‹ Intoxication AiguéChapitre 32 sur 37 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

| k ue = I. — Les dérivés de la malonylurée sont des hypnagogues puissants, susceptibles de déterminer, quand ils sont ingérés à doses toxiques, toute une série de troubles graves, relevant de l'imprégnation du système nerveux cérébro spinal et de l'atteinte de la fonction hépato-rénale, L'expression clinique est la même, quel que soit le produit en cause, véronal ou l'un quelconque des dérivés de l'acide barbiturique ou de leurs sels.

Il. — Les doses toxique et mortelle de ces médicaments sont d’une extrême variabilité. Pour le véronal, la dose toxique oscille entre 1 et 10 grammes et la dose mortelle entre 2et 14 gr, avec une bien plus grande fréquence au-dessus de 5 grammes.

IL. — Le barbiturisme aigu se traduit toujours par le coma, plus où moins profond et plus ou moins durable, selon la dose - de toxique ingéré et la susceptibilité individuelle du sujet. Parmi les autres signes, les plus constants sont, par ordre de fréquence : les symptômes urinaires, la dysarthrie, les troubles mentaux, d'ordre confusionnel avec onirisme hallucinatoire, les exanthèmes, les troubles oculaires.

IV. — L'intoxication subaiguë par le véronal détermine parfois l’ophtalmoplégie externe, toujours fugace, semblable à celle que l’on observe communément dans les intoxications par le plomb, l’oxyde de carbone ou l'alcool. La diplopie peut être la cause d'erreurs de diagnostic : elle simule celles de l’encéphalonévraxile épidémique et de la mythoplastie.

V. — Les symptômes urinaires sont très variables : albuminurie, cylindrurie, glycosurie ; anurie, oligurie ou polyurie,

e ep énomène le plus she

souvent he dune le sulfonalisme que dans le bartih ” risme. Parmi les signes urinaires, ceux qui marquent l'atteinte ie dela fonction hépato-rénale, sont les plus utiles à rechercher :

j présence de sels et de pigments biliaires, d’urobiline dans les ; urines, etc...

VE Da constatation d’altérations hépatiques. organiques ou fonctionnelles, quelle que soit leur étiologie (cirrhoses, tuber- 1 culeuse, syphilitique ou alcoolique, paludéenne, etc...) est une à contre-indication formelle à à l'emploi des uréïdes barbituriques.

4 Le véronal ou ses succédanés peut être utilisé pour l’explora-

tion fonctionnelle du foie, mais cette épreuve ne saurait être

considérée comme vraiment inoffensive.

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VII. — Les troubles de la parole, la dysarthrie paréto-s pasmodique, associés à l’oligurie, doivent faire soupconner le barbiturisme latent.

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