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Le second est la butyléthylmalony lurée, récemment découverte par M. Tiffenau, dernier terme de la série uréïde qui soit He entré dans la thérapeutique ; douée de grandes propriétés séda- via tives du système nerveux et, de plus, d'une minime toxicité. Voici sa formule comparée à celle du véronal :
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1. Remarquons qu'avec la butyléthylmalonylurée apparait, pour la première fois, un groupe en C'.
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La diallylmalonylurée a été cause de quelques cas d’empoisonnement et Davidson, à Genève, en 1922, Martin, Mantelin puis Auguste Maître, à Lyon, en 1923, en ont publié des observations.
L’acide diallylbarbiturique donne facilement des sels de soude. Nous avons vu que Redonnet (de Zurich) a préconisé les sels de diéthylamine des acides dérivés de la malonylurée et, sur ces données, un hypnagogue complexe, mélange des sels de diéthylamine des deux acides : diéthylbarbiturique (véronal) et diallylbarbiturique (dial), a été préparé industriellement ; il jouit encore d’une grande renommée en raison de sa forme pharmaceutique liquide et injectable. Or, nous avons observé, personnellement, un cas mortel, que nous rapporterons plus loin, d'intoxication par ce médicament.
Ajoutons enfin, la sûrvenue toute récente, d’un nouvel uréide complexe : l’allonal ou isopropylpropenyl-barbiturate d’amidopyrine ou pyramidon qui, doué de propriétés analgésiques marquées, a été conseillé comme anesthésique dentaire par Tellier (de Lyon) et ses élèves.
VARIABILITÉ DES DOSES THÉRAPEUTIQUE ET TOXIQUE DU VÉRONAL ù
Le véronal se prescrit habituellement à la dose de o gr. 25 à 1 gramme par vingt-quatre heures (Richaut) ; dans les cas bénins, une dose de o gr. 25 se montre très suffisante et ne doit pas être dépassée (Pouchet) ; Bousquet cependant, affirme très justement, que l’on peut atteindre des doses plus élevées chez les psychopathes souffrant d’agrypnie rebelle ou d’agitation ; nous même, chez des mélancoliques anxieux, mais seulement après examen minutieux de la fonction hépato-rénale, avons pu administrer des doses de 1 gr.5o et même 2 grammes pro die sans occasionner de troubles ficheux. Berent emploie la dose de 3 gr. 5o en une fois, et de 8 grammes par jour, sans déterminer d'accidents autres que des vertiges, de la somnolence et un peu de céphalée. V.-F. Müller, dans le traitement du délirium tremens, ordonne la dose initiale de 1 gramme au début de chaque cas ; lorsque le sommeil n’est pas obtenu au bout de trois heures, il prescrit une nouvelle dose de r gramme ; il provoque ainsi, le plus généralement, un sommeil de six à huit heures, parfois douze heures et, lorsque le tremblement persiste au réveil il redonne o gr. 50 de véronal à deux reprises, à quelques heures d'intervalle.
Nous citons ces quelques exemples afin de mettre mieux en évidence combien la posologie de la diéthylImalonylurée et des médicaments similaires ‘doit varier, dans d'assez larges proportions, selon l'affection en cause.
La dose toxique du véronal oscille entre 4 et 10 grammes pour Otto Hage; entre 2 et 10 grammes pour Raschkow ; entre 1 et 11 grammes mais avec une plus grande fréquence au-dessus de 5 grammes, selon Martin Mantelin et Milhaud; elle serait
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7 par kilogramme d'animal, pour Botscharow; les expériences de Raschkow, pratiquées sur le chien, ont élevé ce chiffre à 1 gramme ; Steinitz indique 2 gr. 50 comme dose toxique minima. À SR AE TA UE
De fait, la dose mortelle est particulièrement difficile à fixer; | : elle oscille entré io et 20 grammes pour Otto Hage ; elle serait
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se F sonnel, une prise de 24 grammes en une fois, n'a pas entraîné
Da imort (D. Ni" SU MS LR ANSE
Le professeur Pouchet cite un cas d'intoxication mortelle après ingestion de 1 gramme de véronal ;ila vérifié en outré,
… que les poisons agissant électivement sur la substance grise dû
tissu nerveux, présentent tous la même innocuité relative,
lorsqu'il s’agit de doses énormes : tout se passe, semble-t-il, | comme s’il se produisait une inhibition du pouvoir d’absorption
LS de la muqueuse digestive, si bien que, seule, une dose relative-
méht faible, est susceptible de provoquer la mort. La lecture
dés observations vérifie cette notion, classique pour les opiacés ét la cocaïne ; elle est applicable, à quelques marés exceptions près, aux dérivés de la malonylurée.
Bachem a évalué à 45 0/0 la quantité de véronal détruit sans agir dans l'organisme, dans les cas de grosses doses, absorbées en une fois.
Le tableau ci-dessous exprime clairement l'extrême variabilité de la dose mortelle de l'acide diéthylbarbiturique :
1° Cas mortels
Doses Auteurs Années : o gr. 60 Cas de H. Willcox 1913 “4 De À — H: Willcox | 1913 À Der. — Alter 1905 2 à 3 gr. — H. Willcox 1913 4 gr. 50 —Herzik 1923
1. MM. G. Caussade et P. Charpy, Le salicylate de soude (Rev. de Méd., n° 3, 1921) ont justement insisté sur la variabilité des doses thérapeutique ét toxique du salicylate de soude, variabilité tout à fait comparable à celle que l'on observe avec les dérivés de l'acide barbiturique.
, 6 gr. 50 Le # 9 SE re F 10 gr. = | 15 gr. 92 —
CD Et En
2° Gas ayant évolué vers la guérison complète
{Le Roy des Barres |
Maclean
| Walker
Davies
H. Willcox et Spilsbury | Harnack
Ebrlich
Bousquet
Auteurs a LS : 7. car F5 2 ANR Cas de Alter AY HA AT TH Dick 2 gr. 5o — Mlles Sentis et Rimbaud 3 gr. — Gerhartz . 3 gr. 60 — Hassinet Wien 4 gr. — Renouf 4 gr. 5o — F. Masayet L. Drappier 4 gr. 50 — Rosselo 4 gr. 50 — Mary E. Martin D gr, — Rosendorf 5 gr. — W. Munscheid 5 gr. 5o l Challamel \ 5 gr. 50 — Laing 6 gr. — Martin, Mantelin et Milhaud 6 gr. — Souper 6 gr. — Sowden 7 gr. — Moszeik 7 gr. 5o — Alexander 7 gr. 50 — Chitty 7 gr. DO — Vergely 8 gr. — Berent 8 gr. — Clarcke 8 gr. 70 — Mac Leod 9 gr. — Hald 9 gr. 50 — Blochet Deglaude 10 gr. -- Fleischer 24 gr — Tardieu et Camps
Cette énumération, forcément incomplète — nombre d'auteurs ont été dans l'impossibilité de fixer la quantité de toxique ingéré — prouve nettement que la dose mortelle du véronal oscille
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