AUTEURS ANNÉES
poses ÉVOLUTION ÉTAT DES PUPILLES ogr. Guérison Mydriase. À Hald. 1904 4 gr. bo — Myosis. MasayetDrappier.| 1904 Mort Mydriase. . Morcher. 1905 UE DEA — Myosis extrême. Alter. | 1905 6 gr. 30 — Mydriase légère. Davies. 1909 Guérison | Mydriase. LTÉE OM. MX 1910 7 gr. 50 TS Myosis. - [Alexander. 1913 2 gr. 10 — Pupilles normales. Dick. 1914 7 gr. bo — Pupilles demi-dilatées. |[Munro. 1914 . Ggr. — | Pupilles normales. Souper. 1914 Mort Myosis puis mydriase. [Russel et Parker. | 1914 5àGgr. — Mydriase. Le Roy des Barres.| 1918 TDISTe Guérison. | Pupilles normales. ‘\Renouf. | 1919 8 gr. 7 —. Mydriase “hat Mac Leod 1920 10 gr. —. Myosis. Fleischer 1920 7 gr. bo —. Myosis. Vergely. 1921 9 gr. bo — Mydriase légère. Bloch et Deglaude.| 1922 24 gr. — Mydriase. Tardieu et Camps.| 1924
Ainsi peut-on illustrer la variabilité de ces signes pupillaires, doués d’une faible valeur diagnostique. Personnellement, nous pensons que le myosis existe: dans les cas de coma léger, comme dans le sommeil normal ; que la mydriase accompagne les comas moyens, à évolution plutôt favorable, tandis que le myosis se manifeste, de préférence, dans les cas de coma très profond ou de carus. En un mot, l’état des pupilles ne présente aucun caractère très spécifique dans le véronalisme, il paraît être simplement fonction de la gravité et de l'intensité de l'état comateux ; et ce n’est qu’un très faible élément d’appréciation pronostique.
Exanthèmes. — Au cours du véronalisme aigu, ou subaigu, ainsi d’ailleurs que dans les intoxications par les autres dérivés de l’acide barbiturique : plényléthylmalonylurée, etc., appa-
raissent fréquemment des exanthèmes qui ont été l'objet d'un
assez grand nombre de travaux. Cependant, dans les cinq cas
PTE À He “, 1e nous vons »bs servés F personnelle
. qu'un seul exanthème érythémateux. DEN MS 1 “ I s’agit d’un érythème polymorphe, toujours prurigineux,
| souvent symétrique, à siège variable : thorax (cas de P.-G. Wool- 4 ley), prépuce et scrotum (cas de J. Zeisler et auto-observation | Au de Klausner), ete., à types : morbilliforme (cas de Kubn), is
. pemphigoïde (cas de Hald), simulant le rash, ou arbitre nl M
bulleux (cas de Pernet), urticarien, etc. et se terminant pare HN une lente desquamation. NE
iv H semble bien que l'importance de la dose ingérée joueun
certain rôle dans le déterminisme de ces accidents cutanés ÿ À, HEIN
seules les faibles doses, ne dépassant pas 2 gr. 50, déclare Stei- "UE
nitz, se rencontrent dans les cas publiés. Davids et Hermann, ’. +
cités par Vallon et Bessière, étudiaient chez une malade qui 1
avait absorbé 1 gramme de véronal, outre l’irrégularité du pouls, ne
une rougeur étendue à la poitrine, aux avant-bras et aux mains,
qui se dissipait sous la pression ; elle disparut lentement etfnt remplacée, le dixième jour, par une desquamation cutanée intense localisée plus spécialement aux mains et aux pieds. + \
Kuhn signale, chez une de ses clientes, à la suite de,l’admi- hi ï nistration du véronal, une fièvre assez élevée, de la sécheresse ; de la bouche et surtout un exanthème morbilliforme siégeant à ne :
la face, s'étendant à la poitrine et aux membres supérieurs. vi __ Enfin, très récemment, Lespine (de Bruxelles) a présenté à la Société belge de Dermatologie, une femme de 58 ans, ne répon-
dant que difficilement et avec lenteur aux questions qui lui ais étaient posées. À la paume des mains, siégeait un érythème généralisé, symétrique, rouge, très violacé, parsemé de vagues infiltrations papuleuses, sans œdème, remontant jusqu'aux poignets et s’accompagnant d’asphyxie locale, sans refroidissement ni hyperidrose. De semblables lésions siégeaient aux pieds. A * l'angle de la mâchoire, à gauche, légère infiltration et nappe d'une teinte rouge-vif, nettement limitée. Sur l'omoplate droite, une croûte rocheuse ostracée, brun verdâtre, de 5 centimètres de diamètre, rappelait l'aspect de ces syphilides tertiaires anciennes (rupia des anciens auteurs).
Sur l’ensemble de la peau, d'aspect très sénile, se distinguait
une desquamation ichtyosique légère. Enfin, dernier symptôme (constant dans les accidents cutanés du barbiturisme), prurit généralisé, diurne et nocturne.
Cet état durait depuis trois ans. Depuis trois ans et demi également, cette femme prenait chaque soir du véronal. Après la suppression de l’hypnotique, les symptômes cutanés disparurent en moins d'une semaine. Cette observation, extrêmement instructive, relate, en outre, l’urobilinurie.
Les troubles cutanés sont aussi fréquents avec l’emploi de la phényléthylmalonylurée, même à dose thérapeutique; Hermann, en 1923, a décrit un cas d'exanthème par le luminal. Nous même (obs. VIL) venons d'observer un exanthème érythémateux survenu au second jour d’une intoxication aiguë et volontaire par l’ingestion de 2 gr. 40 de diallyImalonylurée.
Paralysies. — Dans un travail intéressant, Stewart Mc Naughton relate, en 1910, deux cas d'intoxication subaiguë par l'acide diéthylbarbiturique, observés à quelques mois d’intervalle et s'étant exprimés cliniquement par l’hémiplégie, brusque mais transitoire, qui guérit en quelques jours, æprès la suppression de l’hypnagogue. Le premier concernait un dément sénile ; le second, une femme de 45 ans, atteinte d'insomnie chronique banale. À
Il convient d'ajouter que ces deux observations sont demeurées isolées jusqu’à présent. |
Marche et terminaison. — La guérison est la fin habituelle du véronalisme aigu, toutefois deux sortes de complications peuvent survenir, que nous avons eu l’occasion de signaler antérieurement : cardio-vasculaires et broncho-pulmonaires. Au poumon, on nole, dans les cas graves, soit la simple congestion bypostatique, avec légère fièvre, soit plutôt l'œdème infectieux et, parfois même, un syndrome pneumonique avec hyperthermie et asphyxie secondaire. Dans le cas publié par Maclean la mort survint par néphrite aiguë hémorragique.
Il n'existe pas, à proprement parler, de séquelles véritables de l’empoisonnement aigu par le véronal ; cependant, même
rome : sthé: q plus o ou moins tenace de a api tement, en quelques semaines. Il se traduit | Fe ne sth nie n opsychique, sous toutes ses formes : inhibiellectu. e, lenteur idéative, etc., et surtout, dans le 1h maine physique, par l'amyosthénie, l'asthénopie accommodative, l'asthénie génitale et les courbatures douloureuses, lonnées sur toute la hauteur 0 rene nerveux,
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