‹ Intoxication AiguéChapitre 17 sur 37 · APR · texte numérisé non relu

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brables travaux de chimistes, relatifs à cette importante question qui ja été traitée d’ailleurs, surtout à des points de vue pharmaceutique et toxicologique, notamment par Jorissen.

Cet auteur à décrit une réaction capitale:

« Si l'on traite o gr. 20 de véronal par 3 grammes de potasse en fusion, il se dégage de l’ammoniaque facile à caractériser. Après dissolution dans l’eau du produit de la réaction, la solution obtenue, acidifiée par l’acide sulfurique dilué, dégage de

l’anhydride carbonique et l'on perçoit une odeur d'acides gras

volatils. »

Aïnsi que l'écrit René Fabre, plusieurs variantes ont été apportées à cette réaction : « elles se ramènent toutes à la mise en évidence de l’azote dans la molécule du véronal, ainsi qu'à la diagnose des acides gras volatils provenant de l'oxydation de celle-ci (W. Macadie). »

Le Codex (1908), indique une technique simplifiée :

« Sous l’action des alcalis à l’ébullition, le véronal émet des vapeurs à odeur d’ammoniaque, bleuissant le papier de tournesol rouge. »

Van Ittalie et E. Van der Ween, poursuivant les recherches de Tagliarni, précisèrent le mode de caractérisation du véronal, de la phényléthylmalonylurée, et du proponal à l'aide de diverses réactions microchimiques, en étudiant les précipités que donnent les différents dérivés de l'acide barbiturique, en se combinant au thallium ou à l'argent. La combinaison argentique du véronal, par exemple, se précipite en un dépôt blane, qui, par recristallisation dans l’eau, se montre formé de cristaux très nets, incolores et biréfringents (x).

Nous empruntons à René Fabre, l’auteur du dernier travail publié en France sur cette importante question, les phrases suivantes dans lesquelles il a excellemment résumé ses travaux personnels ainsi que ceux de Van Ittalie et Van der Ween et de leurs continuateurs B. Fosse et Adriani :

os

1. L'intérêt de ce mode de caractérisation réside dans ce fait qu'il suffit à identifier Le toxique même quand il n’en existe que quelques milligrammes dans le liquide suspect. La réaction se pratique dans un verre de montre.

«La formation facile des dérivés métalliques du véronal se comprend aisément par l'examen de sa formule:

É NH—CO RS ICTGE CO CC N\ | “Gr NH—CO |

« Les atomes d'hydrogène des groupes (NH) placés entre.

deux carbonyles sont facilement substituables par des métaux monovalents (Ag, Na, Ti) ce qui explique, en particulier, la solubilité du véronal dans les solutions alcalines. Dès lors on pouvait penser que ces atomes d'hydrogène entreraient en réaction avec des oxhydryles très mobiles, tels que celui du xanthydrol,

afin de permettre la formation d’un dérivé xarthylé, avec élimination d’une molécule d’eau. De telles combinaisons xanthylées ont été effectuées par R. Fosse et ses élèves, par Adriani et par nous-même, dans différentes séries de la chimie organique. L'expérience suivante a permis de vérifier notre hypothèse et le produit de condensation du xanthydrol et du véronal s’obtient aisément en liqueur acétique :

« Une solution de 1 gramme de véronal dans 10 centimètres cubes d’acide acétique est additionnée de 2 grammes de xanthydrol; le mélange est porté à l’ébullition quelques instants. Pendant le refroidissement, il se forme dans la solution un précipité alcalin de plus en plus abondant. Après quelques heures, celui-ci est essoré et lavé à l’alcool bouillant afin d'éliminer le véronal et le xanthydrol qui pourraient le souiller. Par recristallisation dans le benzène, il apparaît constitué de petits cristaux prismatiques, incolores, dont le point de fusion instantané, au bloc de Maquenne, est de 245 degrés-256 à degrés. Ces eristaux sont solubles aisément dans le benzène et les hydrocarbures

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