‹ Insuffisance et Reeducation RespiratoiresChapitre 22 sur 101 · LOTS ES · texte numérisé non relu

LOTS ES

axillaires (au pli du bras sur le thorax) : c’est le périmètre axillaire; en bas, au niveau de la base de l’appendice xiphoïde : c’est le périmètre xiphoïdien. Normalement, le périmètre axillaire a deux ou trois centimètres de plus que le xiphoïdien. D’habitude, on se contente de mesurer le périmètre xiphoïdien.

Les périmètres seront mesurés en inspiration forcée et en expiration forcée. Il est très difficile d’obtenir exactement les périmètres en inspiration et expiration normales, car le sujet s’observe toujours malgré lui, et les résultats ne correspondent pas à la réalité.

On mesure aussi quelquefois le périmètre abdominal, également en inspiration et en expiration forcées, pour apprécier la respiration diaphragmatique et la valeur de la sangle abdominale. Le repère est l’ombilic.

La différence entre périmètres thoraciques en inspiration forcée et expiration forcée constitue l’indice respiratoire de HirTz. Il augmente naturellement avec l’âge. Normalement, l’indice respiratoire moyen de HrrTz, chez un sujet entraîné, est le suivant, aux différents âges :

À 6 ans, 3 à 5 centimètres.

À 8 ans, 4 à 7 centimètres.

À 15 ans, 6 à 10 centimètres.

À 20 ans, 8 à 12 centimètres.

À 25 ans, 9 à 15 centimètres.

La différence entre les périmètres abdominaux en inspiration et expiration forcées est normalement de 3 à 5 centimètres. Au-dessus de ces chiffres, il y a déficience de la paroi abdominale.

Au lieu du centimètre ordinaire, on peut utiliser le centimètre symétrique de Rosenthal, à zéro central, qui permet de chiffrer une asymétrie entre les deux hémithorax.

La périmétrie est très insuffisante : elle ne donne pas une idée de la section thoracique qui, normalement, doit répondre à certaines conditions de dimensions et de forme:

1° La section thoracique doit affecter la forme d’un

APR à TE haricot dont le hile regarde en arrière (BezANçÇoN), c’est-àdire légèrement aplati;

. 2° Elle doit présenter une certaine symétrie;

3 Il doit exister un rapport donné entre la surface de la section thoracique et la surface du corps : 4 cm2 de section pour 100 em2 de surface cutanée (MAUREL).

La cage thoracique doit donc répondre à un gabarit, un eanon idéal, bien déterminé, dont les facteurs (degré d’aplatissement en particulier) ont été soigneusement établis).

b) Diamétrie et cyrtométrie. — La diamétrie permet de mesurer, à l’aide du compas d'épaisseur, les différents diamètres thoraciques antéro-postérieur, transverse et oblique.

La cyrtométrie donne à la fois le contour du thorax et les diamètres. Elle permet de prendre un décalque de cette section thoracique dont les qualités viennent d’être décrites.

D'autre part, il est aussi facile de se procurer un cyrtomètre qu’un compas d'épaisseur. On peut même plus aisément disposer d’un cyrtomètre de fortune : lame de plomb, tube aplati, tresse de fil de plomb. La technique de la cyrtométrie est simple, mais exige cependant un minumum de précautions: Docteurs Tissré et BALLAND) :

1° Le sujet est placé au debout fixe, mains aux elavicules ;

2° Repérer la base de l’appendice xiphoïde, et marquer, sur la ligne des apophyses épineuses, le point situé dans le même plan horizontal que cette base;

3° Mesurer au compas l’axe antéro-postérieur de la poitrine aux points marqués en inspiration et expiration forcées (en pratique, ce troisième point peut être négligé) ;

4" Porter cet axe sur une feuille de papier assez grande;

5° Placer une extrémité du cyrtomètre sur l’appendice xiphoïde; contourner l’hémithorax droit avec l’appareil, bien exactement jusqu’au point marqué sur le rachis (cette forme est prise en expiration forcée) ;

Les

6” Enlever l’appareil en ayant bien soin que les lames ne se déplacent pas ;

T° Le porter sur la feuille de papier, en conservant la correspondance des deux points extrêmes de l’axe déterminé au compas, avec les deux extrémités de l’are déterminé par le eyrtomètre ;

8° Tracer la courbe en suivant l’intérieur des lames du cyrtomètre.

Même prise de forme sur l’hémithorax gauche.

Même prise de forme en inspiration forcée.

On obtient ainsi une coupe du thorax au niveau déterminé (appendice xiphoïde). L'examen de cette coupe montre la forme du thorax, et les dyssymétries possibles de la courbure costale, en même temps que le champ d’expan: sion pulmonaire antéro-latéral, par la surface comprise entre le tracé en inspiration et en expiration.

La forme de la section thoracique se modifie avec l’âge:

Chez le bébé, elle est ovale à grand axe antéro-postérieur ;

À 5 ans, elle est presque circulaire;

A la fin de la croissance, elle devient ovale, et son grand axe est transversal;

Chez le vieillard, elle prend une forme hexagonale, et le grand axe tend à revenir antéro-postérieur.

Pour suivre les effets d’une gymnastique corrective de rééducation respiratoire, les modifications des courbes obtenues, l’accroissement de l’axe antéro-postérieur, la régularisation des tracés et l’augmentation de la surface d’expansion constituent un critérium de l’exercice (PErar).

B. Inpices MorpHoLoGiques. Les indices vont pouvoir être calculés d’après les résultats de ces mensurations. Ils se groupent en deux catégories :

Les indices thoraciques proprement dits qui sont basés sur les rapports entre les différents éléments du thorax;

—HhaTe

Les indices résultant du rapport de certains éléments du thorax à d’autres éléments de la morphologie générale et plus particulièrement du bassin.

a) À propos de la périmétrie, nous avons signalé l’indice respiratoire de Hrrrz. Si, maintenant, nous.faisons le rapport entre les diamètres antéro-postérieur et transverse, nous obtenons l’indice thoracique, important à considérer, car il indique le degré d’aplatissement du thorax. Normalement, la surface optima de section thoracique est obtenue quand on a :

Diamètre transverse F4

—— — 1,40 (indice thoracique de Diamètre antéro-post. 9 FOoURMENTIN).

La capacité vitale est en relation avec la valeur des deux diamètres réunis, mais dépend aussi de la valeur absolue de chacun d’eux, et, plus spécialement, du transverse : « à forme optima, capacité optima ».

b) Pour établir Les relations entre les données thoraciques et la morphologie générale, le diamètre transverse thoracique sert de base de comparaison. Comme nous le remarquions plus haut, il faut avoir une vue d’ensemble du sujet, pour interpréter judicieusement les résultats des mensurations.

« Si nous considérons trois catégories d'individus : les moyens où médiolignes, les longilignes et les brévilignes, le rapport taille (ou diamètre longitudinal) diamètre trans. verse biaxillaire, n’aura pas la même valeur tout en restant normal.

Chez les médiolignes, il est compris entre 5,5 et 6;

Chez les longilignes, il est supérieur à 6;

Chez les brévilignes, il est inférieur à 5,5.

L'école bordelaise a mis en évidence une classification plus proche de la réalité que la division en longilignes, médiolignes, brévilignes. Se basant sur les rapports entre les longueurs et les largeurs du thorax et de l’abdomen, le

pt

professeur ViLLemix et ses élèves ont individualisé deux types morphologiques extrêmes : le type sagittal et le type frontal.

Deux indices ont été ainsi établis par Ricaun, simplifiés plus tard par CAREL.

longueur du thorax

LT RIRES HERARURERE longueur de l’abdomen

ne largeur du thorax

largeur de l’abdomen Le type moyen ou normotype présente un rapport — égal à 2,3. L Lorsque — > 2,3, il s’agit d’un sujet à type frontal, c’est-à-dire développé surtout en largeur (la crosse de l’aorte est située dans un plan presque frontal).

Quand — « 2,3, le sujet est un sagittal, plutôt déve-

loppé dans le sens antéro-postérieur (le plan de la crosse aortique est presque sagittal).

BG Chez le jeune garçon, la différence entre le diamètre thoracique transverse et le diamètre bi-iliaque est normalement nulle ou positive en faveur du diamètre thoracique. Une différence de plus de deux centimètres en faveur du diamètre bi-iliaque signe une dissociation thoraco-corporelle (RoseNTHAL), trop souvent « symptôme signal de l’infériorité thoracique tuberculisable ».

7 Chez les femmes, JayLE à mis en évidence un « indice de robustesse » à peu près comparable. C’est le rapport:

Largeur des épaules biacromial

ou ——___——————————— largeur des hanches bitrochantérien

Eee

Normalement, les Françaises ont une différence de 3 centimètres en faveur des épaules.

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