‹ Interprétation ésotérique des livres sacrésChapitre 21 sur 27 · Q. — Nous vous supjMona de nous · texte numérisé non relu

Q. — Nous vous supjMona de nous

dire comment il est, où vous l’avez vu et où nous pourrons nous-même le trouver ?

R. — Par quelles expressions nous serait-il possible de le décrire et d’exprimer la beauté et la gloire de son apparence ? Nous dirons qu’il est comme « un feu consumant et que sa voix est semblable au bruit des grandes eaux. » Vous demandez où nous l’avons vu et où vous pourrez le trouver. Nous vous répondrons encore ave© les paroles de notre Seigneur. « On vous dira : Il est ici, il est là. N’allez pas, ne courez pas après, car comme l’éclair resplendit et brille d’une extrémité du ciel à l’autre, ainsi sera la. venue du fils de l’homme en son jour. » Sa gloire brille tout autour de vous, révélant toutes choses sous cette nouvelle lumière qu’il répand sur le monde ; et cependant vous nous demandez où vous pouvez le trouver! O croyez qu’il n’est pas loin, mais près de chacun de vous. La seule question est de savoir si vous le connaîtrez lorsque vous le verrez, ou si vous lui direz : « Nous en attendons un âutre. » N’avez-vous pas lu que lorsque les pharisiens demandaient à Jésus (f quand viendrait le royaume de Dieu. » Il leur répondit : « Le royaume de Dieu ne vient pas

de manière à frapper les regards. On ne dira point : Il est ici ou il est là. Car voici le royaume de Dieu est au dedans de vous. »

114. Q. — Peut-être devons-nous chercher l'esprit de vérité au dedans de nous. Est-ce ce que vous voulez dire ?

R. — « Celui qui est de Dieu entend la parole de Dieu. » Celui qui est sincère comprend la parole de vérité. « Mes Ifrebis entendent ma voix. » .lésus lui dit : « Si vous me connaissiez vous connaîtriez aussi mon Père, et dès maintenant vous le connaissez et vous l’avez vu. Philippe lui dit : Seigneur montrenous le Père, et cela nous suffit. Jésus lui dit : Il y a si longtemps que je suis avec vous et lu ne m’as pas connu, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père ; comment dis-tu : montre-nous le Père? Ne crois-tu pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ? Les paroles que je vous dis je ne les dis pas de moi-même ; et le Père qui demeuré en moi c’est lui qui fait les œuvres. Croyez-moi, je suis dans le Père et le Père est en moi ; croyez du moins à cause de ses œuvres. » (St Jean XIV. G-Il.) C’est ainsi que Jésus manifeste le Père qui est

en lui et en qui il était; et de la même manière le Saint-Esprit de vérité qu’il a envoyé manifeste Jésus en qui il est et qui est en lui.

115. Q. — Combien nous préférerions le voir sous une forme humaine ! Ne croyezvous jias c[u'iL se manifestera personnellement?

R. — Et s’il venait en personne, ne crucifieraient-ils pas cette personne? Ou n’y auraitil pas lieu de craindre, comme nous vous l’avons dit en réponse à votre 110^ question, qu’ainsi que Gautama Bouddha et Jésus il ne devînt Tobjet d’une adoration erronnée de préférence à Dieu? Car il en a été ainsi de tous ceux qui sont venus en leur propre nom, en sorte que leur personne a été une barrière sur le chemin de la perception des vérités même qu’ils venaient révéler.

116. Q. — Vous avez sans doute raison, mais ce serait certainement plus satisfaisant de le voir avec nos yeux. Ne le pensez-vous pas ?

R. — Combien do vos sens faudrait-il conviiincre pour que vous fussiez satisfait?

Le sixième sens qui est l’intuition, ou la pereeption spirituelle, suffit à ceux qui l’ont développé, car tous les autres ne sont que des avenues qui conduisent à celui-là, et par conséquent tous sont contenus en lui. N’oubliez pas qu’en désirant le voir avec vos yeux matériels et l’entendre avec vos oreilles matérielles, vous risqueriez de juger matériellement de celui qui est ESPRIT. Par conséquent, pour répondre à votre question, nous voudrions vous recommander de développer votre sens spirituel. Par ce moyen, vous jouirez d’une communion consciente avec ceux qui sont dans la Vie Supérieure, et vous apprendrez à discerner l’esprit de Vérité au milieu de tout ce qui se passe dans le monde en ce moment.

117. Q. — Nous savons que vous jouissez vous-même de cette communion depuis longtemps, et que c’est pour c.ette raison quo vous avez pu nous expliquer les mystères ésotériciues. Est-il vrai que vous avez reçu une série de révélations au sujet de la Nouvelle Dispensation et que votre intention est de les publier dans l’Aurore?

P* Le fait est exact, et nous espérons que

lorsque vous lirez ces révélations elles vous aideront à voir plus clairement l’esprit de Vérité au nom duquel elles nous ont été communiquées, et dont elles font partie, car elles sont une philosophie scientifique et spirituelle plutôt que l’expression d’un culte religieux; et nous croyons, en effet, que telle sera la tendance des doctrines de la Nouvelle Dispensation. Mais puisque vous pourrez en juger par vousmême le mois prochain, dans notre revue (( 1/ Aurore », consacrons le peu d’instants qui nous restent à parler encore de l’interprétation Esotérique des livres sacrés. En publiant la Voie Parfaite dans V Aurore^ nous vous avons donné le moyen de vous instruire vous-même au sujet des vérités les plus élevées qui, jusqu’à présent, ont été révélées à l’homme en soulevant le voile de la lettre dans lequel elles étaient si bien enveloppées que ceux-là seuls qui s’étaient livrés à une profonde étude de résolérisme pouvaient les discerner.

118. Q. — Nous avons attendu que ce livre fût terminé dans Z’Aurore pour le lire. Aujourd'hui nous pouvons le commencer avec les préfaces contenues dans le numéro

de juillet; celle de la traduction française nous a spécialement intéressé. C'est pour nous une grande preuve de la valeur de la Voie Parfaite cie voir que M. Edouard Schuré^ Vauleur des (( Grands Iniités » (1) recommande si chaudement ce livre; car pa?"son remarquable ouvrage il a été le premier qui ait éveillé notre intérêt sur la question de l'interprétation ésotériciue des Ecritures.

R. — M. Edouard Schuré a aussi écrit un prologue de la Voie Parfaite lorsque nous avons commencé à la publier dans V Aurore en septembre 1889. Vous pouvez juger par là à quel point il apprécie cet ouvrage et juge qu’il sera utile pour l’humanité de la Nouvelle Dispensation !

119. Q. — La Nouvelle Dispensation! Il est dont vrai qu'elle a commencé sur la terre!. Puisque cette conversation est la der~ nière laissez-moi vous demander avant de terminer d'en résumer les enseignements.

J'espère au moins que cette doctrine de la Nouvelle Dispensedion n'aura ^^as besoin

(1) Les grands Initiés, esquisse de l’histoire secrète des Religions, Perrier, éditeur, 3ô, quai des Grands Augustins.

elle-même cViine interpré ldi Lion ^ mais qiielle nous paraîtra assez évidente pour que nctre raison Uaccepte de suite?

R. — Chers amis, bien que nous osions vous promettre que les enseignements que nous avons été chargés de vous donner au sujet de la doctrine de la Nouvelle Dispensation pourront satisfaire votre raison, cependant nous vous rappelons que vos facultés mentales étant destinées à toujours progresser, vous pouvez être sûrs que la lumière qui vous est donnée aujourd’hui brillera avec une intensité toujours plus grande, et révélera, vos facultés perceptives grandissantes, un point de vue toujours plus élevé, plus profond, plus large et plus intérieur sur cette Vérité qui ne change jamais, parce qu elle est Divine. Mais ces quatre dimensions de la vérité que nous pouvons déjà reconnaître pendant que nous sommes dans le corps, s’étendront à mesure que nos facultés spirituelles se développeront et que nos esprits s’ouvriront pour les percevoir.

Avant de vous donner un rapide aperçu de ce que la Nouvelle Dispensation doit nous apporter, nous vous prions de bien vouloir nous permettre de revenir pour un instant à la

Révélation la plus ancienne contenue dans le premier chapitre de la Genèse afin de donner satisfaction à M. Maitland, un des auteurs de la Voie Parfaite, qui désire qu’il n’y ait pas de malentendu au sujet des enseignements contenus dans cet ouvrage sur la nature de I’Anima Bhuta; car il nous accuse de les avoir, au cours de nos conversations, faussement interprétés. Dans ce but il désire spécialement que nous citions un passage qui se trouve dans sa préface (N° de Juillet de V Aurore) au second paragraphe de la page XIII.

« Pour ceux qui sont ainsi initiés l’esprit n’a plus rien à faire avec l’histoire, le phénoménal est reconnu pour être 1 illusoire. — Une ombre projetée j)ar le lléel, n ayant aucune substance en elle-même, et simplement un accident du Réel. Une seule chose est et demeure — l’Ame dans Fllomme, - mère de Dieu, immaculée, qui descend — comme Eve — dans la matière et la génêiation, puis est enlevée — comme Marie, — au-delà de la matière dans la vie éternelle. Un érat suprême et parlait qui couronne et résout tous les autres ; - Tétât du Christ promis à l’Aurore de l’évolution; manifesté pendant son cours ; glorifié à sa consommation. Réaliser Tassomption de Marie, ou TAme, arriver à la stature de son Fils, le Christ, tels sont les objets et les aspirations qui constituent le désir de 1 illuminé. Et c’est afin de les indiquer de nouveau, ainsi que la méthode intelligente à employer pour les atteindre, que ce livre a été écrit. »

Dans la VP leçon, paragraphe 39, M. Maitland fait de nouveau allusion à ce sujet en ces termes :

Ceux qui veillent en considérant « les temps » et c les cieux » peuvent savoir par plus d’un signe, que répo(|ue du lever de cette Vierge céleste et de la rénabilitation de la vérité par la Femme messianique de l’interprétatiou approche. Pour n’indiquer qu’un de ces signes, le signe du Lion qui précède sur la carte céleste l’ascension de la Femme et va devant elle comme un hérault, est le signe du chef actuel de Téglise catholiqua. Lorsqu’il prit ce titre il déclara que sa fonction était celle du « Lion de la tribu de Juda » le domicile du Soleil, la tribu désignée pour produire le Christ. C’est à Fascension de celte constellation qui prépare, pour ainsi dire, le chemin à la Vierge divine que s’applique la prophétie d’Israël dans la Genèse :

« Juda est un jeune lion; mon fils très élevé. Le sceptre ne sera point pris de Juda jusqu’à ce que le messager vienne, — ou Shiloh — celui que les nations attendent. »

Et non seulement le chef de l’Eglise porte le nom significatif du « Lion » mais il est aussi le treizième de ce nom^ et treize est le nombre de la femme et du cycle lunaire, le nombre d’Isis et du microcosme. C’est le nombre qui indique la plénitude de toutes choses et la consommation du mariage divin, la réconciliation de l’homme avec Dieu.

En outre les armes de Léon XIII portent un arbre sur un mont entre deux lys à trois pointes, et dans le coin droit une étoile ardente avec la devise « Lumen in Cœlo » Qu’est-ce que cet arbre, sinon l’arbre de la vie ; qu’est-ce

que ce lys, sinon le Jys de la nouvelle annonciation de VAv>t qui doit renverser la malédiction d’Eve? Quelle est cette étoile sinon l’Etoile du second avènement? L’histoire ne se répète que parce que toute l’histoire est déjà écrite dans les cieux. »

120. Q. — Ce passade n'aurail-il pas été inspiré par cette vision prophétique que que vous avez eue vous-même à l’époque de l’élection du. pape actuel ? Vous m’avez dit, si je me souviens bien, que i.k nom et le .style

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