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Ouary a remarqué que chez les sagittaux, les museles scalènes sont plus grêles que chez les frontaux. Or, les sagittaux présentent une inclinaison des premières côtes sur le rachis, supérieure à celle des côtes des frontaux qui se rapprochent de l’horizontale. Ils auront, de ce fait, une possibilité d’ampliation thoracique dans le sens antéropostérieur supérieure aux frontaux, puisque le mouvement des côtes peut être plus étendu, l’angle de déplacement étant plus grand. Donc, à première vue, la ventilation pulmonaire chez les sagittaux paraît supérieure.
Mais les premières côtes sont mues par les scalènes et le sterno-cléido-mastoïdien, qui sont habituellement beaucoup moins puissants chez les sagittaux. De sorte que, malgré les apparences, le sagittal pourra, à cause de son infériorité musculaire, avoir une ventilation moins bonne que le frontal, et à un degré de plus une insuffisance respiratoire par déficit de la musculature externe.
Naturellement, la faiblesse des muscles de la statique du tronc, facilitant les mauvaises attitudes du rachis, entraîne secondairement une diminution de l’ampliation thoracique.
D'une façon générale, cette déficience musculaire atteint d’habitude l’ensemble des museles. Seule, peut-être, la sangle abdominale présente une déficience relativement plus accusée que les autres groupes musculaires.
Un cas particulier, c’est l’insuffisance respiratoire par hypertrophie musculaire. Il s’agit d’athlètes, de petite taille, à carrure impressionnante, à pectoraux bombés, se livrant presque uniquement à des exercices de force : lutteurs, gymnastes d’agrès, de poids et haltères. Leur hypertrophie musculaire les déséquilibre absolument. Souvent, leur capacité vitale est faible, de même que l’ampliation thoracique. Leur cage thoracique est littéralement bridée par la puissance excessive de leur sangle abdominale et de leurs pectoraux. D'où ventilation insuffisante par rap-