‹ Interposition Hépato-Diaphragmatique du ColonChapitre 20 sur 28 · HR TE · texte numérisé non relu

HR TE

3 ans. Le premier accès est survenu au cours d’une grossesse

qui s’est terminée sans incident.

Après une période de quelques jours durant laquelle notre

malade est d’une extrême fatigabilité, la douleur de l’hypocondre droit survient, le plus généralement le soir, et, s’accentuant progressivement, aboutit à la sensation extrêmement douloureuse, d’un écrasement siégeant sous les côtes. La douleur irradie en ceinture et dans la région dorsale. Au cours de chaque crise, la paroi abdominale est surdistendue, La période aiguë dure 2 heures environ. Elle est suivie pendant quelques jours, quelquefois même pendant » ou 3 semaines, d’un état nauséeux, qui n’aboutit jamais au vomissement. . En 1922, ictère de lype catarrhal, En 1918, infection intestinale étiquelée paratyphoïde, mais au cours de laquelle ni l’hémocullure, ni le séro-diagnoslic ne furent pratiqués. Constipation habituelle.

Quelques frottements dans la fosse sus-épineuse gauche. Rythme cardiaque régulier. Abdomen météorisé dans toute son élendue, À la palpalion, aucune sensibilité, en particulier dans la fosse iliaque droite.

La limite supérieure du foie est normalement située ; mais la percussion révèle, sur la matité hépatique, une zone de s0norité colique, qui s'étale sur une largeur de 3 travers de doigt environ.

Examen radiologique (D' Blanche). — Estomac du type orthotonique. La poche à air, un peu dilatée, soulève la coupole diaphragmalique gauche. Les courbures sont régulières sous toutes les incidences. Le bas-fond gastrique se relève de 4 iravers de doigt, en passant de la position verticale dans le décubitus dorsal. Aucun point douloureux sur l'aire et les bords gastriques. Evacuation normale. Hvyperpéristaltisme léger dès le début de l’évacuation. Le bulbe duodénal, dont les bords sont réguliers, est couché horizontalement. Le transit duodénal se fait lentement. La moitié supérieure de la troisième portion est légèrement rélrécie ; mais, à partir de ce point, le transit duodénal se fait à plein calibre.

Toute l’anse duodénale est mobile dans son ensemible ; mais se déplace en masse, attirant l’angle colique droit dilaté par des gaz et immédiatement au contact, sans qu'il soit possible de les dissocier.

Au bout de 7 heures, de très nombreuses anses grêles, et surtout les anses iléales, un peu dilatées, sont injectées (stase iléale), ainsi que le bas-fond cæcal, Ce dernier, en situation normale, à bords réguliers, très mobile, est nettement sensible

Re

à la palpation de son borû interne, en un point! qui répond à l’angle iléo-cæcal.

Au bout de 4 heuies, la masse opaque dessine à plein calibre tout le cæco ascendant et la portion droite du transverse. En position verticale, le pôle supérieur de l’angle hépalique du côlon semble n’'alteinare que le reboïd costal ; mais, en réalité, ce n'est que le niveau supérieur de la masse opaque qui atteint ce repère el l'angle hépatique dépasse très sensiblement

OBSERVATIONS = Fioe5.

les fausses côtes, comme l’atteste la présence d’une bulle d'air très dilatée, surmontant le niveau de la masse barvtée. En décubilus dorsal, celle bulle d'air s’emplit de gélobarine et l'angle colique droil apparaît alors netlement interposé en

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