BANC EEE ME CV DR LE
T.I.T. pratiqué à trois reprises, en octobre 1951, en avril 1952, en octobre 1952 a été trouvé positif chaque fois avec Z.S. : 100 %.
Observation 403 (Docteur CUILLERET). — Mme C., 40 ans.
En 1943, première grossesse avec enfant normal, trouvé par la suite indemne de syphilis. |
En juin 1947, accouchement à terme d’un enfant porteur d’un pemphigus palmo-plantaire, mort en 24 heures. La sérologie est alors entièrement positive et le restera jusqu’en décembre 1951, malgré la thérapeutique.
On trouve à cette occasion chez le mari des éléments cutanés de syphilis secondaire (D' CuILLERET). Chez lui la sérologie est entièrement positive et se négativera sous l'effet de la thérapeutique en avril 1949. |
En décembre 1952, T.I.T. : I.S. 88 % posiif.
Chez la femme, en juin 1952 ; B.W. : 0; K. : 0; M. : +++++.
Le traitement a été correct, prolongé, 2.400.000 U. de pénicilline en 1947, puis bismuth (muthanol, bivatol, Quinby). Enfin, en 1952, 6 millions d’'U. de pénicilline (gingivite).
En mars 1953 : T.I.T. : I.S. 100 % positif.
. On conçoit combien de tels résultats de la sérologie classique, s'ils sont isolés de leur contexte clinique antérieur, sont trompeurs : c’est le cas de l'observation 1713 : la femme niant tout antécédent clinique. On comprend qu'ils puissent évoquer une fausse réaction posilive (Micuer). Nous avons déjà envisagé le problème dans un chapitre antérieur.
10) gite
Nous voulons ici, encore souligner l'importance dans l’élimination des fausses réactions positives :
— de la recherche soignée de tout antécédent clinique, — des résultats du T.LT.
Seuls ces deux éléments permettent devant une décourerle sérologique dissociée, ou ou non l'existence d une syphilis. C’est dire tout l'intérêt du T.I.T. lorsque manquent les antécédents.
SÉROLOGIE NÉGATIVÉE, T.IT. NEGATIF
Ici, à l'inverse du chapitre « I » la sérologie s’est
égativée, le plus souvent ct en e à fe syphilis a été de ue soit à l’occasion de manifestations cliniques primaires ou secondaires, soit quelques fois à des examens sérologiques prénalaux. Le plus souvent la thérapeutique a pu intervenir à proximité de l’accident initial : faite à des doses convenables, elle réalise les conditions nécessaires pour obtenir le maximum d'efficacité.
Le T.I.T. pratiqué tardivement à l’occasion d’une nouvelle grossesse se révèle à son tour négatif. Témoigne-t-1l alors d’une guérison réelle, nous ne saurions l’affirmer ; certains ont voulu voir en lui un test de guérison (tant attendu par les vénéréologues) ; ce ne sont pas nos quelques observations qui nous permettront d'apporter une conclusion. Mais en tout cas 1l constitue un argument supplémenlaire, el de valeur, en faveur de l'effet de la thérapeutique. Toujours en s’aidant des éléments de la clinique il sera
ansi possible suivant les cas, d'abandonner tout traitement
ou de le poursuivre à doses réduites.
Dans douze observations 1l nous a été use de trouver cette double négativité.
Observation 762 (Médecin Commandant OLIVIER). — Mme F.
Le mari, en 1946, fait une syphilis primaire à sérologie rapidement nég ativée par le traitement.
En août 1946 découverte chez la femme d’une sérologie très positive. Négativation complète de la sérologie en deux mois par le traitement Novar-bismuth. Depuis la sérologie est toujours restée entièrement négative. Le traitement continue au bismuth seul.
En février 1949, accouchement d’un enfant prématuré de 8 mois 1/2. Poids : ‘2.450/480, sans signes de syphilis congénitale. Mort au 6° jour.
Vérification non faite.
En avril 1952, sérologie négative. T.I.T. : I.S. 0 % négatif.
Observation 1551 (Professeur PIGEAUD), — Mme V., 39 ans.
Peut-être existe-t-il une syphilis maternelle dans les antécédents héréditaires ?
En 1944, on découvre au cours d’une deuxième grossesse, à hexamensprénatal : BW. : 0: K.: L'+ : M.: ve.
On traite la malade pendant cette grossesse. Depuis le B.W. aurait toujours été négatif. Le mari a eu lui aussi une sérologie dissociée. Traité correctement.
L'enfant né en 1944, après un accouchement normal est mort à un jour.
A signaler qu'en 1942, une première grossesse avait donné naissance à un enfant considéré par le P' PIGEAUp comme porteur de stigmates de syphilis congénitale.
Depuis 1944 a eu trois grossesses successives, au cours desquelles, elle a reçu deux séries de muthanol. Pour la dernière une série de muthanol a été remplacée par 3 millions de pénicilline.
Chaque enfant a été traité pendant un an par frictions. Tous sont normaux et en bonne santé.
Le dernier accouchement en janvier 1953 a été normal. Enfant superbe.
Pas de signes de syphilis. Excellente courbe de poids.
La sérologie de la mère est négative. T.I.T. : IS. 16 % négatif.
Observation 1530 (Professeur PIGEAUD). — Mme M., 35 ans.
Pas d’antécédent syphilitique connu; en 1944, sérologie négative au cours d’un examen systématique.
En 1947, un examen prénatal découvre une sérologie entièrement positive.
Chez le mari on trouve aussi une sérologie entièrement positive.
On entreprend un traitement bismuthique.
L'enfant naît à terme, vivant. On à peu de renseignements. On sait seulement que l'élevage en a été difficile. La sérologie a toujours été négative. Suivi par le dispensaire de Tarare.
La sérologie de la mère s’est négativée en 1948. Celle du père en 1950.
Nouvelles grossesses en 1948, 49, 51. Tous les enfants sont en bonne santé.
Au cours de la dernière grossesse, en 1952, pénicilline 3 millions + 10 muthanols.
L'accouchement est normal à terme. Enfant 3.760/650 gr. Pas de signes de syphilis. La sérologie du cordon est négative. à
Après l'accouchement chez la mère: T.I.T.: IS. 0 % négatif.
Observation 165 (Docteur THIERS). — Mme P.
Première grossesse se termine par l'accouchement d’un mort-né. La deuxième grossesse donne naissance à terme à un enfant
normal en bonne santé. É Les troisième et quatrième grossesses se terminent par deux
avortements. ; ER En 1940, à l’occasion de la dernière grossesse, on découvre une
sérologie très positive. A
Traitement des deux conjoints, intense : bismuth.
En 1951, la sérologie est entièrement négative et le T.IT. : IS: 15 % négätif.
ÉNOURS
Observation 1602 (Professeur PIGEAUD). — Mme B., 26 ans.
Syphilis clinique et sérologique en 1947, avec sérologie positive. Traitement peu intense, négativation de la sérologie.
Le 30-11-50, accouchement normal à terme d’un enfant vivant en bonne santé.
En avril 1951, avortement de deux mois.
En 1951, ovariectomie droite.
En 1952, troisième grossesse. La sérologie est entièrement négative. Naissance en janvier 1953 d’un enfant de bon aspect. Mais hépatomégalie et splénomégalie. Hypospadias. Radiographie des membres inférieurs négative. Les sérologies de la mère et du cordon sont entièrement négatives.
On traite l'enfant par prudence. A la sortie du service, l’enfant va très bien ; rate à peine perceptible.
A la naissance, sérologie de la mère négative. T.I.T.: LS. 0 % négalif. r
Observation 1594 (Professeur PIGEAUD), — Mme P., 24 ans.
Les deux parents de Mme P. sont des syphilitiques connus ; l'affection a été découverte à sa naissance. Elle aurait eu des lésions syphilitiques manifestes. Traitement des deux parents après la naissance, Les frères et sœurs seraient indemnes.
A 6 ans, kératite interstitielle bilatérale ; à cette époque seulement, on entreprend un traitement correct chez elle : cyanure de mercure, arsenic.
Première grossesse en 1951. Accouchement en août, à terme, d’un enfant normal de 2.900 gr. La sérologie était négative rendant la grossesse, cependant récidive de kératite, avec aggravation marquée après l'accouchement et malgré un traitement varié : cyanure, pénicilline, muthanol.
En novembre 1952, une rhinite chronique se complique de dacryoçystite bilatérale pour laquelle elle est opérée. -
Nouvelle grossesse actuelle, avec récidive de kératite. Traitement pénicilline, cyanure,
En janvier, sérologie négative : T.I.T.: I.S. 0 % négatif.
Accouchement à terme d’un enfant de 3.200/600. T.I.T. : LS. 0 % négatif ; sérologie négative,
Observation 1766 (Docteur CHANIAL). — Mme N.
Syphilis congénitale. Parfaitement traitée pendant 5 ans. Après arrêt du traitement : première grossesse avec enfant normal, sans signe de syphilis congénitale.
En février 1953, à nouveau enceinte ; sérologie entièrement négative.
Le SR HSE. TE TS Rega.
Observation 1748 (Professeur PIGEAUD). — Mme B.
En mai 1948, le mari présente des lésions de syphilis secondaire avec sérologie très positive,
La femme aurait eu, elle aussi, une éruption. En tout cas, sérologie très positive.
: Traitement intense des deux conjoints : bismuth, puis péniciline,
La sérologie est toujours négative depuis 1948.
En 1944, accouchement à 8 mois d’une fille de 2.060 gr., en bonne santé.
En 1945, accouchement à 7 mois et demi d'une fille de 1.960 gr. en bonne santé. :
En 1946, accouchement à 7 mois et demi d’une fille de 2.050 gr. en bonne santé.
En 1946, fausse-couche de ? mois.
En 1949, fausse-couche de ? mois et demi.
Depuis quelques mois, soignée pour « métrite » avec pertes abondantes.
Grossesse actuelle, avec menace de fausse-couche au 4 mois. Malgré la sérologie négativée depuis 1948, on fait pénicilline: 15 millions d'U. A 6 mois et demi, évacuation d’un fœtus macéré de 1.100/250.
Le 4-2-53 (peu après accouchement) : T.I.T.: I.S. 0 % négatif.
Inoculation au lapin d'un prélèvement de foie du macéré : résultat négatif : pas de syphilome.
Observation 928 (Docteur SCHMUTZ). — Mme G., 19 ans.
La mère a une sérologie très positive et refuse tout traitement.
La fille présente en 1943 des accidents oculaires, avec cécité améliorée, puis guérie par le traitement : acétylarsan puis bismuth.
La sérologie se négative :
ROIS ES BANEE RC EEE NETECN OEM ESPRITS ESS
Mars 9%£ "BW 0: KE 0: M ++ EM ET,
Nov. 1944 : B.W. : 0 ; K. : +— ; Hecht: + ; M. : ++.
Sérologie prénuptiale en 1950, entièrement négative. Traitement bismuth.
Accouchement en novembre 1950, à 8 mois, d’un garçon de 1.900 gr. — + fœtus compressus (ayant vécu trois mois environ).
En 1992, sérologiernégative : TI. T3 T.S: 51% mégatif.
Observation 1593 (Professeur PIGEAUD). — Mme V., 30 ans. à
En 1949, à la 5° grossesse (les 4 enfants nés auparavant sont tous nés normalement et actuellement en bonne santé, sauf un mort à 13 mois de bronchopneumonie), découverte d’une sérologie entièrement positive. La découverte étant tardive, on ne peut faire qu'une série de muthanol. L'enfant naît mort, non macéré, 2.800/ 500 gr. A l’autopsie, signe de Wegner : positif ; tréponèmes trouvés dans le foie. Par la suite, traitement au bismuth.
En juin 1952, accouchement spontané à terme d’un enfant normal ; pendant la grossesse, on a fait 5 séries de 3 millions de pénicilline. La sérologie de la mère était négative. L'enfant est normal : 3.400/460 gr. Sérologie du cordon négative ; radiographie des membres inférieurs négative.
En janvier 1953, 7° examen prénatal. La sérologie est négative. Traitement de prudence : péuicilline + bismuth.
FOTESTISS MO ERÉD ANT.
Observation 1836 (Professeur PIGEAUD). — Mme V., 41 ans. Deux enfants en bonne santé de 18 et 13 ans.
En 1943, troisième enfant mort à 5 mois 1/2 de complications de coqueluche.
En 1948, spécificité conjugale avec manifestations cliniques des deux conjoints. Traitement immédiat; une seule sérologie a été positive. 4
Chez la femme, à l’occasion d’une 4° grossesse en 1952, on fait 3 fois 3 millions de pénicilline + 8 muthanols. |
Accouchement spontané à terme d’un enfant normal: 3.150/ 600 gr. Pas de stigmates de syphilis. Radiographie des membres inférieurs négative. -
La sérologie de la mère à la naissance est entièrement négative.
TI.T 5 1.S1 0% négatif.
Observation 1838 (Professeur PIGEAUD) — Mme G.
Le mari présente une syphilis découverte en 1946, traitée par le Docteur THIERS.
En 1949, sa sérologie est encore partiellement positive. Mariage en 1950.
Vu l’état du mari, à l’occasion d’une première grossesse, alors que la sérologie est entièrement négative (1949), on fait un traitement de prudence : bismuth. L'accouchement est spontané à terme, mais l'enfant meurt au cours de l'expulsion. .
La sérologie de la mère et du cordon sont entièrement négatives. A l’autopsie, pas d'hémorragie méningée, signe de Wegner négatif. La syphilis ne paraît pas en cause,
Deuxième grossesse en 1951, se terminant par la naissance d’un enfant normal : 3.380 gr. Tous les examens sont négatifs. Un trai- Itement de prudence avait été entrepris (2 séries de Bismuth).
Troisième grossesse actuelle. On ne fait pas de traitement (Docteur THIERS). Les deux conjoints ont une sérologie négative. A deux mois du terme, en février 1953 : T.I.T. : I.S. 0 % négatif.
Observation 1922 (Professeur PIGEAUD). — Mme D., 26 ans.
En 1946, syphilis secondaire avec une sérologie très positive.
Traitement précoce et intense (novar-bismuth). Négativation de la sérologie en janvier 1947. Depuis, toujours négative.
Première grossesse en 1952, grossesse normale. Traitement par deux séries de bismuth. La sérologie est négative,
L'enfant naît à terme : 3.250/280, en bonne santé, sérologie et T.ILT. dans le cordon : négatifs ; la radiographie des membres infé-
rieurs est négative. Bonne prise de poids avec poids de naissance au 10° jour.
Chez la mère, à proximité du terme: T.I.T.: 1.S. 0 % négatif.
Cette dernière observation (1838), est particulière. La sérologie de la femme a toujours été négative depuis le mariage. Un traitement n'a été entrepris chez elle que par suite de l'accident primaire du mari remontant à quatre ans, avec une sérologie partiellement négativée, seulement. Il est très probable que l'accident de première grossesse connaît une cause obstétricale autre que la syphilis : celle-cr n'aurait d’ailleurs pas manqué d'être mise en cause si aucune thérapeutique n'avait été entreprise.
A cette occasion, nous voulons évoquer un problème de diagnostic. Lorsqu'un diagnostic de syphilis est porté sur la seule constatation d’une sérologie positive, (surtout lorsqu'elle est dissociée) et qu'une thérapeutique est entreprise, il n'est plus possible par la suite même si la négalivation de la sérologie est rapide et définitive, de suspendre cette thérapeutique. En effet, même si le traitement a été minime, même en l'absence de lout accident obstétrical, on ne peut qu'avoir le doute d'une erreur de diagnostic. Le T.L.T appliqué à distance, nous permet, certes, de renforcer cette idée. Mais il faut cependant se garder de lui attribuer une valeur absolue. La conduite à tenir la meilleure consiste avant tout, en cas de découverte sérologique anormale, de pratiquer, comme nous l’avons déjà dit, une sérologie de contrôle el un T.I.T. de vérification, puis d’entreprendre, alors seulement, une thérapeutique si nécessaire.
Dans l'observation suivante, se retrouve ce problème diagnostique : était-on en présence d'une F.R.P. d’origine non syphililique ou au contraire s’agissait-l d’une syphilis rapidement ‘blanchie par un traitement même minime ? Il est difficile de conclure à postériori. Aussi un traitement estil à envisager pour une nouvelle grossesse malgré la négati-
vité du. T-IT.
Observation 1919 (Professeur PIGEAUD). — Mme D., 34 ans.
Cinq accouchements antérieurs, avec des enfants de poids normaux. Aucun antécédent sérologique ou clinique de syphilis.
En 1950, à l'examen prénatal de la 6° grossesse, on trouve ja sérologie : BW. :-Æ+ ++: K : 0; M: +++++.
Un mois après : B.W.: ++; K : +++; M.:++++++.
On entreprend deux séries de muthanol.
L'enfant naît à terme. 3.050/650 gr. En bonne santé. Pas de signe de syphilis. La radiographie des membres inférieurs est négative.
Après la grossesse, traitement au bismuth poursuivi.
7 grossesse en 1953. A l'examen prénatal :
BEN ORNS OM, EC ErerE Tr Lee.
T.LT.: LS. 0 % négatif. — On décide néanmoins de traiter la mère : Pénicilline-bismuth.