TITI. — PRÉVENTION ET TRAITEMENT DE L’INSUFFISANCE D’EFFORT
l' En éducation physique
« Toute gymnastique qui n’est pas respiratoire est criminelle », disait Tissré. En effet, non seulement les exercices éducatifs doivent être entrecoupés de mouvements respiratoires proprement dits, mais encore, les mouvements de gymnastique doivent être combinés avec les inspirations et les expirations. Là encore, il faudra surveiller étroitement l’exécution. Il arrive souvent qu'avec la meilleur volonté, les élèves respirent à contre temps c’est-àdire inspirent au cours d’un mouvement qui sollicite l’expiration et vice-versa. Surtout, éviter l’apnée complète au cours des mouvements ; le fait très fréquent chez l’adolescent et même l’adulte, est la règle chez l’enfant. L'’attention, tout entière accaparée par l’application à bien exécuter le mouvement commandé, oublie la respiration Il est difficile de fixer l’attention d’un enfant sur la réalisation simultanée de deux actes différents. C’est pourtant le but à atteindre. Le seul moyen de créer l’automatisme bien synchrone. Sans cet effort, la gymnastique corrective est réduite à néant. La difficulté éprouvée dans les premières exécutions, grave petit à petit le mécanisme dans les centres nerveux.
2° Dans les sports
L'éducation du souffle au cours de l’effort sera la condition du succès. Sous peine de devenir rapidement un insuffisant d'effort, le sportif adaptera son rythme et son débit respiratoires à l'intensité de l’épreuve. Naturellement, la nécessité d’une surventilation momentanée exigera le concours du nez et de la bouche.
La respiration ne peut être exclusivement nasale dans une course par exemple : le nez inspire, la bouche expire suivant un rythme réglé, tous les 2, 3 ou 4 pas d’après la longueur du parcours et la cadence adoptée.