‹ Insuffisance et Reeducation RespiratoiresChapitre 41 sur 101 · LOT · texte numérisé non relu

LOT

port à l’importance des besoins d’une pareille masse musculaire,

4 Par trouble des propriétés mécaniques du parenchyme pulmonaire

Le parenchyme pulmonaire perd son élasticité de façon durable dans la selérose et l’emphysème.

A. Sczérose. Elle peut être ordonnée, systématique et circonscrite, ou mutilante et envahissante. Elle peut être localisée ou généralisée, cicatricielle ou évolutive. Elle provoque une insuffisance respiratoire irréductible. Le malade tousse, expectore, est plus ou moins dyspnéique et eyanosé, et peut présenter des hémoptysies. A l’examen, on peut observer une rétraction d’un hémithorax. Les signes d’auscultation varient avec la cause, la nature et la disposition anatomique de la sclérose pour donner, isolément ou en association, des syndromes, de bronchite chronique, d’emphysème, de bronchectasie, de symphyse pleurale.

La radiographie, indispensable, montrera l’étendue des lésions et leur type : blocs sombres, nodules denses, grains du type miliaire, opacité des hiles d’où rayonnent des arborescences broncho-vasculaires épaissies.

L'’étiologie sera soigneusement élucidée parmi les grandes causes essentielles de sclérose :

1° Causes générales : éthylisme, syphilis, tuberculose, paludisme, saturnisme ;

2 Causes locales : affections broncho-pulmonaires, banales ou tuberculeuses, abcès du poumon, pneumokonioses.

Toutes les scléroses entraînent de la gêne respiratoire. Mais la plupart des affections pulmonaires aiguës ou chroniques sont dyspnéisantes. N’entreront done dans le cadre de l’insuffisance respiratoire que les états du parenchyme entraînant une gêne permanente de la respiration; et, au point de vue de la rééducation, seules doivent être considérées les seléroses non évolutives.

B. Daxs L’EMPHYSÈME, le parenchyme pulmonaire a dépassé sa limite d’élasticité : il est distendu, les parois alvéolaires se rompent en certains points. Ces lésions peuvent être partielles ou généralisées.

Les caractères cliniques de cette affection sont bien connus : essoufflement, respiration musicale chargée de sibilances bronchiques, aspect globuleux du thorax, faiblesse de l’ampliation, diminution du murmure à l’auscultation, inspiration humée, expiration prolongée et sifflante.

A la radioscopie, on note l’horizontalité des ares costaux et l’hyperclarté des champs pulmonaires.

La spirométrie et la mesure du débit respiratoire chiffrent le degré d’insuffisance.

L’emphysème est d’habitude, compliqué de sclérose. Il évolue avec une chronicité désespérante et l’incurabilité est la règle.

L’étiologie est difficile à établir, ce qui n’est pas sans influer défavorablement sur l’efficacité de la thérapeutique.

Pneumothérapie, kinésithérapie et rééducation respiratoire, telle est la triade physiothérapique de 1 Rain trop délaissée actuellement.

Ces affections pulmonaires, sclérose, emphysème, entraînent une gêne de la petite circulation qui, à la longue, finit par fatiguer le cœur. Quand celui-ci, surmené, devient insuffisant, une dyspnée d’origine cardiaque vient s’ajouter à la dyspnée pulmonaire. À ce stade, il ne paraît plus très indiqué de proposer une gymnastique, même simplement respiratoire.

Page 1