S.. Goldflam, Rev. de Méd., 1. XL, n° 9, septembre
des
btéciniot € dei à aitiel notamment qu ‘elle ignore la DER qui Dur se trouvait dans chaque cachet. 4 PR
Signalons pour terminer l’éosinophilie constatée au cours de if
cette intoxication. C'est là un fait isolé dont nous ne somrmies en “ #
mesure, présentement, de tirer aucune déduction.
— OBSERVATION VII (i) D
are Tentative d'empoisonnement-suicide par la diallylmalonylurée (2 gr. 40) 00 # Fugue. Léthargie pendant quarante- -huit heures. Exanthème érythémateux et fugace au troisième jour. Saignée de 200 grammes. Guérison. ms
PRE d'élimination du toxique. RU
Mme Christiane C..., âgée de 25 ans, lingère, fut amenée à l'Hôtel- 14 Dieu, le 12 octobre 1924, à 9 heures dü soir, dans un état cothateux. IL Ca s'agissait d’une intoxication aiguë dont la cause (diallylmalonylurée) avait été diagnostiquée par üun médecin de la villé.
A son entrée, nul stimulant ne pouvait la tirer de sa léthargie ; sa respiration était $tertoreuse. Pendant la nuit, elle demeura plongée dans cet état profond d'assoupissement, sans agitation. Elle marmontiait constamment. Incontinence d’urines. |
Le lendemain de la prise du toxique, c’est-à-dire à la douzième heure, lorsque nous l’examinons pour la première fois, les éxcitations, mêmes légères, sont capables dela tirer de son sommeil. Aux questions que nous lui posons, elle répond avec beaucoup d’embarras et de lenteur ; elle ne trouvé que très difficilement ses mots, sa parole est pâteuse: Dans le contenu de ses réponses brèves, nous percevons distinctement les mots de « Dial » et de « Véronal ». Les réflexes tendineux rotulieus, abdominaux et cornéens n'étaient pas abolis ; les pupilles, de dimetision normale, réagissaient à la lumière. Le éfthme réspiratoire n’était pas modifié, le pouls battait régulièrement à 88, la température se chiffrait à 37°8.
Une saignée de 200 grammes fut aussitôt pratiquée.
Pendañt les vingt-quatre heures suivantes, elle demétira dans cet état d’assoupissement ; de temps à autre, elle sortait de sa torpeur ét réclamait à boire.
Le i4 octobre 1924, au second jout de cette intéftitation, la température était de 36°6, son pouls battait à 80. Quand nous la réveillions, elle nous adréssait des réponses plus aisées et plus rapides. Lé foie n’était pas augmenté de volume, là palpation par la méthode de Glénard ne réveillait aucune sensibilité dans l’hypocondre droit.
Le 15 octobre 1924, au troisième jour, Chritiane GC... est complètement
1: Cette observation fera l’objet d’un prochain travail, rédigé en collaboration avec notre ami Blondel,
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réveillée. Elle se plaint d’un prurit constant du genou gauche. Il siège, en effet, sur la face interne du genou, et sur la région de la rotule, un érythème rouge vermillonné, remontant à quatre travers de doigts au-dessus du bord supérieur de la rotule, érythème très prononcé à la partie médiane et qui se dégrade progressivement à [a périphérie, A la partie inférieure, il se prolonge sous la forme d’un piqueté rose, disposé en traînées, indiquant le sens de la propagation future. Cet érythème prurigineux est strictement unilatéral, s’efface à la pression et s'accompagne d’une élévation de la température locale.
‘a À bout de trente-six heures apparut un érythème sembiable à la fesse | gauche. L'évolution, extrêmement fugace, de cet exanthème se termina AE par une faible desquamation. Fe Cette intoxicatioa détermina, dans les derniers jours, une asthénie très marquée avec courbatures musculaires douloureuses. L'analyse chinique du sang, prélevé à la douzième heure de l’intoxication, a révélé des traces indosables de Dial. L’urée sanguine s’élève à o gr. 44. Du point de vue hématologique,
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La recherche de la diallyImalonylurée dans les urines, a fourni les résultats suivants (1) :
Le 13 octobre 1924, o gr. 35 de Dial pour 500 cmc. Le 14 octobre 1924, o gr. 28 de Dial pour 500 eme. Le 15 octobre 1924, o gr. 15 de Dial pour 500 cmc.
Pas de cylindrurie, ni de glycosurie, ni d’albuminurie ; présence de traces de sels biliaires et d’urobiline.
Ajoutons l'oligurie jusqu'au deuxième jour seulement ; sous l’influence de la théobromine, le taux des urines s’est rapidement relevé (500 cmc. les deux premiers jours, 1 litre les jours suivants).
L'analyse psychiatrique, comportant l’interrogatoire de notre sujet et d'une personne de son entourage, nous a fourni quelques renseignements:
1. Ces chiffres,ainsi que ceux qui figurent dans notre observation Vindiquent que le véronal (ou les corps de la même série), éliminé en nature par les urines, ne représente qu'une faible partie de la quantité ingérée. Une portion importante se transforme dans l’organisme, déterminant une azotémie transitoire. Enfin l'élimination urinaire s’étage sur plusieurs jours.
d'humeur ombrageuse, parfois susceptible, Christianne C... ne se confie
que très difficilement. Depuis trois mois elle connaissait les vertus hypnogènes du Dial dont elle usaiït, chaque fois qu’elle souffrait de maux de
dents ou d’insomnie. A cet hypnagogue, elle associait volontiers quelques
comprimés d’aspirine, réalisant ainsi une médication analgésique et hypnotique parfaitement efficace. Depuis quelques jours déjà elle se sentait triste et déprimée et c’est à la suite de chagrins qu’elle décida de
s'empoisonner. Elle ne veut pas préciser davantage les circonstances qui
l'ont déterminée. Bref, dépression psychique anxieuse de nature probablement afflictive. 42
C’est dans un café des environs de la gare Saint-Lazare que le 12 octobre 1924, à 8 heures du soir, sans avoir dîné, elle absorba le contenu
de deux tubes de Dial, soit 24 comprimés de o gr. 10. Elle pensait « que cela suffirait ». Après la prise du toxique, elle eut encore le temps d’écrire
deux lettres qu’elle n’a pas consenti à nous communiquer. Une demi-heure après, environ, elle sortit du café désorientée, ne sachant pas où aller, dans l'incapacité de se décider à prendre le métropolitain ; elle se mit à marcher rapidement, sans se rendre compte du chemin qu'elle parcouraït. A partir de ce moment, plongée dans un véritable état de rêve, elle n’a conservé aucun souvenir.
Elle a été trouvée égarée et somnolente dans la rue d’'Aboukir. Un mé- . decin consulté put lui tirer quelques réponses, suffisamment précises, pour lui permettre de rédiger un certificat, comportant le diagnostic d’empoisonnement par le Dial ou le yéronal.
Il est intéressant d'insister sur ces troubles caractéristiques, .
sur cette fugue à travers les rues de Paris, qui rappelle les phénomènes de Schlafrauch, décrits par Kraft-Ebing. Cette observation met en évidence le rôle pathogénique, joué par les hypnotiques, dans la genèse de tels accidents.
À, Tardieu 6