PAR: :) NN
perchée. C’est aussi le raccourcissement de la clavicule qui empêche la pince eléido-scapulaire de descendre normalement sur l’hémithorax. La mensuration des clavieules donne la clé du problème. Ces faits sont intéressants à connaître, car la gymnastique respiratoire, dans ces cas, échoue. Dans les cas douteux, où, peut-être, existe une légère scoliose, avec élévation de l’omoplate, l'épreuve de la gymnastique correctement exécutée pendant assez longtemps permettra le diagnostic.
Quant aux scapulæ-alatæ, elles sont la conséquence à la fois des clavicules trop courtes et d’une déficience de la paroi abdominale accompagnée de lordose lombaire avec gros ventre. Faisons rentrer le ventre : les omoplates s’effaceront en partie.
2 Par difficulté du jeu articulaire
Un assez grand nombre d’enfants ont une ampliation thoracique pratiquement nulle. Tant à l’inspiration qu’à l’expiration, le thorax reste figé, bloqué. Les tracés cyrtométriques montrent une différence infime entre l’inspiration et l’expiration. La respiration ne s’exerce que par les variations du diamètre vertical, c’est-à-dire par le seul diaphragme qui ne parvient pas à augmenter le diamèêtre antéro-postérieur. Cela est dû à un manque de souplesse dans les articulations vertébro-transverso-costales en arrière, et les articulations chondro-costales et sternochondrales en avant. Cette raideur est, d’ailleurs, générale : tous les mouvements en sont limités et comme freinés : on a l’impression qu'ils s’exécutent à frottement dur.
La raideur juvénile étudiée par Mme NAGEoTTE, caractérisée par une limitation des mouvements, serait due à un retard de l’accroissement des muscles par rapport aux os.
Pour assouplir les articulations thoraciques, la gymnastique respiratoire est particulièrement indiquée.
Chez les personnes d’un certain âge, le jeu articulaire devient aussi de plus en plus limité. Au niveau du thorax,
De. pes
beaucoup plus que des arthropathies des articulations costo-vertébrales, c’est l’ossification précoce des cartilages costaux qui gêne l’ampliation thoracique, soudant en un bloc les côtes et le sternum. Dans ce cas, la gymnastique respiratoire aura un effet minime ou nul et. sera mal accueillie, Elle pourra surtout prévenir l’affection.
3° Par déficience musculaire
Elle peut atteindre le diaphragme seul ou les autres muscles dits auxiliaires de la respiration. Nous accorderons une place particulière à l’insuffisance diaphragmatique : car elle est beaucoup moins apparente, donc plus difficile à déceler que la déficience des autres muscles.
À. INSUFFISANCE DIAPHRAGMATIQUE : Elle a été parfaitement mise en lumière par RoseNTHAL, qui la définit comme « une diminution de l’incursion respiratoire de la cloison museulo-aponévrotique portant sur les deux moitiés du diaphragme, de façon semblable ou inégale, en dehors de toute paralysie, de toute lésion nerveuse grave, de toute inflammation en activité comme de toute atteinte profonde du tissu musculaire ».
Cette insuffisance diaphragmatique est souvent un des facteurs les plus importants des états morbides et non la conséquence. C’est une véritable maladie autonome. Ne doivent pas être compris dans l’insuffisance diaphragmatique : la paralysie du diaphragme, diphtérique ou poliomyélitique le plus souvent; les myopathies du diaphragme (lésion ultime des atrophies musculaires); les hernies diaphragmatiques et le refoulement intrathoracique du diaphragme et l’ataxie disphragmatique (tabès); et les séquelles respiratoires de l’encéphalite épidémique. Seront aussi éliminées : les parésies inflammatoires ou réflexes unilatérales de Wrzzrams et BécLèRe, la forme réflexe de déséquilibre du diaphragme de Sercenr. Les troubles dans ces derniers cas sont unilatéraux.
a) Quelles sont les manifestations de l'insuffisance diaphragmatique et les moyens de la mettre en évidence ?