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quantité de liquide de stase surnageant le liquide opaque. Mobile spontanément et passivement. Sensibilité douloureuse au niveau du carrefour P. D. H. et du centre solaire, Spasme très accentué pyloro-duodénal, au début de la digestion, disparaissant par la suile. Péristallisme normal. Transit duodénal par grosses masses en dehors des spasmes, Point Vatérien douloureux. Evacuation retardée environ 4 heures. Traversée au grèle normale. Légère stase iléale, Point douloureux iléocæcal. Inlerposilion vraie de l'angle hépatique, qui reste fixé sensiblement au même niveau en position verticale. Slase stercorale lolale avec ses conséquences,
OBSERVATION 19. — Typhlo-colite, péricolite,… Troubles gastriques réflexes. Périviscérile du carrefour supérieur.
M. Sylva A.., âgé de 24 ans, employé, vient consulter le 19 Octobre 1928 pour des douleurs épigastriques qui surviennent immédialement après chaque repas. Ces douleurs sont calmées par les vomissements ; elles ne sont pas calmées par l’ingestion de substances alcalines. Il est réveillé pendant la nuil par la douleur. Les douleurs sont journalières sans périodes de repos. Pas d’ictère ; pas de décoloration des matières. Il ÿ à un peu d’amaigrissement,.
À l'examen l'abdomen est météorisé avec douleur à l’épigastre. Le foie ne déborde pas. Rate normale.
L'examen radioscopique montre des taches parenchymateuses au sommet droit. Côlon transverse ptosé, Estomac un peu large, mais non plosé. Courbures normales. Péristallisme et évacualion normaux. Duodénum normal ; pas de plose ; pas de slase.
Le malade est mis au régime alimentaire pendant six mois. Ses troubles s’améliorent et ce n’est qu’en 1932 qu'il revient à la consultation de l'Hôpital Boucicaut pour accentualion de la douleur épigastrique. Depuis quelques mois, celte douleur est devenue continue. Elle est moins vive en décubilus dorsal. Elle survient lous les jours. Pas de vomissement ; anorexie ; constipation. Le malade tousse et crache tous les matins. Assez bon état général.
L'examen montre une douleur nelte dans la fosse iliaque droite et sensibilité du creux épigastrique. Foie, cœur et poumons normaux. Sonorilé pré-hépatique s'étendant de la ligne mamelonnaire à la ligne axillaire.
Examen radioscopique : Après préparation habiluelle, côlon rempli en presque lolalilé. Transverse plosé à -5 mais réductible. Angle droit, normalement situé : cæcum bien mobile. Pas de stase iléale, Estomac vide à jeun, non ptosé : poche «
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air normale. Contractilité un peu diminuée, évacuation débutant toutefois assez vite, bulbe se dessinant bien, D2 également, mais on observe un arrêt en génu inférius, qui est un peu dilaté. La partie moyenne de la deuxième portion duodénale est très insérée de l'angle colique dont on ne peut la dissocier à Ja palpation. Cette région est neltement sensible.
OBSERVATION 20 (personnelle). — Périviscérile sous-hépalique et interposilion hépalo-diaphragmatique du côlon.
M. Maurice R..., âgé de 42 ans, chauffeur d’auto, vient consulter pour des petits crachements d’eau rejetés et douleur épigastrique. Le malade a des nausées ; il crache un peu d'eau parfois teintée en rouge, ceci surtout la nuit. La douleur épigastrique à type de brûlure survient l'après-midi vers 4 ou 5 heures et durant quelques minules, ceci 2 ou 3 jours de suite puis tout se calme pendant plusieurs semaines. Début pendant la guerre. Bon appétit mais dégoût pour viandes et graisses. Pas de vomissements, Selles normales.
Plusieurs crises d’entérite de 1914 à 1924. Le malade avait des alternatives de constipation et de diarrhée. Pendant les crises de diarrhée, il y avait de 20 à 22 selles par jour. Depuis 1924 plus rien.
L'examen montre : Teint blafard ; un peu anémié. Point douloureux dans la fosse iliaque droite. Sensibilité vésiculaire. Foie normal, Légère circulation collatérale. Sonorité pré-hépatique.
Examen radiologique fait le 19 mai 1932 : Estomac élevé dont l’antre est attiré vers la droite. Le bulbe est couché sous le foie. Pas de liquide résiduel. Courbures régulières. Contractions énergiques et efficaces.
Evacuation normale.
Le bulbe et la deuxième portion du duodénum paraissent indissociables de l’angle colique droit injecté après préparation habituelle.
Le cæcum n'est pas douloureux à la pression. De plus le bulbe et l’angle droit sont interposés d'environ deux travers de doigt. Graphie après mise en place d’un repère le long du rebord costal droit.
OBSERVATION 21. — Périviscérile du carrefour sous-hépalique avec interposilion hépalo-diaphragmatique du côlon per-manenle, évoluant par crises, sous la forme d'accès pseudomigraineux. Intervention chirurgicale pratiquée cinq ans au-
paravant pour méga-côlon sigmoïde avec bride sous- et prétermino-iléale, de nature inflammatoire.
M. Ch... vient nous consulter le 4 octobre 1930 pour céphalée paroxystique, lenteur des digestions et surtout constipation opiniâtre. Il se plaint de ressentir fréquemment des aigreurs. Son appétit est diminué. La tension artérielle prise avec l'appareil de Vaquez-Laubry, est de Mx : 15 T2 MA TO: L'examen clinique ne révèle aucun trouble neurologique, cardio-vasculaire où pulmonaire.
M. Ch... a été soigné et opéré, dans le service de M. Lardennois en juin 1927. Il était alors atteint d’un mégacôlon très volumineux, qui s’accompagnait de phénomènes gastriques intenses et d'accès migraineux avec état nauséeux succédant à des crises douloureuses, dont le début se faisait toujours dans Ja fosse iliaque gauche. L'examen clinique confirmait alors fous ces faits et montrait l’enchaînement des troubles. À la suite d’une crise douloureuse de la fosse iliaque gauche, s’installait, pendant cinq à six jours, une constipation opiniâtre el apparaissaient des accès migraineux. Cet élat durait depuis dix-huit mois, les crises se reproduisant tous les mois environ. Le tableau clinique faisait penser, au moment des crises, qu'il s'agissait d’une torsion subaiguë du mégacôlon. L'exploration radiographique démontrait l'existence d’un mégacôlon sigmoïde énorme, dont le pôle supérieur atteignait la région pylorique.
L'opération est pratiquée le 24 juin 1927. Incision médiane sous-ombilicale.
A l'ouverture de l’abdomen, le sigmoïde se montre en effet exagérément long comme le signalait la radiologie ; mais les parois ne sont pas très modifiées. Avant de toucher au sigmoïde, la région iléo-cæcale est examinée. Cette recherche fut utile puisqu'elle permit de découvrir et de libérer une bride souset prélermino-iléale, partant du détroit inférieur, coudant l’iléon en V et le tordant sur son axe. Le fait important est, qu'en regard du repli iléal et sur le feuillet antérieur du mésentère se trouve une plaque allongée, légèrement rayonnante, qui traduit la nature inflammatoire de cette bride sous-iléale.
L'intervention est terminée par l’extériorisation du sig-
‘ moïde à la peau. Suites opératoires normales.
Cette observation qui figure dans la thèse de Jacques Krief sur Les péricolites droites chroniques (Paris 1928), est intéressante par la présence de la bride sous- el prétermino-iléale qui aurait pu, au cours des suiles opératoires, gêner considérablement le transit iléocæcal.
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Lorsque nous examinons ce malade en octobre 1930 plus de trois ans après l'opération, l'exploration physique de l’abdomen ne met en évidence qu'un seul symptôme : une zone de sonorité étendue pré-hépatique permanente. Un examen radioscopique (D° Guilbert) après préparation (ingeslion de gélobarine neuf heures avant l'examen), est pratiqué : l'intestin est visible jusqu'à l’ampoule rectale, La partie du transvesse située immédiatement sous la grande courbure de l'estomac apparaît sous. la forme d’une traînée très mince. Le malade à eu, cinq
OBSERVATION 21. — Fig. 12.
heures un quart après la prise de gélobarine, une selle blanche (accélération du transit). L’estomac est haut situé ; le pylore
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est attiré à droite. Le palper ne réveille aucune douleur ; mais la mobilité gastrique est nulle. En position couchée, la déviation à droite s’accentue et, contrairement à ce qui se passe lorsqu'il n'existe pas de périviscérite, le bas-fond gastrique est aussi nettement injecté en position ventrale qu’en position dorsale.
Au cours d’un second examen complémentaire, pratiqué trois jours plus tard, l’estomac se montre couché, situé presque sous la face inférieure du foie, le pylore est toujours nettement à droite de la colonne vertébrale, Le duodénum se développe du même côté. Le spasme pylorique retarde l'évacuation. Le duodénum, par expression, se dessine cependant, situé dans un plan antéro-postérieur. Il n’est guère visible dans sa totalité qu’en posilion oblique, Pas Ge lésion duodénale, La mobilité de l’estomac est réduite à celle de la grande courbure. Dans la manœuvre de Chilaïditi, l'organe suit bien les mouvements au diaphragme ; mais il n'y a pas de mouvement d’ascension propre.
Par lavement opaque, on vérifie la mobilité du côlon descendant et du côlon transverse. L’angle colique droit nettement injecté, se superpose à l’ombre hépatique d'environ deux travers de doigt et sur largeur de quatre à cinq travers de doigt.
Chez ce malade, nous avons affaire à une bride sous-hépatique qui se traduit cliniquement par une interposition hépatodiaphragmatique de l’angle droit du côlon. Les constatations faites au cours de l'opération, en 1927, nous permettent de soupçonner la nature inflammatoire de cette bride. L'évolution, comme au début de l’observation, se fait par des crises, cerlainement moins fortes, mais tout à fait comparables, avec un élal nauséeux, une légère gêne dans l’hypochondre droit et surtout, une céphalée rebelle aux médications usuelles, tableau symplomatique, qui rappelle assez bien celui de la migraine paroxystique.
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