‹ InterruptaChapitre 7 sur 34 · SOIR ANCIEN · texte numérisé non relu

SOIR ANCIEN

Lentement, tout le reste a fui de ma mémoire : Les eaux de velours vert dans le bassin dormant, Cette étoile craintive au bord du fif marnent Mirée au flot dont s!étéignait la sombre moire.

Ce qu'avait ce soir-là de morne étrangement, De splendeur étouffée et de muette gloire, Tout cela s'est couvert en moi de brume noire, Mon âme n'en a plus qu'un trouble sentiment.

Mais, au jardin, voici, telles des fleurs mystiques, Les roses de carmin, les roses magnifiques, Voici les roses de ténèbres et de sangl

Et j'ai le cœur blessé de bizarres délices A voir que se balance et s'élève et descend L'épanouissement des monstrueux calices.

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