NOCTURNE
L'oiseau nocturne en la nuit des bois, L'oiseau sinistre a crié trois fois.
Comme tout est solitaire!
Quand la chouette a gémi sous l'if, Le noir silence semble plaintif,
Empli d'un poignant mystère.
Ce cri faible et sauvage qui sort De la ramée, et qui sent la mort,
Résonne par les champs vides, Roulant l'horreur douce des grands bois.
C'est la plainte des choses sans voix
De leurs souffrances timides.
Il dit la lande aux ronciers touffus, Le carrefour des chemins perdus
SOUS LA LUNE D'AUTOMNE. ai
Et sous l'astre maléfique La maison maudite, aux murs croulants Où la vieille, avec des signes lents,
Va cueillir l'herbe magique.
MWWWWWWWWWNA