‹ Intégration des équations de la mécaniqueChapitre 53 sur 56 · V__ DV ^ G · texte numérisé non relu

V__ DV ^ G

1&&. Remarque IL — Nous avons supposé jusqu'ici que le principe des forces vives était applicable, c'est-à-dire que la quantité H ne renfermait pas explicitement le temps : c'est ce que Bour avait supposé dans son mémoire. Mais M. Liouville f ) a fait remarquer que la théorie de Bour s'étend au cas où l'on considère les équations canoniques, abstraction faite de la dynamique, c'est-à-dire lorsque H est une fonction de t, 91, q^^ ... 9,,

Pi y Pu ••• Pu»

En effet, l'équation qui exprime que a est une intégrale des équations canoniques, c'est-à-dire que la dérivée totale ^ est nulle, en vertu des équations canoniques, est :

Or, cette équation a précisément la même forme que les équations (3), (H), (i 6), (19), ...

Toutes les équations sont ramenées à un type uniforme, H et t jouent ici le même rôle que deux variables conjuguées p„ g,.

Si H est indépendant du temps t, le problème admet pour intégrale H => const.j de même qu'il admettrait pour intégrale P( = consLj si H était indépendant de 9,.

(*) Journal de LiouvWe, t. XX, p. 456; Rapport de M, Liouville.

Variation des constantes arbitraires dans les problèmes

de mécanique.

t&e. Supposons que la fonction H puisse élre décomposée en deux fonctions Hi et Q, de sorte que les équations à intégrer :

dqi

dt

DH

dpi

dt

DH

deviennent :

dqi dt

DH

^Pi

Dn

dpi dt

DH, Dqf,.

Dû Dqfj

Supposons

que les équations cano

inîc

dqi dt

DH

^Pi

dpi dl

DH

Dy,.

puissent être intégrées, et soient a^, a,, ... a^^, les constantes d'intégration, telles que Ton ait :

La fonction Q est, en général, très petite par rapport à Hi : on rappelle fonction perturbatrice. Les équations (2) s'appellent les équations du mouvement troublé; les équations (3) sont les équations du mouvement non troublé. Dans la plupart des cas, la fonction Q ne dépend que des positions des points mobiles, c'est-à-dire des variables 90 ^^^ ^^^ indépendante des p,.

Nous considérerons le cas général où la fonction Q dépend des P(y Çi et de L

Nons supposerons que les intégrales des équations (2) aient la même forme (4) que les intégrales des équations (3); mais nous supposerons que les a, qui étaient constantes dans les intégrales des équations (3), c'est-à-dire dans le mouvement non troublé, deviennent des fonctions de t dans les intégrales du mouvement troublé (2). Ainsi, d'après cela, les dérivées de p,, q^ par rapport à /, en considérant les a, comme des constantes, satisfont aux équations (3), tandis que les dérivées, prises en considérant les a, comme. des fonctions de ^ satisfont aux équations (2).

t&7. Nous nous proposons de déterminer à quelles fonctions de iil faut égaler les a, pour satisfaire aux équations (2).

Nous allons d*abord démontrer une formule due à Lagrange et dont nous aurons à faire usage.

Des 2n équations (4) :

on tire :

Mais, les équations (2) nous donnent :

^MMi^ S^S ^MMNMB «■«■M B^HH^ •

i^Pi dt Dp,. .

D'ailleurs, des équations (5) on tire, en considérant les a^ comme des variables, fonctions de t :

par suite,

rfe "^ Df "*" -^ lion dt '

î)û D^,. ^ Tiq^ dak DH|

Dp, n ^^o^k dt Dp,

Or, ^ est la dérivée de 9, par rapport à t^ que Ton obtiendrait en considérant les a, comme des constantes : c'est donc la dérivée de qt qui satisfait aux équations (3), et Ton a, par conséquent, en ayant égard à ces équations (3) :

de même,

Dpj ^ Dttji dt

Dû ^ ^Pi doLk

"bqi ^ "boLn dt

D*ai!leurs, puisque Q est une fonction desp<, 9^ lesquelles sont des fonctions des a„ on a :

Dû ^ (7^0. Dp,. Da DçA Da ^ \D», ':ioL TiOf Da /'

Dû Dû

d*où, en remplaçant ^, ^ par leurs valeurs, il vient :

Dpr dqi

Dflt ^ ^^ xDa^ Da D»x* ^ol I dt

et, en posant (n"" tio) :

r^ al « ^ (^" ^' — ^' ^'], ^ XDa^ Da 'bait Da /

on a la formule :

C'est la formule de Lagrange : le signe S se rapporte à l'indice &, tandis que a est un élément déterminé.

t&8. Propriété. — Il est facile de démontrer que VexpreS' sion [a^i, a] est une fonction des éléments seulement, c'est^à'dire qu'elle ne renferme pas explicitement le temps.

( 257 ) On a donc à démontrer que' l'on a :

D[ai, a]

dt

A cet effet, reprenons l'expression :

Dp, Dqfj Dpî D^i

idoCjt da Dkj^ Dot

da^ Da

Da^ DâC /

On a évidemment :

\ Da* oa^

Da

Dr/, Dr/,

Da*

par conséquent,

^[ak^ a] ït

Do„\ 1

D* (p, ;^' -*- pî ;^' -I- ... ^ p„ —j

DÇi

Da»

DaD(

Pn

Da

Da.Df

On a d'ailleurs :

Dqr.

^< De

DH

DH

dqt

( 258 ) par suite,

Dpi Dp, Dp„

= P« -— -+- Pi -T— -*- - ■+" P«-r~"

\D^, Da* Dqf, Da^ ^„ DatJ

DHi DHi dtii

Dp, Dp, Dp„

/DHi î)pi ^H, Dp, DHi ^Vn\

\bpi D«4 ^p<i :iat ^p„ ^aj

/DH, :ip, DHt Dp, DHt DpA

\^Pi Da* D/ï, D«4 iip„ Da^/

DHi ^7i î)H, D^,

,D^, Da* Dy, Da*

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