‹ Interprétation ésotérique des livres sacrésChapitre 3 sur 27 · Q. — Comment cela ? Je vous prie de me l’expliquer · texte numérisé non relu

Q. — Comment cela ? Je vous prie de me l’expliquer

R. — Parce que cela prouve le réveil d’un sentiment qui demande absolument que la Religion soit basée sur la véi'itable science spirituelle. Et jusqu’à ce que le Christianisme soit enseigné parmi nous dans sa beauté exquise comme la véritable sagesse et la parole de Dieu, c’est-à-dire comme le chemin, la vérité et la VIE, les hommes chercheront une autre voie en se débarrassant de dogmes qu’ils ne peuvent pas comprendre, et en abandonnant les cérémonies de l’Eglise qui, utiles à une époque, ne sont plus maintenant observées que par routine, mais sans vie et sans àme, —si vrai est-il que « la lettre tue mais que l’esprit donne la vie. »

15. Q. — Mais je suppose qu’ils finiront par découvrir que le Bouddhisme a aussi ses dogmes, ses formes, ses cérémonies, son rituel, dont ils se fatigueront lorsque le charme de la nouveauté aura disparu .

Pi. — Vous avez raison, car ces choses ont été inventées comme indispensables au début de toutes les religions. Et de fait celte nécessité existera toujours, car ceux qui sont assez développés pour ne plus avoir besoin de cet alphabet imagé ne forment nullement la majorité. Nous pourrions aussi bien chercher à nous passer de règles en arithmétique, de définitions en philosophie ou de formules en chimie, que de dogmes en religion. Néanmoins il n’y a aucun inconvénient à ce que tous apprennent à connaître les saints enseignements ou les dogmes de Bouddha; bien au contraire ils en retireront le plus grand bien, car Bouddlia conduira certainement au Christ tous ceux qui le suivent selon la lumière de leur compréhension et de leur intuition.

16. Q. — Foins pensez donc qu’il y a quelque chose à apprendre du Bouddhisme et que ce grand intérêt qui a été créé à son sujet peut

servir lin butcUvm"^ car nous pouvons croire, a en juger par ce qu'il s'en vend dans les magasins à la mode, que l'image dorée du Bouddha se réjoand par milliers. Ne craignez-vous pas que la nouveauté même et V excentricité de la chose ne risciuent de détourner jjlusieurs du culte Chrétien, et d'en faire des soi-disant adoraleurs de cette curieuse idole?

R. — Non, je ne crains rien de la contemplation du Bouddha et de Tétude du Bouddhisme, car je suis sûre que cela ne pourra que conduire les hommes au Christ en les poussant à une plus grande pureté de vie. En réalité, tous les préceptes chrétiens se trouvent dans le Bouddhisme, qui peut être considéré comme le Précurseur du Christianisme, étant venu six cents ans, ou un cycle spirituel, avant celui-ci, pour lui préparer la voie. Mais le Bouddhisme serait, et est incomplet, sans le Christianisme, ou plutôt sans le Christ qui est le Principe fondamental des deux religions, en ce quhl est le Principe le plus élevé qui puisse être développé dans rhomme.

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