MEMBRES
nécessité de perfectionner la prophylaxie de la prématuration.
A la clinique obstétricale, sous la direction du Professeur PiGEAUD, des efforts incessants sont entrepris pour l'élevage de ces petits êtres fragiles : locaux, appareillages, soins, alimentation, traitements, lutte contre l'infection, aucun détail n’est négligé, sans compter bien sûr le dévouement inlassable du personnel.
Mais aussi parallèlement, différentes enquêtes éliologiques sont entreprises de façon systématique : recherche de causes obstétricales, de toute maladie de la mère et en parculier néphropathie gravidique, incomptabilité sanguine et enfin recherche de la syphilis (sérologie de la mère, radiographie des membres inférieurs de l'enfant). Dans le cadre de ces recherches le Professeur PicEaup, nous a demandé d'associer à la sérologie classique, chez la mère. le T.I.T. C’est le résultat de notre enquête que nous dési-. rons rapporter ici, après un bref rappel des conceptions successivement admises sur le rôle de la syphils dans la prématuration.
Autrefois la syphilis élait rendue responsable d’un nombre important de prématuralions ; cette notion correspondait vraisemblablement à une fréquence et une gravité plus grande qu'aujourd'hui de la syphilis maternelle.
FOURNIER, dans ses leçons, insistait sur la prématuraon des enfants syphilitiques ; il disait avoir trouvé 285 enfants débiles, sur 1.125 que comptaient 500 ménages de syphilltiques. Parror pensait que « l’expulsion du nouveauné syphilitique avait surtout lieu aux 7° et 8° mois ».
D'après la loi de décroissance de linfluence de la syphilis sur le fœtus, Dipay et Roger et d’autres, à l’appui de statistiques montraient que l'accouchement prématuré intervenail en fin d'évolution de la maladie, avant la naissance d'enfants normaux, sains en apparence (P1z7ERA).
Après l’apparilion et la multiplication des examens sérologiques, le pourcentage de syphilis dépistées s’accrut et le rôle de la maladie de même. DEerrE dans sa thèse en 1912, sur 35 examens faits chez des prématurés, dit en avoir trouvé 17 positifs ; toutefois, admettant la possibilité d’une série heureuse il pense que sur 206 prématurés qu'il a examiné, sans leur faire à tous des Wassermann, la syphilis intervient dans 29% des cas. Ainsi comme le souligne l’auteur, la syphilis prend-elle une place prépondérante qu'« elle soit ou non le facteur principal dans le déterminisme de l’accouchement, son influence est capitale dans l'avenir des prématurés », De son côté WINkEL sur 242 grossesses de femmes syphilitiques trouve 66 cas d’interruption au 8° mois, soit 27,3 % des cas.