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PROPRIÉTÉS PHYSICO-CHIMIQUES DU VÉRONAL

La diéthylmalonylurée se présente sous la forme de cristaux

incolores, de saveur amère, solubles seulement dans 145 à

150 parties d’eau froide (0,7 1/00) et dans 12 parties d’eau bouil- * lante ; elle est soluble dans l'’éther, l’acétone, l’alcool one 2

mais peu soluble dans le chloroforme.

Le sel de sodium du véronal s’obtient très facilement ; il est doué d’un grand pouvoir de solubilité. Labougle signalait déjà, dès 1905, que les alcalis du lait forment aisément des sels de

véronal. De ce caractère précieux de ces sels de soude, on tira

cette conclusion, que l’on pouvait, en pratique, remplacer avan-

tageusement le véronal par son sel mono-sodique, appelé cou-

ramment véronal sodique.

Ce dernier produit existe sous forme de poudre blanche et cristalline, à saveur amère, très soluble dans cb (1 gr. pour 5 gr. d’eau). Cependant, il ne paraît pas, à l’heure actuelle, qu'il y ait grand avantage à substituer le sel à l’acide, dans le traitement des insomnies. Le véronal agit très rapidement, en moins d'une demi-heure, c’est-à-dire dans le plus bref délai que nécessite l’absorption de tout médicament. Le véronal-sodique, certainement moins toxique, n’agit pas plus rapidement et, de plus, détermine plus fréquemment que je les autres dérivés de l'acide barbiturique, des inconvénients d'ordre digestif : il à une savéur désagréable, rappelant celle de la lessive et provoque parfois, nous l’avons constaté personnellement, un pyrosis pérsistant.

Redonnet (de Zurich) qui a beaucoup expérimenté ces uréides, préconise encore le sel de diéthylamine du véronal (la diéthylamine est une base beaucoup plus faible que la soude).

Voici résumés, d'après Barral et Labougle (de Lyon), les principaux caractères chimiques du véronal :

Réactif de Flückigér (eau, ro cc., SOH, 20 ce. ; bichromate de K., 2 gr.). À chaud, coloration vert émeraude, devenant vert bleuâtre.

Réactif de Mandelin (vanadate d’ammonium, 1 gr., SO‘H?, 200 gr.). À chaud, coloration verdâtre, puis bleuâtre, avant l'ébullition ; à l’ébullition, coloration jaune, puis rouge-brun, avec dégagement de SO". & $

Réactif sulfophénique : à l’ébullition, coloration brun-rouge dégageant SO*.

Réactif de Venzel (au permanganate de potasse). A chaud, décoloration.

Réactif de Frœde. À l'ébullition, coloration jaune-verditre, devenant vert-brunâtre.

Acide sulfurique. À l'ébullition, coloration jaune, puis brunrouge.

Acide sulfurique formolé. Vers l’ébullition, coloration jaune, puis rouge-brun, avec dégagement de SO* dû à SO‘H:.

L'acide nitrique dissout le véronal ; si lon ajoute de l’eau, aucun précipité ne se produit. \

Le réactif d'Ymonnier, ceux de Berg et d'Ehrlich, la teinture d'iode. l'eau oxygénée, la, diméthylaniline, le réactif phosphomolybdique et l’aseptol ne donnent aucune réaction.

Paul Lemaire (de Bordeaux) a précisé quelques autres réactions :

La diéthylmalonylurée, à la température ordinaire, en présence du réactiy de Denigès, au sulfate mercurique, donne un précipité blanc.

Chauffée à sec, dans un tube, elle fond puis noircit, en répandant des vapeurs blanches, à odeur empyreumatiques, rougissant le papier bleu de tournesol et jaunissant une baguette imprégnée de réactif de Nessler.

Les solutions aqueuses de véronal sont acides au tournesol ; elle donnent un précipité gris-noir avec l’azotate mercureux. Agité dans un tube à essais, avec un peu de calomel, le mélange noircit bientôt. Il en est de même si l’on triture au mortier une

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La concentration de l’urée avec l'acide diéthylmalonique avait fourni à E. Fischer et von Mering, une première série d’uréïdes, dont le véronal et le proponal sont les seuls termes ayant reçu ë une consécration pratique. Dès 1904, l'emploi du premier s’est | | rapidement répandu, cependant que le proponal, en raison de sa toxicité plus marquée, est demeuré, jusqu'à nos jours, un #4 médicament d'exception.

La Mais, la voie était tracée et, des travaux de E. Fischer et von cu Mering, devait sortir beaucoup d’agents thérapeutiques. Le nombre de ces uréïdes est théoriquement considérable ; mais, l ceux qui sont entrés dans le domaine de la pratique médi- | cale, sont encore en nombre limité. [er Us : Le plus important, après le véronal est, sans conteste, la 13 . phényléthylmalonylurée (x). Ce médicament est conseillé à |. juste titre, dans le traitement de l’épilepsie. Il s’obtient par la substitution à un radical éthyle (C2H°) du véronal, d'un groupe | aromatique : {le radical phényle (C° H5). Cette substitution moditie considérablement les propriétés physiologiques du produit, Voici, opposées l’une à l’autre, les formules développées de ces deux médicaments :

Ci: C'H CO—NH CH CO—NH | Nr N & CO ee Neo / | CH ‘CO—NH cn “co-NH

L’acide phényléthylbarbiturique cristallise en feuillets blancs, fusibles à 192 degrés. D'une saveur amère, peu soluble dans

1. La phényléthylmalonyÿlurée, découverte par Hoærlein et étudiée surtout

par I. Impens (d’Elberfeld)en 1912, a fait l’objet d’un grand nombre de travaux de clinique thérapeutique.

uma Cependant, ss l'ensemble, les réactions de la ‘ | phényléthyimanolynarée diffèrent peu de selles de la dié étaler lonylurée. LUS Cet uréide, excellent hypnotique, surtout employé comme sédatif du sys ere nerveux, se prescrit à doses moindres que le va véronal (o gr. ro à o gr. 30). Il a été incriminé dans un certain nombre de cas d’ empoisonnement aigu, notamment par Chavigny et Rullmann (1921), Rosenberger (1919), Stein (1920), Ruggles (1921), Phillips (1922) et par Hermann (1923), ce D’ autres dérivés de la malonylurée sont encore prescrits journellement et rendent de très grands services, principalement dans le traitement de l'agrypnie et de certaines manifestations ï psychopathiques. Sans revenir sur les sels de soude ou de dié- " thylamine du véronal, nous devons encofe citer deux uréides, SUR très justement en vogue : LE La diallyimalonylurée, dont la RC répond à celle du véronal, dans laquelle on a substitué aux deux radicaux éthyles,

deux radicaux allyles : voici ces deux formules mises en paral- :. lèle : , un CH CO—NH CH CO—NH D.

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