UNE
Réflexes normaux.
Sensibilité intacte, atténuée cependant d’une manière légère dans les régions indurées.
Composition du sang :
Globules rouges, 90 p. 100.
Erythrocytes, 3,3; Leucocÿtes, 7.600; Lymphocytes, 23 p. 100;
Eosinophiles, 17 p. 100; Monocytes, 6 p. 100; Taux d’hémoglobine, 4,2.
Urine et sédiments normaux.
Thérapeutique et cours de la maladie. — Tous les deux jours,
calcium intraveineux.
Traitement local des mains et des pieds : tous les jours, bains chauds dans une solution boratée, suivis de frictions avec une pommade au soufre et acide sulfurique.
Dans les premiers jours des plus violentes démangeaisons, le corps fut frictionné avec du « mitigal ». Les parties indurées s'’amollirent rapidement et purent être presque complètement décollées. 10 injections furent données au total, traitement prolongé par absorption buccale de calcium. Après trois semaines, l’eczéma était complètement guéri. Les parties de la peau devenues claires n’ont pas évolué. Après une diminution de poids au début, commença un accroissement suffisant et une amélioration de l’état général.
Cas IL — P... (J.), 38 ans. Chez ce malade aussi, les premiers symptômes apparurent fin janvier, sous la forme d’une forte éruption qui provoquait de fréquentes démangeaisons. Cette éruption se manifesta particulièrement dans les parties intertrigineuses, se différenciant des autres cas par ce fait que, de temps en temps, tout le corps, y compris la figure, prenait une coloration brun foncé très accentuée, qui était plus forte à la face antérieure de la. cuisse. Au premier plan apparaît chez ce malade la sensibilité des
pieds à la douleur, douleur surtout marquée à la pression sur le
gros orteil. Le malade dépeignait des douleurs comme si on l'avait piqué avec des épingles. En sorte qu'il ne pouvait marcher que très péniblement. Trois semaines après le commencement de ces douleurs, apparurent à la plante des pieds et dans la paume des mains (mais à un degré moindre) de très fortes indurations cornées. Bien que le malade prétende qu'il « ressent son pied comme s’il était mort », la sensibilité s’est maintenue partout, excepté dans les parties fortement cornées où elle s’est atténuée d’une manière notable. À chaque pas et même la pression des couvertures, il ressentait des douleurs insupportables. Le malade prétend n'avoir jamais souffert de l’estomac. Il se plaint d’une asthénie intense et d'un amaigrissement très apparent. Chez lui aussi, les yeux sont tellement larmoyants qu'il prétend voir « comme à travers un voile », une longue fixation du regard, ou même une courte lecture, lui sont impossibles.
Composition du sang :
Globules rouges, 75 p. 100; Erythrocytes, 3,25; Leucocytes, 7,700; Eosinophiles, 2 p. 100; Lÿmphocytes, 52 p. 100; Macrocytes, 1 p. 100.
Segment, 65 p. 100.
Thérapeutique et évolution de la maladie. — Tous les deux jours, calcium intraveineux.
Après six jours, en plus, traitement à l’iodure de potassium (solution IK à 6 p. 200, 15 cc., 3 fois par jour).
Traitement local comme dans le cas n° I.
Après quatorze jours : Ramollissement notable des parties indurées, en partie détachables.
Quotidiennement, à partir de ce moment, traitement du pied et de la cuisse par les « courants faradiques »; amélioration des possibilités de déplacement.
La peau : après les douzième et quatorzième jours, s’éclaireit par place, bien que la couleur normale n’apparaisse que longtemps
/ RDA
après. Dans les derniers dix jours, disparition des douleurs du pied : l’amélioration se manifeste d’abord au pied droit, puis au pied gauche. Le malade montre une bonne augmentation de poids.
Cas III — B... (J.), 32 ans. D'après les propres déclarations du malade, la quantité de vin rouge qu'il absorbait quotidiennement était d'environ 1 1. 1/2 à 2 litres (par conséquent, quantité nettement supérieure aux autres). Les premiers symptomes apparurent chez lui aussi fin janvier. Ce furent d’abord de violents maux d'estomac : il ne pouvait rien manger et vomissait tout ce qu'il
absorbait. Il cessa alors pendant dix jours de boire du vin et se
mit au lait. Comme son état s’améliorait, il recommença à prendre du vin : nouvelles douleurs. En même temps, la peau était très sensible, Au moindre frottement apparaissaient des vésicules qui éclataient aisément. Au fond, apparaissait une pigmentation sombre. Eparpillées sur tout le corps, se formaient aus$i de petites éruptions très irritables, semblables à dés pustules d’acné. La peau cependant devenait plus sombre, particulièrement à la partie inférieure des cuisses et aux genoux. À la marche, douleurs très vives au pied, et, deux semaines plus tard, apparition des premiers hyperkératoses au talon et aux mains, mais à un degré moindre. Le malade parle aussi «de la sensation de pied mort à la partie antérieure ». Mêmes symptômes larmoyants.
Sensibilité abolie seulement dans les parties fortement indurées.
Cet homme n’avait jamais été malade jusqu’à ce jour :
Anémie marquée .
Globules rouges, 70 p. 100; Erythrocytes, 2,46; Légère lymphocytose.
Thérapeutique. — Bains chauds de solution acide borique.
Frictions avec acide salicylique.
Injections intraveineuses (au nombre de 3) de calcium.
La thérapeutique fut continuée par voie buccale.
Aux premiers jours de notre traitement, les symptômes se montrèrent très opiniâtres. Dès le douzième jour, recrudescence de
suit à