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re meme T as. nsi : explique son choix si us ue Fa ri do du de ie a choisi le véronal, qu'il avait souvent l’occasion de faire prendre à ses malades et dont il connaissait, nous l'avons vu, la puissance toxique. Et il est vraisemblable que sans sa constitution physique, extrêmement MN
robuste et, surtout sans l'intervention heureuse. de l'interne de garde, Fe IN ancien légionnaire aurait présenté de graves signes d’ empoisonnement .… vi
Examens de laboratoire (1): ‘ ant 4 10 Nuit du 24 au 25 mars 1924.— Une heure et demie environ après 11 Er SUR le début du coma, saignée de 400 grammes. Le sang n’a pas été conservé L et l’on ignore quelle quantité de véronal a été retirée au cours 4 cette Rs ‘intervention.
2° Analyse des urines du 25 mars (1 jour}: aspect acajou ; HU (Lt 1 litre 250 : présence de véronal (1 gr. 63 par litre); présence de Pig- “0m ments biliaires, d'urobiline, d'acides biliaires. Traces d’albumine. ue) {| 3° Prise de sang Le 25 mars (1* jour) : traces non dosables de Je à nr: urée sanguine : O gr. 53. NE 4° Liquide céphalo-rachidien, ponction lombaire le 25 mars (1°* 10 : a TRE pas de véronal.
5° Urines du 26 mars (2° jour) : dosage du véronal: o gr. g1 par litre; aspect acajou moins prononcé que la veille ; quantité 2 litres; présence : d'acides et de pigments biliaires ; traces FAT 60 Prise de sang le 26 mars (2° jour); traces de véronal. \ 7° Prise de sang le 27 mars (3 jour): traces infimes et non dosables de véronal ; urée sanguine : 0 gr. 49.
Remarquons que les analyses de sang et de liquide céphalo-rachidien ont porté sur une trop petite quantité de liquide, pour permettré un dosage précis (90 eme. de sérum dans le cas le plus favorable; ro eme. de liquide céphalo-rachidien). YA Voici la technique qui fut employée : au oo centimètres cubes d'urine, déféqués par 50 centimètres cubes de 4 sous-acétate de plomb. Après filtration, l'excès de plomb est éliminé par Hour. addition d’une solution de SO{Na° saturée. Une nouvelle filtration permet be dobtenir une liqueur faiblement colorée que l'on agite, à plusieurs Dei reprises, ayec 50 à 55 centimètres cubes d’éther qui dissout le véronal. La solution éthérée est desséchée au moyen de SO‘N? anhydre et l’éther est distillé. Le résidu obtenu, en général cristallisé, est pesé, L'identification du produit isolé s'effectue au moyen des réactions sui- 1 vantes:
1: Une solution aqueuse, légèrement acide au tournesol, est précipitée par une solution de nitrate de mercure (Codex). 2° Une partie du résidu (1 à 2 centigr.) est dissoute dans quelque gouttes d’eau faiblement acide (NH°), dans un verre de montre. La solution est additionnée d’un volume égal de solution de nitrate d'argent ammoniacale, préparée suivant les indications données précédemment. Il
1. Ces différentes analyses ont été pratiquées par notre ami Borin, interne en pharmagie à l'Hôtel-Dieu,
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se forme rapidement un précipité blanc qui redissout dans un peu d’eau à la température du bain-marie et cristallise, par refroidissement, dans les formes décrites par Van ittalie et Van der Ween.
Cette observation est instructive de divers points de vue: elle met bien en évidence le rôle utile de la saignée, abondante et précoce, dans la cure du barbiturisme aigu. Elle montre l'importance de l'analyse neuro-psychiâtrique de tels sujets et les conclusions pratiques, d'ordre médico-légal, qu’elle peut suggérer. Enfin, outre le rythme de l’éiiminalion du toxique, elle nous a permis d'établir que l’intoxication aiguë par les uréides dérivés de la malonylurée, dans certains cas, tout. au moins, provoque une azotémie transitoire et de courte durée.
OBSERVATION VI (personnelle) |
Tentative d'empoisonnement-suicide par ingestion de 10 cachets de véronal à o gr. bo ou à o gr. 25 (?). — Léthargie. — Constitution mythoplastique. Guérison au bout de trois jours.
Une jeune fille de 24 ans, Eléonore B..., employée de bureau, fut conduite à l’Hôtel-Dieu, le 9 octobre 1924, à 2 heures du matin, dans un état léthargique.
Il s'agissait d’une intoxication aiguë, consécutive à l'ingestion volontaire, en une fois, de 10 cachets de véronal dont nous n’avons pas pu préciser la teneur. ;
Dès son entrée, la cause de cette léthargie étant connue, par les dires de la personne qui l’accompagnait, l’interne de garde essaya, mais en vain, de provoquer le vomissement (titillation de la luette, attouchement du pharynx) ; la prise du toxique remontait à plus de deux heures et il ne fut point fait de lavage d'estomac. Pendant la première nuit, elle était animée de mouvements spontanés très violents qui, à plusieurs reprises, la projetèrent hors de son lit.
Le lendemain matin, au cours de notre premier examen, Eléonore B... était plongée dans une profonde léthargie ; nul stimulant ne pouvait la tirer de son assoupissement. Cependant les excitations externes (piqûres, pincements, etc...) provoquaient des réactions paradoxales : c'était soit des mouvements de défense, instantanés et vifs, soit au contraire une impassibilité absolue. Elle était animée, en outre, d'un tremblement à grandes oscillations et de quelques secousses musculaires,
Les membres étaient inertes, la résolution musculaire complète. Le pouls battait à 118 ; la température s'élevait à 374. Cependant la respiration était un peu accélérée (22-24 à la minute). Les réflexes tendineux étaient très vifs. Le réflexe abdominal manquait complètement. Les
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pupilles, de dimensions normales, réagissaient vivement à la lumière. Nous notions encore le dermographisme et une légère bulle d'herpès, siégeant à la lèvre inférieure, mais aucun exanthème.
Une saignée de 275 grammes fut pratiquée vers É douzième heure de cette intoxication (1).
À la fin de la matinée, vers midi, Eléonore B... sortit cependant de sa torpeur et les résultats de l’interrogatoire méritent d’être consignés. Disons d’abord qu’elle ne s’exprimait qu'avec lenteur, avec embarras, en cherchant ses mots. Elle nous confia qu’à la suite de quelque déconvenue, d'ordre affectif, elle avait décidé de s’empoisonner par le véronal et ce disant, elle manifeste son vif étonnement de se retrouver réveillée : « J'ai lu les journaux, dit-elle, je sais que l’on peut mourir én prenant du véronal. J'en ai acheté dix cachets, dans diverses pharmacies et, répondant à ma curiosité et à mes craintes simulées, un pharmacien m'a déclaré, en me donnant deux cachets de o gr. 50 seulement que, dix cachets semblables seraient suflisants pour ameuer la mort. »
Au cours de l’interrogatoire, elle s'accroche toujours aux paroles que nous lui adressons, exprimant des pensées tristes, marquant ainsi sa dépression psychique”’manifeste.
Mais, l'enquête neuro-psychiâtrique nous révéla encore un autre élément intéressant : la constitution mythomaniaque de cette jeune fille ; elle nous avoue qu’elle a parfaitement entendu toutes lés phrases, prononcées près de son lit, lors de la visite du chef de service, quelques heures auparavant et, elle nous répète, assez exactement, quelques bribes de la conversation ; elle déclare s’être « bien intéressée à tout ce qui avait été dit sur son compte ». Elle trouve le chef de service très gentil et elle souligne ses dires de quelques sourires. Elle présente même un peu de maniérisme. Enfin, interrogée sur les circonstances qui l’ont déterminée, elle donne des réponses contradictoires.
Un examen de sang, pratiqué alors qu’elle n’était pas encore sortie de sa léthargie, nous a fourni les renseignements suivants :
GODule Dans AN racer 5.600 Globules rouges........,.......,.,... 4.500.000
Formule hémoleucocytaire :
POlVAuClé AT ES PE esse rene RAGE 80 Grands mononucléaires............... 2 Moyens mononucléaires....,.......... 14 Eosinophiles ............ nr Re OR 5à6 BYMpRoerIeS nee anna Aer 0
Dans la journée, elle dormit sans discontinuer. Ce n’est que sur la fin du jour qu’elle put uriner (500 cc.) grâce à l'application d’une compresse chaude. Le soir, la température était descendue à 3602.
Le deuxième jour de cette intoxication, son pouls battait à 76, sa tem-
1. Le dosage de l’urée sanguine nous a indiqué la présence de 0 gr. 18 d’urée par litre de sang
| on normaux : £
Cependant, l’oligurie persista jüsdu’ät quatriènie jour. À ce ihôet,
beulement; la somnolence disparut cotiplèteméent et cetté jeune fille ne se
plaignait plus que d’asthénie et de courbatures douloureuses des mollets :
et des masses sacro-lombaires.
Nous avons recherché le véronal däns les urines ainsi que dans le liquide gastrique rendu le lendemain de là prise du Medue Voici les résultats de ces analyses (1):
1° Liquide gastrique : o gr.o3 de di éthyitialonylatée dans 65 centimètres
cübes de liquide gastrique ;
2" Sang : traces indosables de véronal dans 5o- centimètres cübes de sang.
3? dt o gr. 30 de véronal dans 450 centimètres cubes d' urine.
Réaction de Hay : négative.
Réaction de Grimbert : négative — ; pas d’urobiline. Traces d’urobilinogène.
Cette observation est intéressante par l’apparition, chez une
mythomane, d’une intoxication aiguë volontaire, par un hypno-
tique. Dès lors un diagnostic délicat se posait entre la myÿthoplastie, qui peut réaliser la léthargie typique, et la léthargie véronalique. ;
Sur la constatation de l'abolition des réflexes abdofhiiate, nous avons posé le diagnostic de l’intoxication, qui fut vérifiée pär la recherche du toxique. Ce signe ne présente pas une
valeur absolue ; cependänt, nous:avüus noté, chez pose
malades, la persistañcé dé cé réflexe dans lé pithiätisaie. $. Goldflam (2) a d'ailleurs insisté récemment sur la conservation des réflexes abdominaux dans l’hystérie ainsi qué sut leur valeur diagnostique.
Chez notre sujet, le pithiatisme demeure avéré ét à joué, très probablement, un rôle important comiie mobile, au moment de la décision: Il est possible que pour altirer l'attention, cette mythomane ait simulé le suicide en absorbant une quantité de
véronal qui élait insuftisante à déterminer la mort. Sur la quan-
1, Nous n'avons pu dnalyser que les urines du premier jouf. Il fut impossible de recueillir celles des deux jours suivants, malgré les plus formelles recoim mandations et en dépit d’une surveillance sérieuse, cette mÿthomane s’inge niait à perdre ses urines comme si elle craignait que l'on ne retrouve pas dans celles-ci une suffisante quantité de toxique.