‹ Insurrection survenue dans le sud de la province de Constantine en 1849: relation du siége deChapitre 13 sur 27 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Arrivée du colonel Canrobert venant de Bouçada. — Il enlève un troupeau de moutons à une fraction de tribu saharienne. — Sa colonne apporte le choléra avec elle. — Retour d'une partie de la cavalerie. — Le colonel Carbuccia remplace le colonel de Mirbeck à Biskra. — Construction d'une redoute. — Arrivée du commandant LeBrettevillois, du génie. — Il prend la direc* tion des travaux. — Corvée du fourrage attaquée. — Combat de Sidi-Merazzi. — Défaite des nomades. — Assassinat du caïd Si-el-Bey. — Mauvaises dispositions des Saharis et des Ouled- Déradje. — Travaux d'investissement. — Les Arabes inondent les tranchées. — Le choléra prend une grande extension. — Arrivée du lieutenant-colonel de Lourmel avec deux pièces de 12 et un renfort d'infanterie. — Formation de la colonne en trois brigades.

Les opérations du siège de Zaatcha n'auraient pas été prolongées au delà de toute prévision si, dès le début, la province de Constantine avait eu les troupes nécessaires pour faire face à toutes

les éventualités ; mais les renforts venant d'Anmaie, d'Alger et même d'Oran, et arrivant à des époques plus ou moins éloignées, laissaient aux habitants des oasis et aux Arabes des tribus voisines du Sahara la latitude d'agir avec impunité. Pendant ce temps , le général faisait tous ses efforts pour repousser les attaques du dehors, tout en continuant le cheminement vers les murs du Bordj ; aussi, les forces de ses troupes s'épui^ saient, et, dans les premiers jours de novembre, il fut impossible de fournir à l'artillerie et au génie le nombre de travailleurs demandés pour la continuation des travaux.

On luttait donc contre de grandes difficultés, lorsque, le 8 novembre, la colonne qui avait été envoyée d'Aumale à Bouçada pour rétablir l'ordre momentanément troublé, arriva à Zaatcha, sous les ordres du colonel Canrobert. Pendant laroute de Bouçada au camp, cet officier supérieur ayant rencontré une petite fraction de tribus sahariennes, lui enleva un troupeau de 3,000 moutons et chèvres. Cette prise, distribuée aux troupes, répandit un moment de joie parmi elles; car il faut peu de chose au soldat pour lui faire oublier ses privations et ses fatigues.

L'arrivée de cette colonne, forte de 1,210 hom-

mes, en faisant renaître Tespérance, produisit un très-heureux effet sur les troupes. Elle fut donc reçue avec bonheur, quoiqu'elle traînât à sa suite le choléra qui, avec une rapidité extraordinaire, atteignit les hommes du 3* bataillon d'Afrique, ceux du 3* chasseurs à cheval d'Afrique et sévit ensuite sur tous les autres corps. 11 fallut combattre immédiatement ce fléau en isolant le plus possible les cholériques du camp. A cet effet, le sous-intendant Bazire, dont le zèle intelligent ne se démentit pas un instant pendant cette expédition, établit à l'extrême gauche nord-est une ambulance assez éloignée pour qu'elle fût hors de la vue, et que les gémissements des malheureux atteints de cette cruelle maladie ne fussent pas entendus.

Ce renfort permit au général de rappeler une portion (1) de la cavalerie qu'il avait envoyée à Biskra, sous les ordres du colonel de Mirbeck, pour assurer la communication de ce point à Bathna. Cette arme était devenue indispensable pour l'opposer aux attaques des cavaliers nomades, de jour en jour plus audacieux et plus entreprenants. M. de Mirbeck rentra le 10 no-

Ci) 150 chevaux*

verabre; il fut remplacé par le colonel Carbuccia, commandant supérieur de la subdivision de Bathna, qui retourna à son commandement avec des instructions relatives à l'établissement ^ à Biskra, de locaux destinés aux cholériques, aux mesures propres à conserver la sécurité des routes et à la politique à tenir avec les chefs arabes; il partit avec le bataillon de la légion étrangère, afin de remplacer celui du 43% rentré au camp avec la cavalerie.

{Planche II.)Tous ces mouvements de troupes, qui auraient dû faire voir aux Arabes que notre intention n'était point de nous retirer, ne les intimidèrent pas; car, ne pouvant plus approcher du camp vers la partie nord-est, que Ton avait dégagée par labatage des palmiers, ils se portèrent au nord-ouest; et, dans la soirée du 10 novembre, étant sortis des jardins d'Aïn-Fouar, ils arrivèrent assez près des tentes pour que leurs balles tombassent au milieu d'elles. Comme il était possible que cette attaque nocturne fût renouvelée, le génie proposa la construction d'une petite redoute qui, placée entre Aïn-Fouar et Aïn- Meïoub, couvrirait l'espace vide entre ces deux points. Reconnaissant dans cette proposition une grande sécurité pour le camp, le général décida

qu'elle serait mise à exécution dès le lendemain, 11 novembre.

A cet effet, le 43* de ligne se rendit à six heures du matin sur l'emplacement oîi devait s'élever cet ouvrage avancé, et il y travailla jusqu'à huit heures du matin sans être inquiété. Mais, au moment oîi il fut relevé par un détachement du 38* de ligne et du 3* bataillon d'Afrique, les Arabes engagèrent une vive fusillade avec les postes, que Ton plaçait pour couvrir les travailleurs. Ils avancèrent résolument, enlevèrent un grenadier du 38* de ligne, qu'ils décapitèrent à l'instant même, et après avoir enduit sa tête d'une couche de miel, ils l'exposèrent en plein soleil sur la brèche, d'où on la fit disparaître par un éclat d'obus , pour ôter à la vue des hommes un spectacle aussi pénible.

Le général ayant vu, du camp, nos postes fortement engagés et les Arabes cherchant à les déborder, monta à cheval et se porta rapidement à la redoute, dont le travail avait été arrêté. A son arrivée,- un retour offensif ayant été fait avec la plus grande vigueur, l'ennemi se retira à la hâte dans les jardins : il reparut un instant après, et, malgré tous ses efforts, il ne put em-

pécher la construction de cet ouvrage, qui fut achevé et immédiatement occupé.

Cette affaire nous coûta 5 tués et 14 blessés, parmi lesquels le capitaine d'état-major de Tugny, qui était chargé de diriger ce travail. Le lieutenant Peyssard, du 3" bataillon d'Afrique, se fit remarquer par son entrain et par l'élan qu'il imprima aux hommes de son détachement.

Ce même jour, M. Le Brettevillois, chef de bataillon du génie, arriva au camp en remplacement du colonel Petit. Il amenait avec lui 2 officiers et 30 sapeurs, et, ayant pris la direction des travaux le jour même de son arrivée, il organisa immédiatement son service en donnant au capitaine Schemmagel, nouvellement arrivé, la conduite des travaux de l'attaque de droite et chargea le capitaine Laberge de ceux de gauche. Il fut décidé que l'on chercherait à investir la place, si on ne rencontrait pas de trop grandes difficultés, puis que, suivant les circonstances, on ouvrirait une ou plusieurs brèches vers la partie ouest de l'enceinte du village qui était encore intacte.

Los opérations du siège furent, dès ce moment, suivies avec plus d'ensemble, et, bien que les différents détachements arrivés au camp n'eussent porté Teffectif général qu'à 6,118 hommes dispo-

iiibles(l), il fut possible de donner au génie et à l'artillerie une grande partie des travailleurs dont ces deux armes avaient besoin : en même temps, avec l'aide de la cavalerie, qui comptait 512 chevaux disponibles, on put faire repentir les nomades de leur audace, qui était basée sur leur conviction que le général n'avait pas à sa disposition les forces nécessaires pour les châtier.

Ces cavaliers nomades, grands coureurs et pillards, étaient une plaie qui, ajoutée aux ravages du choléra et aux fatigues d'un siège difficile, fit de cette opération militaire une guerre tout à fait exceptionnelle ; elle ne put être jugée et appréciée que par ceux seulement qui en suivirent toutes les péripéties ; car il fallait être sur les lieux pour se rendre compte de ces luttes continuelles contre des assiégés fanatiques et contre ces nomades rôdant sans cesse aux alentours du camp, épiant toutes les sorties des détachements et des corvées; celles surtout du fourrage paraissaient avoir pour eux un attrait particulier.

{Planche IL) Ayant été prévenu qu'ils proje-

(i) L'effectif, à la date du 15 octobre, était de 6^040 hommes.

taient d'attaquer cette corvée, qui se faisait à une assez grande distance, le général ordonna, le 12 novembre, au colonel de Mirbeck, de prendre toute la cavalerie pour le fourrage ; il la fit accompagner par le bataillon de tirailleurs indigènes et par une pièce de montagne. Le fourrage se fit tranquillement; mais au retour, les nomades, couverts par un mouvement du terrain, cherchèrent à entourer cette petite colonne, pendant que des fantassins, sortant en grand nombre de l'oasis de Bouchagroun, s'avancèrent hardiment sur son flanc gauche ; les troupes continuèrent à marcher dans le plus grand ordre et d'un pas accéléré. Les Arabes, trompés par ce simulacre de retraite, précipitèrent leur course, et lorsque le colonel de Mirbeck les vit assez près pour être attaqués avec succès, il fit un signal convenu. Aussitôt, les chasseurs et les spahis jetèrent le fourrage que portaient leurs chevaux, et appuyés par le bataillon indigène, ils se lancèrent sur cet ennemi entreprenant, qui se sauva à toutes jambes, en laissant le terrain couvert de tués et de blessés.

Pendant que cette charge s'exécutait sur les fantassins arabes, un escadron du 3** chasseurs tourna le mamelon du marabout Sidi-Merazzi,

et se rencontra avec les cavaliers ennemis, qui, à leur vue, tournèrent bride ; en ce moment, un escadron du 1" chasseurs arriva sur leur derrière et leur coupa la retraite. Les nomades auraient été probablement écrasés, si les goums du kralifat Mokrani, ayant devancé les deux escadrons, ne se fussent mêlés avec eux. Les chasseurs ne pouvant les reconnaître, les frappèrent indistinctement d'estoc et de taille. Les ennemis furent involontairement favorisés dans cette lutte par nos amis; les uns et les autres se dérobèrent au plus vite aux coups de nos chasseurs. Dans cette mêlée, trois hommes importants du goum du kralifat Mokrani furent tués. Toutefois, la leçon fut sévère pour les nomades. La retraite ne fut pas inquiétée, et, de ce jour, le fourrage put se faire sans être troublé.

Nous eûmes dans ce petit combat trois hommes tués et six blessés. La perte de l'ennemi dut être considérable, si Ton en juge par le découragement qui se manifesta, personne n'ayant suivi la colonne à son retour.

Cette défaite des nomades à Sidi-Merazzi, oii ils perdirent plusieurs de leurs grands, les rendit beaucoup moins entreprenants; ils ne se montrèrent plus que de loin, et la route de Biskra au

camp ne fut plus inquiétée par eux. Leur voisinage, cependant, n'en était pas moins dangereux et forçait le général à garder près de lui la cavalerie, dont il aurait désiré détacher une grande partie tant à Bathna qu*à Biskra, pour maintenir la communication entre ces deux points. Cette route, plus que jamais, pouvait être interceptée, depuis que les tribus limitrophes de la route s'étaient déclarées en pleine révolte ; il y avait surtout à redouter les Ouled-Solthan, qui venaient d'assassiner le caïd Si-el-Bey, des Bou- Aoun, homme dévoué et sincèrement attaché à notre domination, qu''ils avaient frappé traîtreusement, au moment où il réunissait les mulets de réquisition destinés à porter des vivres à la colonne expéditionnaire, symptôme convaincant de l'esprit de révolte qui les animait.

{Planche 1.) Ces faits, déjà fort graves, étant encore exagérés par les rapports que l'on adressait au général et par le dire des Arabes, le jetèrent un moment dans une grande perplexité, qu'il voulut faire cesser en donnant l'ordre au kralifat Si-Mokran d'aller s'établir avec sa smala à El-Outaïa, et de couvrir cette plaine des tentes des Saharis ; c'était le moyen d'occuper tout le pays et d'assurer la route. Mais le kralifat lui

répondit : « que les grandes tribus des Saharis et « des Ouled-Déradje étant dans les plus nnau- « vaises dispositions, il ne pouvait compter sur « elles, et qu'il lui était impossible de remplir « la mission dont on voulait le charger. » Ce point important ne put donc être occupé. Tels étaient nos grands chefs arabes, dont l'influence et l'autorité étaient remplacées par celles de quelques prédicateurs fanatiques.

Le général ne put donc pour le moment obvier à ce grand embarras qu'en donnant les ordres les plus positifs pour que les convois devinssent plus rares et qu'ils partissent de Bathna et de Biskra de manière à pouvoir se rencontrer et à former ainsi une force assez considérable pour intimider les Arabes.

Mais comme il était persuadé que tous ces soulèvements tomberaient avec les murs de Zaatcha, la plus active impulsion fut donnée aux travaux pour en hâter la chute. Pour éviter les dégâts causés par les incendies des 5 et 6 novembre, au lieu de masque, on se servit d'un gabion recouvert d'une peau de bœuf, et on n'employa les fascines qu'après les avoir dépouillées de leurs feuilles, qui, en séchant,

étaient un aliment puissant pour le feu. On fut même forcé de les couvrir de peaux de bœufs et de moutons fraîchement tués.

{Planche IIL) A la sape de droite, on s'avança dans le chemin d'Aïn-Fouar malgré l'opposition de l'ennemi, qui nous força à blinder le cheminement à mesure que l'on gagnait du terrain; puis, après être arrivé à environ dix mètres dans cette direction, on entreprit un débouché vers l'ouest pour essayer, au moyen d'une tranchée, rinvestissement de ce côté de la place. Le 13 novembre, à la pointe du jour, une reconnaissance fut faite, et les jardins n*^ 15 et 16 ayant été trouvés favorables aux travaux à exécuter, ils furent occupés, le 15 novembre, par trois compagnies d'élite du 43* de ligne. Cette occupation nous rendit maîtres du chemin d'Aïn-Fouar jusqu'au point où se réunissent les sources, et permit de commencer la route, longue et contournée, destinée à faire arriver les pièces de douze dans le jardin n** 16, où devait s'élever la batterie.

Pendant que vers la droite on entreprenait l'investissement de la partie nord-ouest de la place, la même opération se faisait au sud, en

débouchant à gauche de la batterie n** 5, dans le but d'établir une parallèle avec laquelle on se proposait d'investir une partie du village. Ce travail, qui se faisait à la sape volante, fut tellement inquiété parles Arabes, que les travailleurs furent obligés de se retirer, et on renonça à cette sape pour avancer à la sape pleine, en ayant soin de se couvrir de chaque côté avec des rondins en troncs de palmier. Le 15 novembre, pendant la nuit, la sape volante ayant été reprise, le cheminement fut conduit suv une longueur de dixhuit mètres jusqu'à l'extrémité du jardin n** 8. Ce travail d'investissement n'avait pas empêché de continuer celui du passage blindé du fossé, qui, le 13 novembre, était arrivé jusqu'au pied du mur de la première maison.

L'artillerie secondait le génie dans tous ses travaux, en les protégeant par son feu, qu'elle dirigea de manière à battre les points culminants, d'oii Tennemi avait le plus de facilité pour inquiéter les travaux d'attaque ; elle arma successivement les batteries 5, 8 et Besse de canons et d'obusiers de 0,15, tant pour opérer de nouvelles démolitions que pour fouiller et bouleverser les décombres. Elle entreprit aussi la construction de la batterie n' 9, qui, devant

recevoir des pièces de douze, était principalement destinée à faire brèche au saillant nordouest de la place.

La plus grande activité était donc apportée à presser les travaux, qui étaient souvent retardés, non-seulement par les attaques réitérées des Arabes, mais encore par le manque de sacs à terre, que Ton était obligé de remplacer par des caisses à biscuit, des sacs de vivres, et enfin par des rondins de palmiers, qu'il fallait débiter en grande quantité. Les matériaux manquaient souvent, car bien que le bois de palmiers fût en abondance, il n'était pas susceptible d'être employé partout; ces arbres, en outre, ne pouvant être abattus et transportés que de nuit à cause des feux très-rapprochés de l'ennemi, il en résultait de grandes fatigues et de grandes difficultés.

Les défenseurs de Zaatcha, de leur côté, ne restèrent pas inactifs et renouvelèrent leur tentative d'incendie en débutant par un feu trèsnourri sur l'extrémité des cheminements; puis, s'éclairant de torches enflammées qu'ils brandissaient dans l'air, ils approchèrent, à l'abri des palmiers, assez près pour essayer d'incendier et de détruire de nouveau la galerie blindée

établie sur le fossé de gauche. Cette fois, n'ayant pu réussir, ils employèrent un autre moyen de destruction, en dirigeant les eaux d'irrigation de l'oasis sur le terrain de la sape parallèle au fossé. En un instant, cette sape fut entièrement inondée, ainsi que le terrain environnant les batteries Besse et n"" 8. La sape fut abandonnée ; on se mit à arrêter l'eau qui se répandait dans les jardins et on creusa un écoulement pour la rejeter dans le jardin n** 16.

La prise de possession des jardins 15 et 16, qu'il fallut défiler au moyen de traverses, l'attaque de notre gauche et les efforts des Arabes pour s'opposer à l'écoulement des eaux, nous firent éprouver une perte de trois tués et seize blessés.

Ces vides causés par le feu de l'ennemi étaient augmentés par les victimes du choléra qui, apporté le 8 novembre par la colonne venue d'Aumale, s'était rapidement étendu sur tous les corps. Cruelle position, que d'être campé au milieu des sables, éloigné de toutes ressources, ayant ses derrières insurgés, ses communications menacées, et assailli en même temps par un fléau terrible, sans avoir les moyens de

pouvoir apporter le moindre soulagement, la moindre consolation aux malheureux cholériques; ceux-ci, souvent atteints dans leur service, étaient portés au plus vite à l'ambulance, et de là, s'ils ne succombaient pas, transportés le plus promptement possible à Biskra, oii ce môme fléau frappait impitoyablement les habitants de cette oasis. Cependant cette petite colonne, où rien ne pouvait être caché, supporta cette épreuve terrible avec la plus grande résignation; et, dans cette circonstance difficile, M. Malapert, chirurgien-major de 1" classe, chef du service de santé de la colonne expéditionnaire, ainsi que M. Doquin, chirurgien en chef de l'hôpital de Biskra, furent admirables par les soins qu'ils prodiguèrent aux malades.

Ce fut au plus fort de cette crise cholérique, le 15 novembre, que le lieutenant-colonel de Lourmel, venant de Constantine, arriva avec deux pièces de douze, un bataillon du 51*" de ligne et le S** bataillon de chasseurs à pied. Ce renfort porta l'effectif à 8,075 hommes, dont 7,149 disponibles et 926 hommes malades tant à l'ambulance que sous les tentes.

Cette augmentation de troupes et l'arrivée

de plusieurs colonels d'infanterie facilitèrent la formation de la colonne en trois petites brigades. La première fut mise sous les ordres du colonel de Barrai; la deuxième fut donnée au colonel Canrobert, et la troisième au colonel Dumontet; la cavalerie resta sous les ordres du colonel de Mirbeck; l'artillerie sous ceux du lieutenant-colonel Pariset, et le génie sous la direction du commandant Le Brettevillois.

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