B. INSUFFISANCE DES MUSCLES RESPIRATEURS AUTRES QUE LE DIAPHRAGME
Nous venons de voir que la déficience des muscles abdominaux est cause, pour une part, de l'insuffisance diaphragmatique; mais elle intervient aussi dans la genèse de certains troubles de l’attitude et des scapulæ alatæ. Dans ce dernier cas, les omoplates en mauvaise position ne sont plus un point fixe aussi efficient pour les muscles thoraciques inspirateurs.
La déficience des muscles thoraciques diminue l’ampliation de la partie supérieure du thorax dans les diamètres antéro-postérieur et transverse. Cette déficience peut être directe, c’est-à-dire imputable à la faiblesse de ces muscles eux-mêmes, ou indirecte. Dans ce dernier cas, les muscles thoraciques inspirateurs sont d’assez bonne qualité, mais l’omoplate, point d’appui de certains d’entre eux (grand dentelé, petit pectoral), est mal fixée par des muscles insuffisants, ou bien elle est en mauvaise position, à cause d’une sangle abdominale déficiente (scapulæ alatæ). Nous en revenons done à cette question de position et de fixation du rachis et de l’omoplate et on voit le rôle éminent joué par la sangle abdominale. Ces muscles abdominaux qui, au premier abord, n’ont qu’un rôle expirateur, entrent indirectement, par le jeu de fixation des attitudes, dans le groupe des inspirateurs.
La faiblesse des muscles thoraciques peut être uni ou bilatérale. Dans le premier cas, elle est acquise, soit après immobilisation, soit après pleurésie purulente, par exemple; la seconde catégorie est due à une hypotrophie générale congénitale ou acquise par exemple après le port d’appareils plâtrés ou orthopédiques.
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