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ANATOMIE PATHOLOGIQUE ET DIAGNOSTIC « POST-MORTEM » DU BARBITURISME

L’intoxication aiguë par les dérivés de la malonylurée ne comporte pas d'anatomie pathologique qui soit, à proprement parler, spécifique. Les quelques cas de mort chez l’homme, qui ont été suivis d’autopsie, ont révélé les lésions banales sui-

vantes : congestion plus ou moins marquée de la muqueuse

gastrique et intestinale avec piqueté hémorragique ; œdème pulmonaire ; prédominant aux bases ; œdème de la pie-mère et

ation des circonvolutions du ne du bulbe et du cer-

velet ; cœur le plus souvent dilaté.

Ce lésions ne permettent pas d'établir un diagnostic rétrospectif et dans les cas où se posent des questions médico-légales seules, les recherches toxicologiques, sont d'un réel secours. Elles ont été étudiées, d’un point de vue pratique, surtout par les auteurs anglais ; le travail de René Fabre leur apporte une solution beaucoup plus scientifique et rigoureuse. Voici comment s'exprime cet auteur : « le mode opératoire, qui nous a donné les meilleurs résultats, pour l’extraction du véronal des viscères, est le suivant : 100 à 150 grammes d'organes, conve-

nablement divisés, sont traités à la température du bain-marie, pendant trois heures, par 500 centimètres cubes d’alcool à 95 degrés, additionné de 5 grammes d'acide tartrique. Après refroidissement, la liqueur alcoolique est filtrée et concentrée par distillation ; le résidu est repris à 50 centimètres cubes d’eau distillée et la solution légèrement alcalinisée, est agitée à plusieurs reprises avec de l’éther, afin d'éliminer les matières grasses. La liqueur aciditiée au moyen d’acide sulfurique dilué, est traitée à nouveau, à trois reprises, par l'éther. Le véronal

as cristallin. Pour ïe re il enffit de: Je TRY done eau et de ar la solution HUE au bain-marie, une

el

no. ammoniacal : enfin, le procédé de caractérisation co microchimique inauguré par Fabre, à l’aide des dérivés xanthy- | \lés, est la technique la plus BÉARAnNS de caractérisation en | toxicologic.

L’intoxication aiguë par les dérivés de l’acide barbiturique

réalise la symptomatologie habituelle des comas d’origine

externe ; c'est dire qu'elle ne comporte aucun élément qui soit re

réellement pathognomonique (1). En effet, ainsi que tous les

toxiques qui agissent avec prédilection sur la substance céré- brale, elle s'exprime par des signes tels que le coma, la dysm-

nésie, la dysarthrie, l’onirisme, etc. ou par des manifestations cérébelleuses telles que l’ébriété, le nystagmus, le vertige, etc.

ou encore par des troubles tapes diplopie, mydriase ou

myosis, altération des réflexes qui ne présentent aucun caracière doué d’une valeur diagnostique absolue. L’ophtalmo plégie externe, en particulier, se retrouve identique dans les intoxications par le plomb, l’oxyde de carbone et l'alcool.

Nous nous sommes demandé si parmi les signes qui relèvent

de l’imprégnation toxique des autres appareils, il existe des éléments diagnostiques plus certains ? Nous ne le pensons pas. Le syndrome urinaire, d’ailleurs très variable, qui traduit l'atteinte de la fonction hépato-rénale, se retrouve, plus ou moins intense, dans presque toutes les intoxications. Les toxidermies constatées au cours des intoxications par les hypnagogues uréïides, se rencontrent aussi dans beaucoup d’autres empoisonnements et il est impossible de poser, sur leur constatation, un diagnostic ferme.

Dans la pratique, nous avons toujours à faire le diagnostic

:. Quelques auteurs, en Amérique, pensent que l'alternance des contractions et des dilatations pupillaires spontanées, doit être considérée comme pathognomonique de cet empoisonnement. Nous avons minutieusement étudié l'état pupillaire de tous nos malades et n'avons jamais eu la chance de constater ce

signe,

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