DAS
L'estomac est petit, le bas-fond est à deux travers de doigt au-dessus de la ligne bi-iliaque. L’antre pré-pylorique est légèrement attirée à droile, au contact de la boucle du transverse précédemment signalée. Mobilité gastrique normale. Pas de points douloureux. Evacuation rapide. Transit duodénal à plein calibre. Toute l’anse duodénale, mobile, se relève de trois travers de doigt en décubitus dorsal. Elle est au contact de l'angle colique droit. A la palpation, douleur diffuse du cæcoascendant.
Deuxième examen par lavement opaque : Remplissage rapide de tout le gros intestin, avec seulement un léger temps d'arrêt à l’angle splénique. L’angle colique droit est couché sous le diaphragme. Les portions avoisinantes du transverse et du descendant sont accolées. Points douloureux sous le rebord costal gauche, exactement où débute l’aecolement. Le transverse est haut situé. L'angle colique droit s’interpose d'environ un travers de doigt sous le rebord costal, il est presque parallèle à ce rebord. Le cæco-ascendant est dilaté. Le bas-fond mobile est attiré à gauche vers la ligne médiane. Le sæcum est sensible. Aucun point douloureux localisé.
OBSERVATION 17 (personnelle), — Prurit anal. Dysenlerie amibienne. Péricolile T. A. avec firalion du C. T. sous-hépalique et interposilion hépato-diaphragmatique du côlon.
Joseph C..., âgé de A9 ans, électricien, a été pendant la guerre à Salonique. Paludisme et dysenterie.
A eu alors deux crises de dysenterie qui ne présentent pas les mêmes caractères
Première crise : Durée 2, 3 jours ; fébrile, selles très nombreuses, liquides et sanglantes.
Deuxième crise : Durée 15 jours, selles noires moins nombreuses, moins liquides. Fièvre, mais le malade avait alors des accès palusires.
Depuis 1923, pruril anal sans rémission qui souvent l’empèche de dormir. A encore souvent des crises de diarrhée et des accès fébriles qu'il attribue à son paludisme.
Etat général assez bon avec des périodes de fatigues. Migraines très fréquentes.
Éruptions à la face de peliles papules presque confluentes, non prurigineuses.
Jaunisse en novembre 1932, Fièvre à 39.
| En résumé : Dysenterie amibienne ancienne (sequelles). Périviscérile sous-hépalique avec interposition colique.
Examen radiologique : après préparation habituelle la ba-
EDIT ee
ryle est dans les côlons. Ceux-ci sont injectés presqu'à l'angle gauche. Le côlon ascendant très allongé remonte très haut mais l'angle colique droit n’est pas interposé. Le transverse est aussi très élevé au ras du rebord costal.
Le cæcum est souple et bien mobile à la palpation ; l’ascendant est très peu mobile et paraît empâlé, le transverse également.
Lorsqu'on fait ingérer de la baryte, l'estomac s’injecte el son fond se superpose d'abord à l'ombre du transverse puis passe au-dessous. Le transverse n’encadre plus le fond gastrique ; il est ahérent landis que le fond de l'estomac conserve encore une assez bonne mobilité, La poche à air est normale. Il n’y à pas de liquide résiduel. Les courbures sont régulières ; les contractures énergiques. Le bulbe triangulaire et l'anneau duodénal normaux. Il y a donc un syndrôme de péricolite non de périgastrite.
OBSERVATION 18 (personnelle). — Péricolite et inlerposilion vraie de l'angle hépatique et adhérences sous-hépatique.
Marcelline Ch..., âgée de 43 ans, libraire, entre dans le service pour des crises de coliques survenant quotidiennement à horaire fixe après les repas.
Ces crises ont débuté il y a six ans. D'abord isolées : 2 ou 3 heures après son repas de midi ou du soir, la malade a été prise de douleurs violentes commençant du creux épigastrique, devenant maximum dans l’hypochondre droit, s’irradiant dans le cos et dans l’épaule droite, Elles durent de 3 à » heures et cessent brusquement. Après la crise, la malade à le teint jaune, parfois également, dit-elle, le blanc des yeux. Elle n’a pas de fièvre ; les urines sont normales, d'apparence Îles selles aussi.
Pendant 5 ans, tous les > ou 3 mois, nouvelle crise, en général due à une infraction du régime ordonnée à la malade au début des crises. |
Depuis un an les crises sont devenues plus fréquentes et il y a six mois une d’elles a duré huit jours. Ensuite elles se sont répétées 2 à 3 fois par semaine jusqu'au 4 septembre où la malade à souffert pendant 14 heures. Cette dernière crise plus violente que les autres n’a cédé qu’à la morphine.
A parlir de ce jour, malgré son régime, la malade souffre quotidiennement après ses 2 repas.
Le 5 octobre 1932, elle rentre à l'Hôpital St-Louis. Les crises sont toujours quotidiennes.
Trois recherches de sang dans les selles sont positives.
Un examen recloscopique ne montre aucune lésion. Pas d'hémorroïdes,
La malade sort de l'Hôpital St-Louis le 26 octobre 1932.
Elle vient consulter et entre dans le service de l'Hôpital Boucicaut le 7 novembre 1932. Depuis 2 mois elle a maigri de 7 kgs. Elle demeure corpulente ; a conservé son appétit.
OBSERVATION 18. — Fig. 16.
A l'examen, l'abdomen est légèrement ballonné, nullement douloureux. Le foie est difficilement percutable. Au niveau de la vésicule, douleur légère à la pression augmentant à l’inspiralion. Cœur et poumons normaux.
Examen radiologique : Estomac lonique, à contours réguliers, Bas-fond à 2 cm. au-dessus de la ligne bi-iliaque. Légère
PCR '