B. — FACTEURS INVOQUES
En effet, d’après Gorpon (1950), l'épidémiologie ne se limite pas à «l'étude des infections dans leurs rapports avec les collectivités » (ZOELLER), mais s'étend à tout fait dans le déterminisme duquel intervient un agent causal, biologique, physique, chimique, un hôte, un milieu. Appliquée à la grippe, cette définition à permis d' apporter quelque lumière sur les facteurs’'qui COR HONTE l’éclosion des épidémies :
Facteurs physiques :
L'évolution saisonnière de cette infection n’a pas reçu, à ce jour, d'interprétation satisfaisante ; tout au plus, les récentes hypothèses ou études sur le rôle de l'humidité (Wappy, 1952) dans le déterminisme de la déshydratation des muqueuses rhino-pharyngées ont permis d’entrevoir le mécanisme possible de l’éclosion des épidémies, sans donner toute la solution du problème de leur pé-
- riodicité.
Facteurs biologiques tenant à l'hôte :
On tend à admettre actuellement que les saisons interviendraient plus sur le sujet récepteur que sur l'agent pathogène (LErgRun et coll. 1954).
La pénétration ou la multiplication du virus dans les voies res- -piratoires pourraient être empêchées par des facteurs non spécifiques présents dans les exsudats des voies respiratoires, facteurs en quelque sorte protecteurs, que des micro- organismes figurés pourraient altérer, favorisant ainsi l'infection. De même, les perturbations provoquées par une vaccination dans les processus de défense de l'organisme ont pu être invoquées comme facteur de fixation de l'infection virale : le fait rapporté par R. SomiEr (1954 a) pour la monucléose infectieuse a été retrouvé chez l’un de nos malades pour . la grippe (voir P. 65).