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tn tra CHIMIQUE ET MICROSCOPIQUE ù
DES DIFFÉRENTS DÉRIVÉS DE LA MALONYLURÉE DIAGNOSTIC POSITIF DU BARBITURISME
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Lorsque l’on se trouve en présence d’un sujet tombé brusque-
ment dans le coma et, d’une manière plus générale, chaque
fois que l’on soupçonne l'existence d’une intoxication aiguë d’origine externe, il convient de penser au barbiturisme qui . n’est pas d'observation exceptionnelle. La recherche qualitative et, s’il y a lieu, le dosage de l'hypnagogue dans l’urine, dans le sang et dans le liquide céphalo-rachidien permet, dans les cas douteux de se prononcer avec certitude. | Il existe une simple réaction de coloration,® mentionnée par le Codex et préconisée par A. Tagliarni, utilisable au lit du malade, qui met en évidence la présence du véronal, en abondance, dans l’urine : au contact d'une urine renfermant du véronal, une solution de nitrate de mercure donne un précipité blanc laiteux. Mais, cette réaction est rarement suffisante car, en pratique, elle ne donne que des résultats incertains dans
les cas où le véronal n’est pas en grande quantité, dans l’urine ainsi analysée. | ; ;
E. Fischer et von Mering, qui ont réalisé la synthèse du véronal, ont également précisé le procédé suivant, susceptible d’être employé pour la caractérisation chimique de l'hypnotique dans l'urine :
« Sous une pression de 20 à 30 millimètres, on évapore, au quinzième de son volume, le liquide contenant du véronal en solution ; on le soumet à l’action répétée de l’éther. Après évaporation de ce dissolvant, on obtient un résidu coloré que l'on purifie par eristallisation dans l’eau chaude, en présence du noir
obtient a OS: un | dépôt ie cristaux ten de se saveur amère,
fusible à 190 degrés, présentant en un mot, tous les caractères |
des cristaux de diéthylmalonylurée, dont le plus utile à rechercher est incontestablement leur aspect microscopique. » En
effet, au microscope, on peut distinguer avec certitude les cris. taux de véronal, qui sont clinorhombiques, de ceux du sulfonal, 0
par exemple, qui sont orthorhombiques.
Molle et Kleist, dès 1904, ont décrit une technique de carac—
térisation qualitative et quantitative du véronal : | « Additionner l’urine à examiner d’une solution d’acétate de
plomb jusqu’à ce qu’il ne se produise plus de précipité. Filtrer
et laver soigneusement. Saturer le filtrat avec l'hydrogène sulfuré et le séparer ensuite du sulfure de plomb. Laver ensuite et éliminer l'hydrogène sulfuré restant dans le filtrat, à l’aide d’une chasse d’air. |
« La liqueur, étendue de son volume d’eau, est ensuite chauf-
fée en présence de noir animal. Après une nouvelle filtration,
on lave avec de l’eau distillée et chaude, on évapore au bain-
marie (60°) jusqu’à réduction du volume de l'urine au sixième
environ.
« Saturer alors la liqueur refroidie avec du chlorure de sodium ; agiter à trois reprises avec un égal volume d’éther. L'extrait éthéré et filtré est évaporé dans un récipient taré, dans un dessicateur par le vide, à la température ordinaire. »
Cette méthode permet de recueillir 90 0/0 du véronal contenu dans l’urine examinée. Le dernier temps de cette longue technique est le suivant: « Ajouter à 2 centimètres cubes de la solution froide saturée du produit extrait, deux gouttes d'acide nitrique et quelques gouttes du réactif de Millon. Il se forme un précipité blanc gélalineux, soluble dans un excès de réactif et
caractéristique de l'acide diéthylbarbiturique. »
Frerichs préconise la réaction suivante, d'application plus facile : «Ajouter, à une solution de diéthyImalonylurée, quelques gouttes d’une solution de chlorure mercurique et une goutte d’hydrate de soude : on obtient ainsi un précipité blanc. »
Nous ne pouvons pas entrer ici dans le détail des innom-