‹ Insuline et ParkinsonismeChapitre 34 sur 36 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Mode d'administration et doses de l'insuline Indications

Avant d'aborder les conclusions de ce travail, nous nous devons d'indiquer brièvement le mode d'administration et les doses de l'insuline.

Tout d’abord, la voie intra-musculaire fut choisie à cause de son indolence et de son inocuité relative, de préférence à la voie digestive qui, peut-être plus pratique pour certains parkinsoniens littéralement criblés de piqûres, a l'inconvénient d’avoir une action lente et de provoquer parfois une certaine anorexie: nos malades ne présentent que trop souvent une inappétence dangereuse!

Après de nombreux essais, c’est à l’insulyl, insuline purifiée, que nous avons eu recours le plus souvent en dernière analyse, l’endopancrine (insuline française) amenant assez fréquemment un certain degré d'intolérance (céphalées, vertiges, bourdonnements d'oreilles, nausées).

Le AE

L'expérience nous a montré qu'il ne fallait pas recourir trop tôt à des doses élevées, mieux vaut aller très progressivement dans l'élaboration d’un traitement; on est ainsi à peu près sûr d'éviter des accidents brusques, et parfois graves, qu'une injection intempestive de produit hypoglycémiarit provoquerait chez un individu dont le taux du sucre sanguin est voisin de la normale. N'importe qui, sauf peut-être un enfant, peut supporter, sans risque aucun, l'administration de cinq unités cliniques d'insuline pro-die par voie intra-musculaire. En maintenant cette dose pendant trois où quatre jours, puis en la doublant au bout de ce laps de temps pour la maintenir à dix unités pro-die (en deux fois) pendant une semaine, on évite toute surprise. À ce moment-là chaque injection peut être portée à dix unités, soit vingt unités par jour, et si la médication est bien supportée, le traitement peut se composer de trente et même quarante unités prodie. Mais, cela va sans dire, il vaut mieux ne recourir à des doses pareïllement élevées que dans les cas gTaves dont le type peut être représenté par le malade qui fait l’objet de l'observation n° 6. Dans les cas moyens, une dose quotidienne de vingt unités nous semble suffisante. |

L'insuline doit-elle être administrée seule? Evidemment non. Îl ne faut pas lui demander de déparkinsoniser les malades (chose que n’a pu faire jusqu'alors aucun médicament) et ce n'est qu’en l’associant à un autre produit, tel que l’hyoscine, par exemple, que l’on peut avoir l'espoir de tirer quelque profit de son utilisation.

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