‹ Intoxication AiguéChapitre 22 sur 37 · LT · texte numérisé non relu

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$ d empoisonnement criminel et nous n’avons trouvé que quelques ;

d'information, la connaissance de ce moyen d'en finir avec l'existence est beaucoup répandue ; et nous avons lu récemment, DAT les faits divers, des cas de morts par véro-

employé de D en. une PARA etc. Re de sue que k toutes ces considérations, d'ordre social, justifient le classe- a ment des dérivés de la malonylurée, dans le cadre des substances vénéneuses. à: he

L'analyse neuro-psychiatrique des sujets qui tentent de s'empoisonner par le véronal et, dans les cas mortels, la recherche des circonstances qui ont favorisé la prise du toxique, comportent des déductions qui peuvent servir de base, pensonsnous, à l'étude médico-légale et prophylactique du barbiturisme.

Dans une première série de cas, il s’agit de sujets anxieux qui, par une sorte de raptus, absorbent impulsivement la totalité des cachets qui sont à leur portée ; ils sont, pour employer l'expression de Moreau de Tours, en état de suicide aigu et agissent inconsciemment, dans le seul but de se procurer, pour un certain nombre d'heures, le soulagement et l’oubli (x).

D’autres observations — ce sont les plus nombreuses — concernent les psychopathes atteints de délire chronique, d’interprétation ou hallucinatoire, des paranoïaques, ou plus souvent encore des mélancoliques qui, en état de suicide chronique, préparent méthodiquement et obstinément, parfois durant plusieurs jours, le plan détaillé de leur empoisonnement ; et s’ils choisissent volontiers le véronal, c’est qu'ils savent bien qu'ils peuvent se le faire délivrer sans ordonnance. | Cependant, quelques hystériques, désireux d'attirer l’attention de leur entourage et du médecin, sur un état léthargique qu’ils sont impuissants à réaliser parfaitement, ingèrent volontiers des doses massives de diéthylmalonylurée. Dans ces conditions, Le diagnostic différentiel de la léthargie mythoplastique

1. Les tableaux qui précèdent font ressortir très nettement que les doses habituellement absorbées, au cours de tentatives d’empoisonnement, correspondent assez exactement à des prescriptions faites par le médecin, qui prévoit, dans son ordonnance, une provision. Cette pratique est fort dangereuse,

ose te que Ho un toxicomane décide de s empoi-

ment-suicide, aux dérivés de l'acide barbiturique, d'un ou de plusieurs autres médicaments soporifiques : véronal-sulfonaltrional (Môürchen), véronal-éther (Tardieu et Camps), luminal-

véronal et le pyramidon.

sonner par un médicament hypnotique, il lui associe le stu- 4 péfiant auquel il est accoutumé. C’est ainsi que nous avons pu relever le mélange, au cours de tentatives d'empoisonne-

opium (Rosenberger), véronal-alcooïi, luminal-morphine, ete. Lichtenstern cite un exemple d'empoisonnement mixte 5 le 4

PRONOSTIE 0 1e 00

Existe-t-il, dans la symptomatologie si variée du barbi-

turisme, des éléments cliniques nous autorisant à formuler un

pronostic ?

La détermination de la dose de toxique ingérée n’est pas ici.

d’un grand secours et nous avons étudié, plus haut, l’extrême variabilité des doses toxique et mortelle de ces hypnagogues.

L'état des pupilles est de signification inconstante et n'est qu’un moyen d'appréciation bien incertain.

La durée du coma n’est pas en rapport direct avec la gravité de l’empoisonnement et sa persistance, au delà de cinq ou six.

jours, n’est pas incompatible avec la possibilité d’une terminaison heureuse. farm

L’éclosion de troubles mentaux, de délire ou d’agitation se retrouve dans les cas bénins aussi bien que dans les cas de gravité moyenne ; par contre, elle ne se produit que rarement dans les cas mortels où le carus est, le plus souvent, l’unique expression clinique.

Les exanthèmes surgissent, de préférence, dans les cas bénins. |

Les véritables facteurs de gravité sont : la profondeur du coma (les cas de carus, comportant la paralysie des muscles respiratoires et, fréquemment, le rythme de Cheyne-Stokes, sont en général mortels) ; les complications pulmonaires et cardio-vasculaires ; la survenue, au cours du coma ou dans les jours qui suivent, de l’hématoporphyrinurie et de la néphrite hémorragique aiguë.

L'état constitutionnel antérieur du sujet et, principalement

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