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nouvelle qui devait bientôt enrichir la scène espagnole du drame intitulé Don Alvaro ou la Force de la Destinée, admirable innovation considérée au delà des Pyrénées comme le chefd'œuvre de Tart dramatique moderne.
Don Alvaro ne fut représenté qu'au retour de Tauteur à Madrid, et seulement après une comédie pleine de verve et d'originalité, Tanto vales cuanto tienes. A cette époque, Don Angel de Saavedra était devenu duc de Rivas, par la mort de son frère aîné, mort sans postérité; ce titre lui ouvrit les portes du sénat. Il y si^eait à peine que la couronne ayant à nommer un viceprésident de la première chambre du royaume n'hésita pas à le choisir.
Ministre del'intérieur en 1836, il eut en main les grands intérêts politiques de son pays jusqu'en 1840, époque à laquelle il voulut se retirer des affaires publiques, et retourner à Séville, son pays natal. Il avait besoin de repos;
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mais ce repos n'excluait point pour lui les travaux littéraires. Il écrivit donc los Salaces de unprisoniero (les pàsse-'temps d'un prisonnier) ; el Crùol de la leaUad (le creuset de la loyauté) , la MoTÙca de Alajuar, drames qui se succédèrent rapidement et qui firent fureur; puis, la retraite ramenant toujours l'infatigableauteur à ses pencbants poétiques, il publia bientôt el Desengaho en un meho, (l'erreur dissipée en songe), œuvre étincelante de poésie.
Cette retraite ne fut pas longue: en 4843 le gouvernement fit appel à son patriotisme. Son esprit conciliant, et son éloquence persuasive devenaient nécessaires; il fut alcade de Madrid au milieu des circonstances les plus difficiles, et ne quitta ce poste, en 1844, que pour aller représenter l'Espagne à Naples, en qualité de Ufiinistère plénipotentiaire. La situation de ce pays était alors des plus graves; et lorsque la cons' titutîoit y ftit proclamée, le gouvernement espa-