‹ Interprétation de l'ApocalypseChapitre 182 sur 211 · LIV. rx, SECT. I. CHAP. XXI · texte numérisé non relu

LIV. rx, SECT. I. CHAP. XXI

mation de ce que Jésus-Christ nous dit dans l'Evangile, sur la nécessité absolue du baptême pour nous purifier. Jo., 111,5: « En vérité, en vérité, je vous le dis ; si quelqu'un ne renaît de l'eau et de l'esprit saint, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. »

IX, Vers. 19. — Et les fondements de la muraille de la ville étaient ornées de toutes sortes de pierres précieuses. Le premier fondement était de jaspe., le second de saphir., le troisième de calcédoine., le quatrième d'émeraude.

Vers. 20. — Et le cinquième de sardonix, le sixième de sardoine, le septième de chrysolithe., le huitième de béryl, le neuvième de topaze^ le dixième de. chrysoprase, le onzième d'hyacinthe, le douzième d'arméthyste. Comme on l'a vu, ces douze fondements de la muraille représentant la foi, sont les apôtre». Et ces fondements que saint Jean décrit, étaient ornés de toutes sortes de pierres précieuses, qui figurent tous les dons du Saint-Esprit dont les apôtres furent spécialement enrichis et très-abondamment pourvus. Ces dons sont comparés à toutes sortes de pierres précieuses selon les qualités particulières de chacune de ces pierres. Et comme tous les apôtres sont distingués entre eux par des qualités plus ou moins spéciales, saint Jean nous désigne ces qualités de chacun des apôtres par les pierres précieuses qui les représentent. C'est pourquoi ces pierres sont indiquées dans le même ordre que les apôtres eux-mêmes. Ainsi saint Pierre, qui est le premier de tous, est comparé au jaspe ; c'est-à-dire, à la même pierre dont est construite la muraille de la ville qui est la foi. De là ces paroles que Jésus-Christ lui adressa en fondant son Édise. Matth.. XVI. 18 : * Je te

dis que tu es Pierre, et sur cette pierre, je bâtirai mon Église, et les portes de l'enfer ne prévaudront point contre elle. »

La seconde pierre de couleur bleue représente saint Paul qui s'éleva jusqu'au troisième ciel, etc. Ces douze pierres précieuses furent figurées dans l'ancien Testament par les douze pierres du rational. Un interprète parlant de ces pierres précieuses dit élégamment: La pierre précieuse est un symbole plein de charme. Les pierres de cette nature sont plus durables que le caillou et les métaux. Elles bravent le temps, ce destructeur souverain de tout ce qui est périssable ; elles tiennent peu de place dans l'espace. Elles s'abreuvent de la plus subtile de toutes les choses inanimées, de la lumière, et elles la font ensuite rayonner par torrents en couleurs éclatantes. Imagés des âmes parfaites qui s'abreuvent de la lumière de l'éternelle vérité, et qui s'embrasent des feux de l'amour divin.

X. Vers. 21. — Et les douze portes étaient douze perles ; et chaque porte était faite de chaque perle, et la place de la ville était d'un or pur comme un verre transparent. 0 grandeur et puissance de Dieu, quelle langue pourrait jamais exprimer la magnificence et la Splendeur de vos œuvres I 0 beauté ineffable de la cité sainte, de cette immense Jérusalem céleste dont les portes seront formées d'une seule perle, et la place sera d'un or pur comme un verre transparent 1

Les paroles de ce verset sont surtout remarquables en ce qu'elles nous font comprendre que la ville dont il est question dans ce chapitre, n'est qu'une figure, dans laquelle Dieu se sert des choses visibles et matérielles, pour nous donner quelque idée de ce que sera le para-

Page 1