‹ Intérêt de quelques tests pour le diagnostic de certaines formes de tuberculose aiguëChapitre 22 sur 25 · SAT · texte numérisé non relu

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Observation 12 (Dr Giroire).

Le 29 février 1931 entre d'urgence à la Salle 2 de l'Hôtel- Dieu de Nantes, dans le service du docteur Giroire, un malade de 20 ans, célibataire, exerçant la profession de carrier.

Son médecin le fait entrer avec le diagnostic de congestion pulmonaire.

Malgré sa dyspnée et sa prostration, le malade raconte qu'il était fatigué depuis un certain temps déjà et que depuis dix jours il tousse, présente de la fièvre et de la diarrhée.

Ce qui frappe de suite, en plus de sa prostration légère et de la dyspnée c est la cyanose et Le sueurs profuses que présente le malade

La température est de 399 2 rectale.

Le pouls bat au-dessus de 100.

La langue est sale et plutôt sèche.

Diarrhée abondante, ocre, liquide.

Le diagnostic de congestion pulmonaire porté par le médecin de vile est de suite exzminé : dyspnée interne avec battement des ailes du nez, respiration rapide, courte; -cyanose de la ‘ace des mains.

Toux fréquente et grasse. Expectoration très abondante, mousseuse en surface avec du muco-pus dans le fond du crachoir. On va par la suite constater que l’expectoration est de la valeur de deux crachoirs par jour et plus.

L’auscultation nous montre dans les deux poumons, en avant et en arrière, des signes de bronchite aiguë très intense: runeus et sibillants.

Pas de signe de condensation pulmonaire à la percussion. Pas de souffle. ;

Aux deux sommets, signes de bronchite sans plus.

Le cœur est rapide, les bruits difficilement perçus du fait des bruits pulmonaires.

Le pouls est petit, rapide, non dissocié d'avec la température.

Les urines sont examinées. Urines peu abondantes, hautes en couleur, ne contenant ni sucre, ni albumine.

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En présence de ce malade, lég'rement prostré avec de la température depuis une dizaine de jours, avec de la diarrhée et des signes de bronchite aiguë généralisée on pense à la possibilité d’une affection typhique.

Le sujet, âgé de 20 ans, n’a pas été vacciné.

Sa rate est percutable.

Son foie est de hauteur normale.

Il est vrai que l’on ne trouve ;

ni taches rosées,

ni angine de Duguet,

ni épistaxis, et que le pouls n’est pas dissocié d’avec la température.

On procède de suite à des examens de laboratoire, sur les crachats et le sang, et voici les résultats qui parvinrent au service le lendemain.

Hémoculture. Recherche de bacilles typhiques et paratyphiques — négative.

Sirodiagnostie de Widal.— Aucune agglutination des bacilles typhiques et paratyphiques.

Recherche des microbes dans les crachoirs. — Pas de B. K.

Flore microbienne complexe avec des pneumoccques.

Le lendemain et le surlendemain mêmes symptômes, avec une température rectale à 390, 400.

Les faits qui dominent la scène à ce moment sont :

D'une part : la cyanose constante; — les sueurs profuse d’une rare intensité; — la diarrhée abondante.

D'autre part : les signes de bronchite aiguê et l'expec toration. RES

Le 3 mars. Nouvel examen bactériologique des crachats. — Pas de bacilles de Kock à l'examen direct ou après bomogénéisation.

Sérodiagnostic de Widal : pas d'agglutination du bacille d'Eberth, ni des paratyphiques.

Le 4 mars et le 5 mars même tableau. — On se décide à lui faire un abcès de fixation à la cuisse droite.

Du 5 au 10.— Diminution nette de la diarrhée et de la cyanose. Les sueurs persistent. Toujours des runcus à l’auscultation.

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Le 10, ouverture de l’abcès de fixation : pus abondant. À partir de cette date, tout semble devoir s'arranger. La fièvre tombe, la toux devient moins fréquente et l’expectoration baisse de quantité, gardant toutefois son caractère mousseux.

Les sueurs sont toujours abondantes.

La diarrhée disparaît peu à peu.

Les s'enes d’auscultation régressent.

Le 13 mars, tout change à nouveau; râles de bronchite dans les deux poumons. Température à 3905.

Le 14 mars, nouveaux examens Ge laboratoire :

— Recherche de bacille de Koch dans les crachats; pas de bacille à l'examen direct ou après homogénéisation,

— $Sérodiagnostie de Widal. Résultat négatif.

Cette nouvelle poussée fébrile va durer du 13 au 18, mais avec des températures de 3905-4005, sans grandes rémissions. Pouls tendu, non dissocié.

À partir du 18 mars, la dyspnée cède, l’expectoration se tarit; quatre jours plus tard, le 22, le malade crache à peine.

Auscultation : signes de bronchite légère.

Le 22 mars on transporte le malade à la radioscopie On constate l’image suivante.

A droite : tache d'opacité moyenne, assez homogène, occupant le tiers moyen du poumon, — hile droit chargé.

A gauche : intégrité complète, sauf petite ombre hilaire, peu dense.

Une radiographie est prise.

Du 22 mars au 30, tout rentre dans l’ordre, la température est de 370 2-370 5, sans plus. Le pouls est à 80-90.

Plus de dyspnée, plus de toux, plus d’expectoration.

Auscultation : aucun signe pulmonaire, aucune trace de bronchite.

Le malade, sent revenir ses forces, n’a plus de sueurs.

Le 9 avril 1932, il sort pour aller passer sa convalescence à la campagne. A

Le 8 juin 1932, le malade revient se faire examiner après deux mois de convalescence. i

Très bon état général.

Aucun incident pathologique depuis son départ.

Pas de température.

L’auscultation ne montre rien d’anormal.

Le malade ne tousse, ni ne crache.

La radiographie pratiquée nous permet de comparer le second film avec le premier et de juger de la régression des lésions.

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A gauche : hile normal.

A droite : scissurite droite, sans plus. —- Une petite tache floue péri-hilaire.

Observation 13 (DrBrelet et Brillouet).

La petite B.. X..., âgée de quatre ans, bien portante jusque-là, est examinée le 16 août 1927 parce que, depuis quelques jours, elle présente de la fatigue et de la fièvre le soir Fièvre qui atteint 3705-380.

Un examen complet ne révèle rien.

Cette fièvre persiste et du 17 au 15 septembre 1927, apparaît un amaigrissement notable.

La température passe à 380-389 5 le soir.

On ratique alors une hémoculture pour recher her le bacille & Eberth et ces Fac Iles parstyphiques. Elle revient négative du laboratoire.

Le sérodiagnostic de Widal est lui aussi négatif.

On pense alors fortement à une fièvre de nature tuberculeusse, aussi fait-on pratiquer une euti-réaction à la tuberculine : elle est positive.

L'auscultation des poumons ne montre rien et la fièvre continuant autour de 380 5 onse décide à faire faire une radiographie pulmonaire.

Radiographie pratiquée le 27 septembre 1927.

Voile très accentué du sommet et du 1/3 supérieur du champ droit avec semis de fines taches dans toute la zone cléido-hilaire. Hile droit élargi et épaissi.

À gauche rien.

La radiographie fixe le diagnostic, il s’agit donc de fièvre de généralisation tuberculeuse chez une enfant de 4 ans.

Le 1® octobre on constate une légère raideur de la nuque avec un peu de constipation. Apparition de signes méningés très nets les jours suivants.

Le 4, on à un Kernig net, une raideur de la nuque très marquée. Constipation opiniâtre. Vomissements en fusée.

Le 5 octobre, on pratique une ponction lombaire qui donne un liquide clair avec : ;

80 lymphocytes par mm de L. C. R.

Albumine : 0 gr. 95 par litre de L. C. R.

Pas vu de bacille de Koch.

Du 5 au 10, les signes méningés persistent et l’amaigrissement progresse à grands pas.

Le 10, somnolence de plus en plus nette, coupée de mouvements choréiformes, par crises. |

Le 15, coma, mort.

Cette observation est très intéressante, car nous assistons là à une évolution complète. La radiographie est venue faire le diagnostic avant l'apparition de la méningite tuberculeuse.

Observation 13 (DT Perrin).

Mlle X..., 20 ans.

Pas d’antécédents personnels.

Entre à l’Hôtel-Dieu de Nantes le 18 novembre 1930, parce que depuis quelque temps elle se sent fatiguée et,

présente un peu de diarrhée.

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