‹ Interprétation de l'ApocalypseChapitre 175 sur 211 · CHAPITRE XXI. — Verset · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXI. — Verset

I. Vers. 9. — Et un des sept anges qui tenaient les sept coupes pleines des dernières plaies, vint et me parla, disant : Venez, et je vous montrerai celle qui est l'épouse de l'Agneau. Cet ange représente tous les autres anges qui tenaient les sept coupes pleines des dernières plaies. 0 qu'il est consolant cet ange auparavant si terrible ! 0 Dieu tout-puissant, que vous êtes sévère dans vos jugements, mais aussi que vous êtes magnifique dans vos récompenses ! Cet ange est votre bras droit qui frappe les pécheurs et qui récompense les justes. Autant votre voix était foudroyante auparavant, autant votre langage est doux et consolant maintenant que les derniers pécheurs se sont convertis, et que tous les justes, depuis Abel jusqu'au dernier des martyrs, sont groupés ensemble pour recevoir les caresses de l'Epoux. Cet ange vint donc auprès de saint Jean, et après avoir déposé -le calice du vin de la colère de Dieu, il lui parla familièrement et lui dit : Venez, et je vous montrerai celle qui est l'épouse de l'Agneau.

IL Vers. 10. — Et il me transporta en esprit sur une montagne grande et haute, et il me montra Jérusalem, la sainte cité, qui descendait du ciel venant de Dieu. Cette montagne est une ligure de la grandeur et de l'élévation d'une âme. à qui Dieu communique ses

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grâces pour l'élever dans les régions célestes. Cette montagne est seule, parce qu'il n'y a que la seule puissance de Dieu qui soit capable de nous élever si haut. Et saint Jean nous dit expressément qu'il y fut transporté en esprit, pour nous faire comprendre que c'est par l'esprit, et non par la chair, que nous pouvons monter jusqu'au ciel. Notre corps est bien destiné aussi à s'élever un jour dans ces hautes régions ; mais ce ne sera qu'après nous être spiritualisé pour ainsi dire, en retranchant par la hache de la mortification toutes les branches et toutes les racines qui nous retiennent icibas et nous attachent à la terre. Après être arrivé en esprit sur une montagne grande et haute, sur la montagne ou sur la puissance de Jésus-Christ et de son Église, et après s'être élevé par la vertu de Dieu audessus de toutes les autres montagnes, au-dessus des puissances terrestres qui venaient de disparaître dans les dernières plaies, saint Jean vit, non plus Jérusalem la grande Babylone, mais la Jérusalem céleste, la cité sainte, qui descendait du ciel venant de Dieu. De même que la grande Babylone s'était élevée de terre, ainsi la Jérusalem céleste venait de Dieu. Lucifer était le roi de celle-là, et c'est Jésus-Christ le Roi des rois qui règne dans celle-ci. Si la puissance de Babylone venait de l'enfer, la beauté, la grandeur et la magnificence de la Jérusalem céleste venait du ciel.

III. Vers. 11. — Cette cité sainte était illuminée de la clarté de Dieu, et sa lumière était semblable à une pierre précieuse, telle qu'une pierre de jaspe transparente comme le cristal. 0 lumière ineffable de Dieu, douce comme sa grâce, pure comme sa sainteté et sa justice, brillante comme sa gloire, et bienfaisante au-

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