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Voici quelques indications thérapeutiques, relatives à l'em- poisonnement aigu par les uréïdes : a
r° Lorsque l’on peut commencer le traitement dans les quel- Fa ques heures qui suivent le début du coma, il convient de pra-
tiquer le lavage minutieux de l’estomac ; cette intervention n’est plus indiquée lorsque la prise du médicament remonte à plus de dix heures (1) ;
2 Dans les cas d'intoxication très grave, l'état comateux mena-
çant justifie la saignée abondante de 5 à 600 centimètres cubes,
susceptible, quand .elle est faite dans les deux premiers jours, de donner un résultat rapide. Frappé de l’analogie clinique existant entre l’empoisonnement par les champignons amanites et l’intoxication aiguë par le véronal, nous avons pensé que la saignée abondante, si utile dans le premier cas, serait d’un grand secours pour la cure de l'affection qui nous occupe. Nos trois dernières observations comportent une telle thérapeutique ; elles justifient le bien fondé de cette indication ;
3° Contre l’état dépressif extrême du système nerveux, on peut répéter, avec succès, les injections hypodermiques de strychnine et atteindre des doses variant de5 milligrammes à 2 centigrammes pro die; certains auteurs préconisent encore des injections de caféine qui donnent d'excellents résultats.
4° Pendant toute la durée du coma, il faut alimenter artificiellement l’intoxiqué, soit à l’aide de Ia sonde œsophagienne,
1. Dans notre observation VI, à la neuvième heure de l’empoisonnement, se produisit un vomissement bilieux de 65 centimètres cubes environ. Le liquide gastrique renfermait encore 0,03 centigramme de diéthylmalonylurée,
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soit, mieux encore, par la voie rectale ; on prescrira ainsi : le lait, le café, les œufs et les liquides en abondance (1);
5° On ne négligera pas de sonder la vessie en cas de rétention ;
6° Afin de prévenir les complications pulmonaires et, principalement la congestion hypostatique des bases, fréquemment décrite dans le véronalisme aigu, il est recommandé de maintenir le sujet dans la position demi-assise ; en cas de défaillance cardiaque, on utilise tous les toni-cardiaques usuels ;
70 Dans le but de favoriser l'élimination rénale, certains auteurs conseillent les injections salines. On peut prescrire, avec avantage, les diurétiques ordinaires : théobromine, etc.
Ortner (de Vienne), en 1923, a préconisé les ponctions lombaires suivies d’injections rachidiennes de liquide albumineux, dans les cas très sévères d'intoxication aiguë par le véronal.
Le professeur Carl von Noorden, dès 1911, puis Cimbal, en 1913, ont formulé quelques conseils relatifs à la prophylaxie du véronalisme qui méritent de figurer icien raison de leur grande valeur pratique. Le médecin d'AMona, notamment, emploie de préférence le véronal-sodique qui lui paraît mieux toléré et qui est incontestablement plus soluble. Pour les cas où l’on tient à prescrire le véronal pur, il propose d’administrer, en même temps, soit la phénacétine, soit le phosphate de codéïne ; ces médicaments ne sont pas, à proprement parler, des antidotes du véronal, mais ils atténuent notablement les effets toxiques des dérivés de la malonylurée, sans diminuer leur pouvoir bypnogène. De fait, chez les mélancoliques qui reçoivent de la phénacétine et du phosphate de codéine et mieux encore de l'opium, sous une forme quelconque, nous avons pu nous servir du
1. On sait que le véronal provoque dés troubles circulatoires sérieux qui modifient profondément la fonction respiratoire ; la réduction imparfaite de l'oxyde de carbone,dans certains cas, indique l’emploi del’oxygène soit en inhalation soit, mieux encore, en injections sous-cutanées,
véronal el des Hate préparations similaires, sans crainte de 175 voir survenir des signes de barbiturisme. \ VE Voici les formules qu'’utilise couramment Cimbal : ï
É MÉDOC EU U AL PRRÉMANREN RUE RARES o gr. 30 te” 1e Phénacétine...... LEA une RU Eee O gr. 20 AA Phosphate de codéine.............. . o gr. 025 NOIR Poudre d’ipécacuanha.…....... Mio s CO BP 10 À 0: SES HT 3 RO AA De | AE pour un paquet. À prendre unc heure avant le coucher, dans de une abondante infusion chaude. "ATOS
C’est dans le but de prévenir les auto-einpoisonnements, si fréquents chez les psychopathes anxieux, que l’auteurincorpore, dans la prescription, une certaine quantité d’ipéca (1). La for-
mule doit être calculée de telle sorte que si le sujet absorbe une dose de véronal, réputée toxique, ilingère, du même coup, une dose vomitive d’ipéca. Deux ou trois grammes de diéthylmalo- Le nylurée étant la dose toxique moyenne, la quantité d’ipéca doit être de r gramme de racine prescrite sous forme de poudre, d’intusion ou de teinture.
29 Véronal sodique.......... RCE EEE 5 grä sos
Faire dissoudre dans 200 grammes d'infusion de racine d'ipéca (2 gr. à 2 gr. 50)
À titre de sédatif, une cuillerée à café correspond à o gr. 10 d de véronal ; comme hypnotique, une cuillerée à soupe correspond à o gr. 4o de véronal. |
30 MérOnA SOdIque aide une 5 gr.
STÉDNDIRE Ar encens meeeen ane ce eco ecole 4 gr.
dissoudre dans :
RAS OO En ed omess ondes gueule 80 gr.
Leintüure ŒIDéG. 1.7... et dde 0 20! BP.
ajouter :
Solution de Na Br.............. 1 2 6àrogr.p.8ogr. PANTODONS ENS pan rem Dh Te 10 centigrammes Sirop d’écorces d’oranges amères..... Q. S. p. 200 gr.
r. Nous ne pensons pas qu'une dose aussi minime d’ipéca entrave l’action hypnogène du véronal : il conviendrait cependant de vérifier, cliniquement, et expérimentalement, qu’une telle quantité de ce vomitif ne trouble pas le sommeil normal.
PARTENS
faci lement ABLE justifie Four. Hour par d. praticien
| désireux d'éviter, non seulement les accidents de barbiurisme | à