‹ Intérêt de quelques tests pour le diagnostic de certaines formes de tuberculose aiguëChapitre 11 sur 25 · La réaction de la séro-floculation de Vernes · texte numérisé non relu

La réaction de la séro-floculation de Vernes

à la résorcine.

La réaction de la séro-floculation de Vernes à la résorcine semble d’une tchnique relativement facile.

À l’aide du photomètre de Vernes, Bricq et Yvon on mesure à l'échelle photométrique le degré d’opacité d’un mélange de sérum sanguin prélevé au sujet en cause et d’une solution à 1,25 % de résorcine dans de l’eau bi-distillée.

Le prélèvement du sérum doit avoir lieu à jeun, le matin. Il est nécessaire de pratiquer la réaction sur le liquide complètement clair. Le résultat est donné par la différence entre deux lectures faites l’une aussitôt après le mélange, l’autre une heure plus tard.

On considère comme tuberculeux le sérum dont le degré photométrique est supérieur à 80, mais il ne faut pas croire à une démarcation nette entre ce qui est normal et ce qui est pathologique. En fait un degré de 25, 27 est suspect et le malade est à surveiller. Pour . se rendre compte de l’évolution il faut faire des examens successifs à intervalles à peu près réguliers et tracer une courbe, grâce aux différents chiffres obtenus. Vernes, à ce propos, recommande de se garder des appréciations par + et par — qui, à son avis, « constituent un langage

embryonnaire et noient tout. »

NDS)

Cette méthode permettrait de dire,qu'il existe une infection tuberculeuse, même en période d’incubation à cette période où seules les tumeurs de l'organisme pourraient signaler le mal. Cette méthode de recherche de la tuberculose semblerait intéressante; pratiquement elle pourrait être employée dans le dépistage des formes larvées, dans la surveillance d’uñe évolution, d’un traitement.

Vernes appuie ses nombreuses communications sur de nombreuses déterminations pratiquées à l’Institut prophylactique. Ufoltz, dans la Vie médicale du 31 août 1927 trouve cette méthode d’un grand secours. Elle lui aurait rendu de nombreux services, lui permettant de vérifier l’existence de tuberculose chez des sujets qui ne la soupconnaient pas, les révélations de la sérologie devançant celles de la chinique.

: Que peut-on penser de cette méthode à l'heure actuelle ? Tout ce que l’on peut dire, c’est que pour tout le monde ou presque elle est encore à l’étudé. Voici, une observation que nous a remis le professeur Ballet. l'intérêt réside en ce qu’un cobaye inoculé a été tuberculisé pendant l'étude de la malade, ce qui. a entraîné la conviction.

Observation. — Mme X. suivie depuis longtemps pour une affection pulmonaire non évolutive;cataloguée tuberculose pulmonaire. À ARCS |

La malade crache un peu, mais jamais il n’a été possible de trouver le bacille de Koch à l'examen direct ou après homogénéisation.

On arrive à se demander si la lésion est bien tuberculeuse, Car, comme le dit Sergent, «il n’y à pas de décision plus diffi-

ho 2

cile à prendre que celle qui consiste à dire si une lésion pulmonaire chez un non cracheur de bacilles est tuberculeuse ou non et surtout si elle est en évolution ou cicatricielle. » :

On se décide alors à pratiquer chez cette malade des réactions de Vernes et voici le schéma obtenu:

7 mars 1931 — Vernes à 6

7 avril 1931 — Vernes à’10 20 juin 1931 — Vernes à 13 25 octobre 1931 — Vernes à 34 18 déc. 1931 — Vernes à 24

La courbe passait bien par 34, en zone tuberculeuse mais étant donné la courbe on ne pouvait avoir une certitude complète.

Une inoculation au cobaye pratiquée entre temps montre là tuberculisation nette du cobaye et la présence de BK à l’autopsie.

SREOAR

Ici la réaction de Vernes était difficile d'interprétation. On voit par cette observation que les tests, en médecine n’ont rien d’absolu. Il est de tendance médicale de rechercher, non pas une seule preuve, mais un faisceau de preuves pour arriver plus sûrement au diagnostic exact.

La réaction de Vernes pourrait rendre des services. On aura intérêt d'y faire appel en l’associant à d’autres épreuves.

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