‹ Intoxication AiguéChapitre 13 sur 37 · EL · texte numérisé non relu

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entre 1 gramme et 14 grammes, avec une bien plus grande fréquence au-dessus de 5 grammes.

La limite de tolérance est se moins précise lorsqu'il s’agit de doses thérapeutiques répétées pendant longtemps ; Grisslich cite, à titre de curiosité, le cas d’un vieillard qui absorba, en l’espace de trois ans, 422 grammes de véronal en 742 doses, sans avoir éprouvé le moindre malaise ; par contre, H. Kress, signale un cas de mort après ingestion d’une dose, variant de 1 à 2 grammes, répétée chaque soir, pendant onze mois et demi.

Nous n'avons jamais observé de symptômes d'intoxication, chez une mélancolique anxieuse, âgée de trente-cinq ans à

‘laquelle nous avons administré, pendant huit mois et demi, presque chaque soir, 1 gramme de diéthylmalonylurée (la médication n'était suspendue qu'une fois tous les dix jours); elle n’a jamais ressenti le moindre trouble et nous n'avons pas constaté d'exanthème, ni de dysarthrie, ni d'albuminurie, ni même l’oligurie qui, selon Kress, constitue le signe essentiel du véronalisme latent.

Nous ne pouvons pas préciser ici toutes les indications et contre-indications des uréides dérivés de l’acidë& barbilurique ; rappelons seulement qu’il est prudent de ne formuler ces médicaments qu'après examen minutieux de la fonction hépatorénale, Pic et Penard (de Lyon), dès 1906, ont bien mis en relief que les lésions hépatiques réalisent la seule contre-indication formelle à leur emploi ; nous-même avons insisté dernièrement, sur le rôle capital du foie au cours du véronalisme.

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