Tous les hypnotiques devraient figurer dans le tableau C
due dans le grand public, de ce mode de suicide d'application si aisée, expliquent le nombre rapidement croissant des empoisonnements volontaires par ces hypnagogues.
C’est là un fait fâcheux qui pose catégoriquement la question de savoir s’il convient d'inscrire les uréides du troisième groupe dans l’un des tableaux du décret. En Angleterre et en Allemagne, à la suite des mesures qui ont été prises dans ce sens, le nombre des cas de barbiturisme s’est rapidement res-
treint. En Amérique, par contre, à Anaheim, Cole, en 1923,
déplore la facilité qu’ont les psychopathes” de se procurer du véronal et il publie un cas fatal d'intoxication, par ce médicament.
Une objection peut être faite à cette manière de voir. Le barbiturisme aigu, peut-on nous dire, est loin d'être toujours aussi grave et, si l’on en croit les observations médicales, 80 o/o des individus qui tentent de s'empoisonner par ces produits, guérissent parfaitement. Mais il est aisé de démontrer que les statistiques ne reposent que sur l'étude des seules obvervations publiées ; or, combien de cas d'intoxication par le véronal, signalés dans les grands quotidiens, ont-ils élé d'objet de communication scientifique ? N’avons-nous pas souvent l'occasion de lire, dans les faits divers, sous les titres les plus variés « Mourir ! », « Le désespoir d'une figurante », « Encore le véronal », « Les désespérés », l'annonce de tels accidents ; bien peu de ces exemples sont relatés dans la littérature médicale. Aussi nous pensons que la prétendue bénignité du véronalisme n’est pas un argument suffisant que l’on puisse raisonnablement opposer au classement de ces toxiques.
Ajoutons que nos observations concernent des sujets qui ont été séduits par les avantages que leur offrait le véronal. Anxieux, ils ont été incontestablement attirés par la perspective d’une mort sans souffrances et ils préféraient s'endormir pour toujours afin d'échapper à l'enfer d’une vie qui leur paraissait perpétuellement douloureuse. Beaucoup auraient manqué de décision s’il leur avait fallu se résoudre à une mort volontaire violente.
Et nous devons conclure en disant que si les mesures prophylactiques, d'ordre thérapeutique, formulées par Von Noorden
: Ms en ab dés TR chronique, seule, une intervention a # sera réellement efficace et permettra de prévenir la contagion
dérivés de la malonylurée, est un danger pour notre pays. Des 6
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si évidente depuis la guerre. | Ainsi donc, une déduction capitale se dégage clairement dé cette étude. Nous la formulons brièvement :
Par sa fréquence rapidement croissante et par sa gravité vi réelle, l'intoxication aiguë volontaire par le céronal, ou les autres 4
mesures urgentes s'imposent, tendant à réglementer la vente de ces produits.