‹ Insuline et ParkinsonismeChapitre 16 sur 36 · NAN · texte numérisé non relu

NAN

injections intraveineuses consécutives de salicylate de soude) l’état s’aggrave rapidement.

24 novembre 1928. — S... descend pour les repas du 2° étage, où est sa chambre, au 1° étage, où est la salle-à-manger, mais de suite après être remonté dans sa chambre, se rendort.

8 décembre 1928. — La main gauche prend l’attitude de la main d’accoucheur, mais le bras reste souple.

10 décembre 1928. —— La jambe gauche restant contracturée en extension, S... ne peut plus marcher que sur un pied.

15 décembre 1928. — $S... ne peut plus se lever.

19 décembre 1928. -— Les deux jambes sont contracturées.

9 janvier 1929. — La jambe gauche se contracte en

flexion et se met en abduction.

8 janvier 1929. — Le malade est resté complètement alité depuis le 15 décembre, à peu près immobile. Coefficient de Maillard-Lanzenberg 14,8 à 9 heures, 2,8 à 11 heures et 10,40 à 18 heures.

9 janvier 1929. — Le bras gauche se fléchit, la main contracturée étant à la hauteur de l'oreille.

11 janvier 1929. — La jambe droite, à son tour, se contracture en flexion. La malade a maintenant les deux membres inférieurs fléchis appuyés l’un sur l’autre, entraînant une bascule latérale gauche du tronc et de la tête raïidis en un seul bloc. L’avant-bras gauche raïdi est pris entre cette masse et le matelas. Le faciès est très figé. Il y a de l’hypersalivation. Aux céphalées, qui n’ont pas cessé, mais bien au contraire

se sont accusées, s'ajoutent des douleurs localisées dans les membres contracturés. La température oscille entre 36° le matin et 37°5 ou 37°7 le soir.

13 janvier 1929. __ Coefficient de Maillard-Lazenberg : 13,5 à 9 heures, 7,9 à midi, 11 à 18 heures : créatinine urinaire, 23 milligrammes par 24 heures et par kilogramme. Acides organiques urinaires 632 cc. Phosphates urinaires, 2 grammes en 24 heures et en P? O$. Réserve alcaline, 57. |

En présence de l’accentuation des raideurs, des attitudes singulières que prennent les membres, de l’inefficacité notoire de la médication anti-infectieuse, on est conduit à se demander si l'accumulation des produits de fatigue musculaire n'’ajoutait pas à la rigidité parkinsonienne des crampes tétaniformes. C'est guidé par cette hypothèse de travail (à laquelle l’un de nous a été conduit par toute la série de ses recherches physiocliniques et biochimiques sur l’état parkinsonien} que, pour corriger les effets seconds de la rigidité parkinsonienne, l’on se décide de recourir aux injections intraveineuses de chlorure de calcium et aux rayons ultraviolets.

Après avoir fait les prélèvements pour les analyses chimiques sus-mentionnées, on commence ce même jour les injections de chlorure de calcium.

15 janvier 1929. — Coefficient de Maillard-Lanzenberg: 11,5 à 9 heures, 8,9 à 11 heures, 10 à 18 heures. On associe aux injections de chlorure de calcium les rayons ultra-violets.

22 janvier 1929. —— Cessation des injections intraveineuses de chlorure de calcium.

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24 janvier 1929. —— Coefficient de Maillard-Lanzenberg: 8,8 à 9 heures, 3,6 à 11 heures, 3,5 à 18 heures.

28 janvier 1929. —— Coefficient de Maillard-Lanzenberg : 4,1 à 9 heures, 4,1 à 11 heures, 5 à 18 heures.

2 février 1929. __ Coefficient de Maillard-Lanzenberg : 7,3 à 9 heures, 4,7 à 11 heures, 5,01 à 18 heures. |

4 février 1929. — Créatinine urinaire, 24 milligrammes pour 24 heures par kilogramme. Acides organiques urinaire, 450 cc. Phosphates urinaires en 24 heures et en P? O5, 1 gr. 50. Réserve alcaline, 39.

5 février 1929. — On reprend les injections intraveineuses de chlorure de calcium. On fait, en outre, du salicylate intraveineux.

6 février 1929. — On n'’observe plus l’hypothermie du matin; la température présente des oscillations moins accusées : 86°8 le matin ; 37°4 ou 37°5 le soir. La contracture paraît s’atténuer. On continue les rayons ultra-violets.

9 février 1929. — Le malade souffre moins. Depuis quelques jours il est beaucoup plus souple. Les membres conservent leur attitude fléchie, maïs on les détend facilement. Ce matin, il a suffi de lui prendre les deux pieds et de tirer un peu pour les mettre en extension à plat sur le lit : cette attitude peut être gardée sans traction dix minutes. Le bras et la main se laissent aussi facilement détendre. Les céphalées sont moins pénibles.

10 février 1929. — Le malade est moins souple. On le détend plus difficilement. Température : matin 37°:

soir 37°8.

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