LIV. IX, SECT. I, CHAP. XXII
de trouble ? Espérez en Dieu, parce que je dois encore le louer : il est le salut • de mon visage, et il est mon Dieu... Jugez-moi, mon Dieu, et faites le discernement de ma cause et celle d'une nation qui n'est pas sainte. Tirez-moi des mains de l'homme méchant et tronipeur. Puisque vous êtes ma force, ô mon Dieu ! pourquoi m'avez-vous repoussé ? et pourquoi me vois-je réduit à marcher dans la tristesse, étant affligé par l'ennemi ? Envoyez votre lumière et votre vérité ; elles me conduiront et m'amèneront jusqu'à votre montagne sainte et à vos tabernacles. Et j'entrerai jusqu'à l'autel de Dieu, jusqu'à Dieu même, qui remplit de joie ma jeunesse. Je chanterai vos louanges sur la harpe, ô Dieu, ô mon Dieu. Pourquoi, mon âme, êtes-vous triste, et pourquoi me troublez-vous? Espérez en' Dieu, parce que je dois encore le louer ; il est le salut de mon visage, et il est mon Dieu. » C'est surtout par la prière que le juste doit devenir plus juste encore, et que celui qui est saint peut se sanctifier encore, car le salut vient de Dieu. Plus on s'approche de lui, plus on désire s'en approcher : et plus on s'éloigne de Dieu, plus on veut s'en éloigner. Le méchant est comme l'arbre qui tombe du côté qu'il penche : et plus l'arbre s'incline vers la terre, plus il tend à s'incliner par la force d'attraction, jusqu'à ce qu'enfin il tombe de lui-même ou par la hache de l'horticulteur. Le juste, au contraire, s'élève à proportion de sa justice. Car plus l'arbre est droit, et plus il s'élève. Et sa plante devenue grande et belle sert à la construction des édifices et des ameublements, tandis que le bois tordu et courbé est destiné à être jeté au feu.
Xin. Veks. 12. — Noilà que je viens promptement, et j'aurai ma récompense avec moi, pour rendre à chacun
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370 IXTERPRÉTATION DE l' APOCALYPSE.
selon ses œuvres. Car selon saint Matthieu, III, 10 : « I>éjà la hache est placée à la racine de l'arbre (par le germe de mort que nous portons en nous), et tout arbre qui ne porte pas de bons fruits sera coupé et jeté au feu. >
Vers. 13. — Je suis I alpha et l'oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin. Car la vérité est éternelle, la justice l'est aussi, et le passé et l'avenir appartiennent à Dieu seul, qui rendra à chacun selon ses œuvres. Je suis le commencement et la fin ; c'est-à-dire, que je a'ous ai annoncé ma parole au commencement et vous en verrez l'accomplissement à la fin.
Vers. 14. — Heureux ceux qui latent leurs rétements dans le sang de l'Agneau^ afin qu'ils aient des droits sur r arbre de vie, et qu'ils entrent dans la ville par les portes. Faisons donc de dignes fruits de pénitence, et soumettons-nous à l'Eglise, pour pouvoir entrer un jour par cette porte dans la vie éternelle.
Vers. 15. — Loin d'ici les chiens, les empoisonneurs, les impudiques, les homicides, les idolâtres et quiconque aime et préfère le mensonge. Loin d'ici, les persécuteurs de l'Église, qui sont comme des chiens enragés, les empoisonneurs, les hérésiarques, les impudiques, qui se livrent aux voluptés, les homicides, qui méconnaissent les sentiers de la justice et de la charité, les idolâtres, qui oublient Dieu pour se prostituer à la créature, et quiconque aime et préfère le mensonge, parce que le démon en est le père.
XIV. Vers. 16. — Moi, Jésus, j'ai envoyé mon ange pour vous rendre témoignage de ces choses dans les Églises. Je sîiis le rejeton et le fih de David, l'étoile qui brille au matin.
Ici Jésus se cite lui-même comme témoin des vérités