrique ou non, le jeu du diaphragme. L’examen des membres inférieurs et du bassin n'offre pas ici un intérêt direct. Nous chercherons simplement si üne inégalité de longueur des membres inférieurs (par croissance ou autre cause) n’est pas à l’origine d’une scoliose précédemment constatée.

c) En décubitus dorsal : Nous faisons étendre l'enfant sur un plan horizontal. S’il avait un gros ventre en position debout, nous regardons si ce gros ventre se réduit ou non par le passage en position couchée. Pour apprécier la valeur de la sangle abdominale, les membres inférieurs étant étendus, nous ferons lever les talons à 30 centimètres audessus du plan de la table d’examen. Les déficiences les plus fréquentes portent sur la ligne blanche, sur les muscles des parois latérales, et principalement le grand oblique, en particulier dans la région inguinale.

S1, à l’inspection, en position debout, la respiration abdominale nous à paru insuffisante, nous éprouverons le fonctionnement du diaphragme par la manœuvre suivante : empaumant l’abdomen, on refoule les viscères vers le haut : si le diaphragme joue normalement, à chaque inspiration, il refoule les viscères et la main qui les maintient.

Puis, on interrogera le sujet sur ses habitudes alimentaires, ses troubles digestifs : fermentations intestinales, absorption de boissons en quantité excessive, expliquant le ballonnement abdominal. On lui demandera, enfin, s’il ne souffre d’aucune gêne respiratoire, au repos ou à l’effort. Les réponses n’ont qu’une valeur relative, certains sujets, les enfants, en général, niant toute gêne, alors que, de toute évidence, ils respirent par la bouche. Nous croyons plus judicieux de poser ces questions seulement au cours de l’examen, ou même à la fin, car elles sont suggérées par l’examen lui-même. En outre, si elles étaient systématiques et posées à l’avance, le sujet ainsi averti du point précis où doit porter l’examen, s’observerait inconsciemment et fausserait ainsi les résultats de notre exploration.

Cette première partie de l’examen purement elinique, limitée à la seule inspection, ne doit pas être négligée ou écourtée. Elle a une importance extrême. Un médecin ou

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un éducateur exercés pourront ainsi, avant toute mensuration, faire un diagnostic très approché des principales déficiences. Et surtout, elle donne une impression d’ensemble sur l’habitus du sujet.

2" Mensurations.

Leur intérêt est évident : elles chiffrent les défauts, permettent de suivre l’évolution, les modifications, les améliorations avec une précision mathématique. Remarque importante : autant que possible, elles doivent être effectuées par la même personne. Aïnsi, le facteur d’interprétation personnelle du mensurateur étant toujours le même, lors d’examens successifs, les résultats seront plus exacts et pourront être comparés entre eux avec plus de fruit. Ces mensurations ont une valeur intrinsèque : c’est la thoracométrie proprement dite; mais elles acquièrent une importance accrue si on les compare à d’autres mensurations de secteurs différents de l’individu, si on les place dans le cadre de la morphologie générale : c’est alors le calcul de certains indices.

A) LA THoRACOMÉTRIE comprend la mesure des périmètres thoraciques, d’une part, la diamétrie et la cyrtométrie d’autre part.

a) Le périmètre thoracique sera mesuré de préférence en position couchée : en effet, en position debout, il est difficile de placer le centimètre dans un plan strictement horizontal, car, entraîné par son propre poids, il a tendance à glisser, et se place toujours dans une position plus ou moins oblique. Tandis que, le sujet étant en décubitus dorsal horizontal, le centimètre se place de lui-même, par son propre poids, dans un plan strictement vertical. Les mesures y gagnent en exactitude et en régularité; les comparaisons d’examens successifs ont plus de valeur. Ce détail a done son importance.

Les périmètres thoraciaues sont pris habituellement à deux niveaux différents : en haut, au niveau des régions

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