MÉDECINE LÉGALE
L'étude médico- -légale de l’empoisonnement par les dérivés de l'acide barbiturique comporte deux chapitres d'égale impor | tance.
Le premier est relatif aux diverses questions qui se posent, dans certains cas d’empoisonnement mortel. Nous avons vu je que presque toujours il s’agit d’une tentative de suicide ; certaines fois cependant, la cause de la mort peut être mise en
doute et l’expertise toxicologique s'imposer. Grâce aux nombreux ( travaux, français et étrangers, il est présentement possible de à résoudre scientifiquement le problème. À
En 1921, Chavigny et Rullmann, présentant, à la Société de 4
Médecine légale de France, une observation d'intoxication mortelle par le luminal, signalaient l'insuffisance des méthodes de caractérisation chimique, permettant de déceler la phényléthylmalonylurée dans les différents organes d’un sujet mort empoisonné. Une telle lacune ne saurait être aujourd’hui incriminée ; dans son récent travail, en effet, René Fabre apporte. une méthode précise qui permet la diagnose toxicologique des différents dérivés de la malonylurée. Nous en avons donné quelques détails, dans un chapitre précédent, consacré au diagnostic post-mortem du barbiturisme, en nous inspirant de son mémoire. 70064
La seconde partie de l’étude médico-légale du barbiturisme, est d'ordre social. Les dérivés de la malonylurée, nous l’avons dit plus haut, ne figurent pas dans les tableaux de substances vénéneuses prévus par le décret des 19 et 20 seplembre 1916 ; les pharmaciens peuvent, en conséquence, les délivrer sans ordonnance (1). Cette lacune, ainsi que la connaissance, répan-