LA ANS
Là on pratique :
Le 21, une cuti-réaction qui se montre négative les jours suivants.
Le 22 une ponction lombaire dont le résultat est : Liquide clair.
132 lymphocytes par mm° de L. C. R.
Albumine 1 gr. 24 par litre de L. C. R.
Présence de bacille de Koch.
Evolution : Décès le 2 mars 1932.
Que conclure de toutes ces observations?
Avant tout, essayer par un examen microscopique soigneux du L. C. R. d’avoir le bacille de Koch. Lui seul donne la certitude.
Ensuite, si en dépit d’un laborieux examen, on n’a pu arriver à le trouver, on peut pratiquer la cuti-réaction à la tuberculine (il s’agit ici de nourrissons et de jeunes enfants). Elle est d’une pratique simple et donne une réponse rapide et souvent intéressante.
L'inoculation du liquide céphalo-rachidien au cobaye par la méthode de. G Ninni permettra peut-être de rendre cette technique plus heureuse en rendement pratique.
Quant à la réaction de Vernes, elle semble encore bien jeune et il faut attendre des observations plus nombreuses.
Avant de terminer ce chapitre, il nous a semblé intéressant d’insister sur le point suivant.
Le fait de pratiquer systématiquement une radioscopie ou radiographie pulmonaire chez un individu et en particulier un enfant se présentant avec des signes
cliniques de méningite tuberculeuse semble devoir
Nes
aider au diagnostic ou tout au moins aiguiller dans le sens de la méningite tuberculeuse.
Nos observations n°5 5, 8 et 9 nous montrent qu’à chaque fois-que nous avons pris la peine de faire une radioscopie nous avons trouvé des lésions pulmonaires importantes et insoupçonnées.
Pour beaucoup d’auteurs, la méningite tuberculeuse des premiers âges n’est qu'un épisode granulique, au cours d’une granulie généralisée.
En présence d’une méningite lymphocytaire sans bacille de Koch, on est tenté de croire malgré tout à une méningite tuberculeuse. Si la cuti-réaction à la tuberculine est négative nous avons vu qu’il peut encore subsister un doute. Alors le fait de trouver à la radioscopie une intégrité parfaite des deux champs pulmonaires permet, sinon d’écarter la méningite tuberculeuse d’une manière systématique, du moins de discuter plus fortement le diagnostic de méningite tuberculeuse en pré-
sence d’un enfant.
C'est ce qui est arrivé pour un enf:nt dont voici l’observation.
Observation 10.
P... L... est âgé de 7 ans. Dans ses antécédents personnels “peu de chose, une bronchite à 7 mois 1 /2, une rougeole à 11 mois. | |
En mars 1929, à l’âge de 4 ans, il à présenté une otite moyenne aiguë Lee qui à nécessité une double paracentèse des tympans.
L'histoire actuelle se place en janvier 1932. Le 30 dos ce mois, l'enfant se plaint au réveil de céphalée, sa température est de 380 5.