XIV INTRODUCTION
naire. En présence d'une telle œuvre, les devoirs du traducteur étaient difficiles et impérieux ; aussi comptons-nous sur l'indulgence du public pour une copie que nous nous sommes efforcé de rendre le moins indigne possible du modèle.
Et maintenant nous laissons l'historien raconter lui-même les événements, en finissant pour notre compte par cette réflexion du meilleur commentateur de Montaigne (1) :
« Il est bien aisé d'inspirer à n'importe quel « peuple, du mépris pour ses anciennes obser- « vances ; nul n'en forma le projet qui n'en vînt à « bout. Mais de mettre un meilleur état de choses « à la place de celui qu'on a ruiné, c'est en cela « qu'on voit échouer les efforts des insensés qui « ne craignent pas d'entreprendre. »
(1) Etienne Catalan (Études sur Montaigne).